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La course aux clochers : projet du 2e French point to point à Château-Gontier

29/09/2017 - Focus divers
 Enthousiasmée par la formidable expérience d'Emmanuel Clayeux dans l'Allier fin aout 2017, une quinzaine de socio-professionnels de l'ouest projette d'organiser un nouveau Point to Point à Château-Gontier en mai 2018. Le nom a déjà été trouvé : la course aux clochers !


En marche chez la course aux clochers !

 

Emmanuel Clayeux a offert au monde du galop français un grand bol d'air frais lorsqu'il a mis sur pied son 1e French Point to Point, sur le modèle de cet atypique circuit d'obstacle britannique, le samedi 26 août à Vaumas. Pour ce faire, il a du affronter l'Everest  directement par la face nord, sans cordage de secours. En effet, Emmanuel Clayeux a réalisé avec son équipe ce qu'il peut y avoir de plus difficile en terme d'organisation et de logistique.

Sans aucune expérience du genre, iil a fait une événement sportif, populaire et sportif avec tous les équipements, confort et strctures d'accueil nécessaires pour un large public et une journée complète du matin jusqu'à tard le soir, tout cela au milieu d'un champ dénué de toutes infrastructures ni même électricité, au fin fond de l'Allier sans aucun hôtel ni de restaurant dans les proches alentours. Bien sûr, Emmanuel Clayeux souhaitait, le soir de l'évenement, qu'il ne soit pas sans lendemain, mais que pour une prochaine édition, il ne se retrouve pas à reprendre l'ascension de l'Everest, même par la face sud.

 

Château-Gontier : le site idéal
 

Sur place, déjà, plusieurs entraineurs, propriétaires et éleveurs de l'ouest ont montré un réel enthousiasme et l'envie même, déclarée immédiatement par Eric Leray, de faire un french point to point dans l'ouest, plus précisement dans le Haut-Anjou. En effet, en tant que Président de la Société des Courses de Château-Gontier, l'entraineur de Senonnes s'étrangle de ne plus pouvoir organiser depuis l'an dernier ses courses mixtes qui rassemblent pourtant un vaste public chaque année depuis 1932 sur l'hippodrome de la Maroutière appartenant à la famille Walsh de Serrant, suite à une décision de la Fédération Nationale.

 


Le site de Château-Gontier

 

Egalement présent à Vaumas, et très sensible au sujet car il participe avec sa femme Cécile à l'organisation des courses de poneys pour leurs enfants, Nicolas Madamet a démontré sa volonté dans la foulée immédiate du Point du Point, le jour du Show AQPS Ouest au Lion d'Angers. Votre serviteur, Arnaud Poirier, a évidemment emboité le pas en proposant une date en mai, et une 1e réunion informelle a eu lieu chez Cécile et Nicolas Madamet mi-septembre.

 

Pourquoi le samedi 12 mai 2018 ?

 

Premièrement, une fois tout le monde d'accord sur le site, la date du samedi 12 mai a été retenue car elle se situe pendant le week-end de l'ascension, dans la foulée du fameux Anjou Loire Challenge, qui se disputera le jeudi 10 mai au Lion d'Angers, à 15 min de Château-Gontier. Le travail remarquable effectué par l'équipe du Lion, dans un esprit d'ouverture à un nouveau public, permet d'attirer une foule considérable qui remplit l'hippodrome. On arrive ainsi dans l'esprit d'un festival du Haut Anjou, comme ce qui fait le succès des courses britanniques. Il faudra même trouver une activité le vendredi (pourquoi pas une nocturne à Laval ou une réunion de trot à Meslay-de-Maine pour faire le trait d'union.

 

 
Le French Point To Point présente....la course aux clochers ! On dirait que le logo a été prévu pour !


De nombreuses idées ont été jetées d'emblée sur le papier, puis, le lundi 25 septembre, a eu lieu une visite du site de Château-Gontier, qui profite toujours d'un entretien si remarquable qu'il pourrait être rouvert du jour au lendemain. Ainsi, se sont réunis sur place Eric Leray, Nicolas et Cécile Madamet, Philippe Peltier et sa fille Camille Peltier, Laurent Viel, Pascal Journiac, Gilles Baratou, Guy et Liliane Denuault (dont le fils Maxime est aussi très impliqué à travers la Gentleman's League), Thibault Marlin, Anne-Lise Legorgeu et l'invité d'honneur Emmanuel Clayeux, qui avait fait le déplacement afin de livrer de nombreux éléments de son expérience.

Le site de Château-Gontier a été naturellement retenu car il coche toutes les cases. Libre actuellement mais bien équipé, il conserve néanmoins un aspect champêtre qui correspond à l'esprit d'un point to point. Car il ne s'agit évidemment de faire un événement qui ressemble trop à aux courses sur des hippodromes trop bétonnés. Notons que le parcours de cross sera redessiné par les entraineurs avec création de nouveaux obstacles, et que tout sera crée de toutes pièces pour les poneys.

Une grande partie des difficultés logistiques rencontrées par Emmanuel Clayeux n'existent pas sur ce site, le budget d'organisation, estimé à 45.000 € environ pour Vaumas qui a été couvert grâce aux sponsors, aux entrées et aux consommations sur place, sera nécessairement moindre en Anjou. Raison de plus pour mettre le paquet et sortir vraiment de l'ordinaire.

