Aujourd'hui : Deauville
Vente d'Automne
Aujourd'hui : Kill
November Foal Sale 2018 Part 1
Kill - du 22/11/2018 au 23/11/2018
November Breeding Stock Sale 2018
Kill - le 24/11/2018
November Foal Sale 2018 Part 2
Newmarket - le 26/11/2018
December Yearling Sale
Newmarket - du 28/11/2018 au 01/12/2018
December Foal Sale
Newmarket - du 03/12/2018 au 06/12/2018
December Mare Sale
Maryland - le 04/12/2018
Midlantic Winter Mixed

Baby Foot, vu par son cavalier d’entraînement Rémi Fradet

13/02/2014 - Focus divers
La victoire de Baby Foot dans la première Listed de l’année en plat, le Prix de la Californie, est tout sauf une surprise pour Rémi Fradet. Le pilote de 28 ans, installé à Vitrolles en banlieue marseillaise, officie comme jockey et cavalier d’entraînement chez Frédéric Rossi. Il revient pour France Sire sur son expérience aux côtés du dernier prodige de la casaque Seroul.

Baby Foot sera un bon Roberto Carlos avec un ballon au sabot, selon Remi Fradet.

Rémi, quel souvenir gardez-vous de votre première rencontre avec Baby Foot ? 

« Je m’occupe de Baby Foot depuis qu’il est yearling. La première fois que je l’ai vu, il ne m’a pas particulièrement impressionné. Il est bien fait mais c’est un petit modèle physiquement. Par contre, une fois en action, je me suis rendu compte qu’il sortait de l’ordinaire. Son arrière-main est vraiment puissante et il a un changement de vitesse redoutable ».
 
S’il était footballeur, Baby Foot serait quel type de joueur ?
 
« Ce ne serait sûrement pas un attaquant car depuis ses débuts, il exècre les courses en avant. Baby Foot, c’est un attentiste. Il aime courir derrière les autres chevaux pour mieux déposer ses rivaux dans les derniers hectomètres. Je dirais qu’il a le profil d’un Roberto Carlos, un défenseur qui aime marquer des buts ».
 

En parlant de buts, Baby Foot a fait plutôt fort jusqu’à présent…

 
« C’est certain, il a un goût prononcé pour la victoire… Il a déjà 4 succès à son actif en 6 tentatives et est invaincu sur la psf cagnoise. Baby Foot a vraiment beaucoup de style. Au baby foot, il ne serait pas du genre à « faire des bandes » ou à tenter des « lobs ». Au contraire, en bon marseillais d’adoption, il va droit au but et frappe vite et fort. C’est un adepte de la « gamelle » ou du bon vieux « pointard » si vous préférez
 
Baby Foot n’a connu la défaite qu’à deux reprises. Comment analysez-vous sa 2e place à Deauville et sa 6e place dans le Prix Jean-Luc Lagardère ?
 
« Il n’a pas à rougir de sa 2e place dans la Listed deauvillaise car il a été battu ce jour-là par un cheval exceptionnel, Ectot, qui a remporté le Critérium international en fin d’année. Je trouve d’ailleurs qu’il l’a bien poussé dans ses retranchements. Quant à sa 6e place le jour de l’Arc, Baby Foot a montré ses limites en terrain trop souple, son tendon d’Achille, mais sa course n’est pas si mauvaise. Et puis il disputait son 1e Groupe I face à l’élite des flyers de 2 ans ».
 
Comment s’est déroulé son hiver ?
 
« Après le Prix Jean-Luc Lagardère, il était moins bien physiquement et Frédéric (Rossi) a décidé de le laisser souffler. Il a rechargé ses batteries, a gagné en amplitude dans son action et a même pris du cadre malgré son petit gabarit. Niveau caractère, Baby Foot s’est même assagi. Bon attention…ça reste un coquin et il est toujours aussi joueur le matin mais je le trouve plus appliqué à 3 ans ». 
 
 
Qu’est-ce que l’on peut souhaiter à Baby Foot cette saison ?
 
« Qu’il aille le plus loin possible…et qu’il continue à marquer plein de buts ! Maintenant que Frédéric sait qu’il n’aime pas les terrains lourds et qu’il est à son avantage sur le mile, il va pouvoir établir son programme en toute sérénité. Si la météo n’est pas capricieuse, vous devriez le revoir dans le Prix de Fontainebleau, le 13 avril à Longchamp avec, qui sait, un premier succès de Groupe à la clé ! ».