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Speedo Boy : quand l'obstacle rattrape le plat

09/03/2017 - Focus divers
 Entraineur d'obstacle anglais bien connu en France, ancien assistant de François Doumen, Ian Williams a décroché en plat la 1e Listed parisienne de 2017 avec un élève du Haras de Grandcamp, Speedo Boy, un fils de Vision d'Etat qui est lui-même orienté aujourd'hui vers les obstacles.


Speedo Boy, vainqueur du Prix Maurice Caillault avec Aurélien Lemaître. (PHOTO APRH)

Installé avec 90 chevaux au nord ouest de l'Angleterre, à Birmingham, Ian Williams est si attaché à l'hexagone qu'il présente un onglet "racing in France" sur son site web (ianwilliamsracing.com) ! Il a été profondément marqué par son passage comme assistant chez François Doumen au début des années 90, à la grande époque des mousquetaires de la Marquise de Moratalla dont The Fellow, vainqueur de la Gold Cup de Cheltenham 1994. Lui qui avait fait ses 1e classes chez Jenny Pitman, la 1e grande femme entraineur en obstacle dans le monde, Ian Wiliams continue dans cette voie du saut, et a d'ailleurs remporté sa 1e victoire pendant le Festival de Cheltenham 2015. Pour autant, cela ne l'empêche pas d'avoir des chevaux de plat, y compris précoces. La preuve, il a remporté la 1e Listed du programme parisien de 2017 lors de la réunion du 9 mars 2017 à Fontainebleau, à l'occasion du Prix Maurice Caillault.

 

 

Ce vainqueur, Speedo Boy, a traversé la Manche dans les deux sens car il est né en Normandie au Haras de Grandcamp en 2014, où il a grandit chez Eric Lhermite et son fils Gaël Lhermite, qui est son coéleveur, avant d'être vendu 19.000 € à BBA Ireland en octobre 2015 à Deauville. Il provient de la souche très bien connu de Daniel Cherdo à Saint-Brieuc, celle qui descend de sa jument de base Safaroa, à l'origine de Kaldounévées tout d'abord puis Star des Evées, Joha, Le Ring, Katmandoune, Varévées, Magic Mambo. Daniel Cherdo avait vendu la mère de Speedo Boy, nommée Shamardanse, fille de Shamardal et Danse Bretonne (Exit to Nowhere), yearling à Deauville pour 58.000 € à Stéphane Wattel pour le compte de Maggie Bryant. Elle était alors présentée, en ce mois d'août 2008, par le Haras de Grandcamp. Après carrière valeureuse comprenant 2 succès, elle est réclamée par Helène Menessier, vétérinaire de Chantilly, pour 12.000 en octobre 2012. Mais elle ne recourra pas. Hélène Menessier s'en sort quand même bien car elle la revent en décembre à Deauville, présentée par le Haras de Maulepaire, pour la somme de 20.000 €. C'est alors le Haras de Grandcamp qui investit, à travers le courtier Hervé Bunel (Agence FIPS). La jument est saillie deux fois de suite à l'étalon maison Vision d'Etat, le champion de Jacques Détré, quadruple gagnant de Gr.1 chez Eric Libaud. Speedo Boy sera donc vendu 19.000 € tandis que son jeune frère, présenté yearling en novembre 2016, partira à 16.000 chez Alain Couétil. Shamardanse a eu ensuite un mâle de Tin Horse en 2016 avant d'être saillie par Zanzibari au printemps dernier.

 


Ian Williams.

Il est amusant de constater que si Speedo Boy est entrainé par un homme d'obstacle, son père est aussi orienté sur le saut actuellement. Ainsi, Vision d'Etat, père de De Bon Coeur (Prix Cambacérès 2016), est parti dans l'Allier au Haras de Tréban où il saillira évidemment de nombreuses juments d'obtacle en 2017. Notons toutefois qu'il faut bien se garder, comme en Angleterre ou en Irlande d'ailleurs, de tracer des frontières trop marquées entre les 2 disciplines. En effet, la spécificité de l'élevage français, qui fait sa force eu égard aux faibles moyens financiers dont il a toujours souffert par rapport à ses rivaux anglo-saxons ou américains, est justement sa polyvalence. D'ailleurs, à Tréban, Vision d'Etat prendra la place d'American Post, excellent et regretté étalon de plat.