 

 

Ne pas tomber dans un double piège



Car il ne faut surtout pas tomber dans une certaine facilité, cela afin d'éviter 2 pièges. La région abrite déjà des petits hippodromes champêtres et populaires, comme Molières, Nuillé/Vicoin, Seiches/Loir, Segré, Jallais et d'autres encore. Ne pas faire quelque chose de complètement différent serait une faute morale et stratégique. En effet, quel intérêt de faire des nouvelles courses de province dans un contexte déjà bien loti mais cette fois sans allocation ? Aucun si ce n'est d'attirer dangeureusement l'attention des nombreux supporters des fermetures d'hippodromes et de réduction de courses de province. Ceux-ci sauteraient évidemment sur l'occasion pour procéder à de nouvelles vagues destructrices, avec cet argument offert sur un plateau d'argent : nul besoin de fournir de l'argent à ces ploucs de la campagne puisqu'ils savent très bien courir après les sponsors et faire leur fête entre eux sans allocation !

Et bien non, pour le 2e Point to Point, s'il a lieu, il faut innover et faire revenir sur l'hippodrome une très grande foule qui ne demande que cela pourvu qu'on lui propose un programme susceptible de lui plaire et de l'occuper pendant toute une journée. Qu'on arrête de lui faire payer au pris fort des bières dégueulasses et des micro sandwich sans beurre quand il en reste. Qu'on arrête de se foutre de la gueule du public et qu'on sache enfin lui dire qu'on s'occupe de lui. Et qu'on le prévienne à l'avance pour qu'il vienne en profiter !

 


Emmanuel Clayeux avec Pascal Journiac

 

Il faut dépasser les 10.000 spectacteurs

 

Car la présence de public est l'élément essentiel qui rend un événement digne d'intérêt et donc attire les propriétaires en quête de sensations...et de félicitations. Qui désire un joyau que personne ne regarde plus ? Un spectacle sans spectateurs est une spectacle mort. En France, on est passé du public à l'entre soi, et maintenant du désert car les socio professionnels disent qu'ils s'ennuient tellement aux courses qu'ils ne veulent plus se déplacer. Des courses sans public, donc sans propriétaires, sont des courses mortes. Voila ce qui arrive en France et ce contre quoi certaines personnes veulent se battre concrètement. Si ça marche, ce sera un choc salvateur et un espoir enfin retrouvé.


A Château-Gontier, dans l'ouest où la population est sensible par culture à la cause équiine, ou chacun a un cousin dans le monde des courses, on pourra démontrer qu'avec de la bonne volonté, de l'initiative et des idées aussi simples qu'efficaces, les caps de 5, 10 voire 15.000 personnes sont accessibles.

Pour cela, le comité qui commence à se créer avec une répartition des rôles qui se clarifie et surtout un mélange de génération, ne manque pas d'idées. Pêle-mêle, ont été cités les idées suivantes: 

  • 12 courses pour amateurs internationaux qui commencent dès le matin et se poursuivent jusqu'à la fin d'après-midi
  • Retour de la mixité : Obstacle, Plat mais aussi Trot amateurs
  • Courses de poneys, y compris pour des cavaliers des clubs hippiques alentours
  • Espace pique nique pour le midi, au milieu de l'ancien rond de présentation ombragé
  • Présence de jockeys et drivers vedettes avec séances de dédicaces.
  • Food trucks les plus divers
  • Des bars, des grands bars avec de la bière buvable et un bon petit vin d'Anjou. Et pas cher.
  • Musique ambulante pendant la journée avec le retour de Rutabaga !
  • Spectacle equestre entre les courses
  • Groupes de musique rock de jeunes en fin d'après-midi.
  • DJ pour la nuit.
  • Facebook live pour toute l'ambiance et diffusion des courses en direct
  • Grosse campagne de promotion web et facebook, twitter
  • Affichage et pannoteage à l'ancienne dans tous les villages du coin
  • Partenariat avec la presse et les radios locales : très important !
  • Tarif d'entrée forfaitaire par voiture à 10 € (ou 5 € pour les piétons)
  • Village exposant très ouvert sur le monde agricole
  • Artisans et fabricants régionaux
  • Présence de forains
  • Jeux pour les enfants, tours de poneys.
  • Vide grenier (ça pousse les gens à venir dès le matin...)

Les Puristes s'offusqueront d'une telle dispersion. Mais les plus grandes courses comme le Derby d'Epsom ont toujours été le prétexte à des foires sociales, et donc commerciales. Comme l'argent, le public n'a pas d'odeur. Et de toute façon, les catégories sociales savent très bien retrouver la place qui les intéresse pourvu qu'elles en aient le choix.

D'autres bonnes idées sortiront forcément des chapeaux dans les semaines à venir. Toutes les idées ne seront pas forcément mises en place d'emblée. Mais il est impossible de jouer petit bras ou de faire de l'eau tiède. Comme un joueur de tennis, Emmanuel Clayeux a lancé un service pour porter une balle jaune jusque là réputée trop lourde jusqu'en haut du filet. A l'ouest désormais de mettre le paquet pour la faire basculer et donc rebondir du bon côté. De toute façon, qu'est-ce qu'on risque à être bon ?