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Olympic Glory : le signe des temps

25/09/2018 - Zoom sur
 Remarqué par son coup de trois le week-end dernier à Mont-de-Marsan, Dax et Craon, Olympic Glory aligne donc les vainqueurs comme attendu de sa part après que ce quadruple gagnant de Gr.1 ait marqué un tournant symbolique dans l'évolution du parc étalon français lors de son installation au Haras de Bouquetot en 2015.


Olympic Glory au paddock (photos Z. Lupa)

 

 Pendant si longtemps, les juments françaises ont pris par centaine la direction de l'Angleterre et surtout de l'irlande en quête d'étalons de l'élite commerciale qu'il n'était pas possible de trouver sur le territoire national. On a tant entendu parler de la faiblesse du parc étalon français face aux paradis verts impossibles à concurrencer. Aujourd'hui, les choses ont changé et on voit même de nombreuses juments britanniques traverser la Manche dans le sens inverse ! Ce mouvement s'est opéré en seulement quelques saisons et l'année de la bascule fut 2015, au moment de l'installation en France d'Olympic Glory

 

 

En effet, l'arrivée en Normandie de cette grande vedette des pistes européennes, quadruple gagnant de Gr.1 à 2, 3 et 4 ans, directement pour débuter en France a été un choc psychologique car une grande première dans l'hexagone. Les éleveurs français voyaient toujours filer les chevaux de ce calibre pour commencer leur carrière d'étalon Outre-Manche, et n'espéraient même pas qu'un anglais d'un tel prestige puisse débarquer d'emblée. Mais à la faveur du développement du Haras du Bouquetot par les très francophiles qataris d'Al Shaqab Racing, la Normandie a rentré Olympic Glory mais aussi la star internationale Trêve. Tout cela dans la foulée de la sortie d'Avenir Certain dans la première génération de Le Havre et d'avènement de Siyouni dans une stature internationale, l'élevage français est devenu "the place to be !"

 

 

L'arrivée d'Olympic Glory avait de quoi impressionner. Unique fils du champion australien Choisir en France, il avait été jugé très précoce dès son plus jeune âge puisque sélectionné à la Premier Sale de Doncaster, où il a été acquis £ 65.000 par Peter et Ross Doyle. Placé chez Richard Hannon, il a confirmé cette prérogative en gagnant 2 Gr.2 en Angleterre avant de s'imposer dans le Prix Jean-Luc Lagardère (Gr.1) pour sa 1ère tentative en France. Encore meilleur à 3 ans, il gagne pour sa rentrée les Greenham Stakes puis termine 2ème du Prix Jacques le Marois (Gr.1), revenant une foulée trop tard sur la gagnante Moonlight Cloud mais en battant Intello. Dauphin de Maxios dans le Prix du Moulin de Longchamp, il fait ensuite une démonstration dans les Queen Elizbeth II Stakes (Gr.1) d'Ascot. Bien heureusement, Olympic Glory reste à l'entraînement à 4 ans. Vainqueur pour sa rentrée des Lockinge Stakes (Gr.1), puis 3ème du Prix Jacques le Marois de Kingman, il réussit des adieux mémorables dans le Prix de la Forêt (Gr.1). Devenu un spécialiste des courses d'attente, il donne des sueurs froides à ses preneurs en rentrant bon dernier dans la ligne droite. Mais face à la mission presque impossible de dépasser 13 concurrents de haut vol, le partenaire de Frankie Dettori se transforme en héros de jeux vidéos et transperce le peloton pour s'imposer avec une grande aisance.

 

 

Logiquement, Olympic Glory a rencontré un grand succès populaire dès sa 1ère saison de monte, avec 167 juments saillies. D'ailleurs, il a toujours sailli plus de 100 juments par an depuis. Après que ses premiers yearlings se soient bien vendus en 2017 (jusqu'à 180.000 GNS en Angleterre et 170.000 € à Deauville), il fallait réussir le grand examen de la première génération de 2 ans en piste. Après une 1ère victoire en Italie le 1er mai, Olympic a sorti rapidement son 1er black type grâce à Mintd, 2ème de Listed en Irlande en juillet. Depuis, il aligne les lauréats et atteint aujourd'hui le score de 13 vainqueurs individuels de 17 courses différentes. En septembre, Olympic Glory s'est distingué avec Inde dans le Prix des Mélèzes à Longchamp, puis le solide Atronaut qui a aligné 2 victoires à une semaine d'intervalle en Angleterre. Mais le week-end du passage à l'automne, il a marqué les esprits avec ce fameux coup de trois avec Got Wind (Christophe Ferland) à Craon, Fantastic Glory (Antoine de Watrigant) à Dax et Duchess of Glory (Didier Guillemin) à Mont-de-Marsan. On sait la concurrence féroce chez les 2 ans du Sud-Ouest, donc sortir du lot n'en est que plus méritoire.

 


Got Wind à Craon

 

Pour la réputation du parc étalon français, il est évidemment souhaitable qu'un tel cheval obtienne le succès à travers sa production. Cest ainsi qu'on démarre un cercle vertueux qui incite les grands propriétaires à placer leurs champions en France, ce qui attire les juments de toute l'Europe, donc fait rentrer des devises et génèrer de l'activité pour tous les acteurs de l'industrie de l'élevage dans l'hexagone. C'est la théorie du ruissellement en version concrète et efficace !

 


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