Aujourd'hui : Deauville
Vente d'Automne
Aujourd'hui : Kill
November Foal Sale 2018 Part 1
Kill - du 22/11/2018 au 23/11/2018
November Breeding Stock Sale 2018
Kill - le 24/11/2018
November Foal Sale 2018 Part 2
Newmarket - le 26/11/2018
December Yearling Sale
Newmarket - du 28/11/2018 au 01/12/2018
December Foal Sale
Newmarket - du 03/12/2018 au 06/12/2018
December Mare Sale
Maryland - le 04/12/2018
Midlantic Winter Mixed

Calvin Williams, comme le nom de la mère l’indique

13/02/2014 - Focus divers
Fils de Carlotamix et de Quellaffaire, Calvin Williams rend hommage au patronyme de sa mère en ne cessant de briller après avoir été acquis à réclamer en septembre 2012 par Elie Lellouche et ses associés. Depuis dimanche, il est vainqueur de Listed !

Calvin Williams, monté par Anthony Crastus, fait briller le nom de son père Carlotamix à Cagnes/Mer. (photos APRH)

 

Un gris qui a de la classe

L’ex-pensionnaire du Haras d’Ayguemorte Carlotamix, aujourd’hui installé en Irlande après d’excellents débuts marqués notamment par Gémix (Grande Course de Haies d’Auteuil 2013), s’illustre à nouveau par le truchement de son fils Calvin Williams, vainqueur dimanche dernier du Grand Prix de la Riviera-Côte d’Azur à Cagnes. Dénigré en France, Carlotamix introduit le sand de Linamix dans la Verte Erin, sachant que le chef de race français y est presque absent. Très à l’aise sur le sable fibré, l’élève de Michel Chartier l’est tout aussi sur le gazon, surface sur laquelle il a aussi gagné en terrain collant à Deauville en octobre 2012. Portant le nom d’un ancien membre du groupe « Golden Gate Quartet » mais aussi celui d’un footballeur américain qui, par essence, affiche un physique de déménageur, Calvin Williams est lui plutôt élégant dans son modèle, genre danseur étoile, n’exhibant pas ses biscoteaux de façon ostentatoire contrairement à son homonyme survitaminé. En digne fils de son père et de son grand-père paternel Linamix, le 4 ans d’Elie Lellouche arbore une belle robe grise en même temps qu’une carte de visite de plus en plus reluisante.

 

De mieux en mieux

 

Au diapason de la période olympique que nous vivons, Calvin Williams représente bien la maxime des anneaux : toujours plus haut, plus vite, plus fort…ou dans un ordre différent, à vous de choisir. Sérieux depuis ses débuts qui ont eu pour théâtre l’hippodrome de Vichy en juillet 2012, Calvin Williams ouvre son palmarès pour sa 3e sortie publique à Maisons-Laffitte, représentant alors encore les couleurs de son éleveur Michel Chartier dans un réclamer « car les vétérinaires nous avaient vivement conseillé de nous en débarrasser parce qu’il aurait souffert du dos » précise son premier propriétaire. En vente pour le prix de base de 13 000 €, le poulain séduit alors l’équipe Jean-André Zay - Georges Benmussa - Elie Lellouche qui met la barre haute, à 20 000 €. C’est assez pour décrocher la timbale et le poulain quitte les boxes montois de Xavier Thomas-Demeaulte pour rejoindre Chantilly. L’achat est très vite rentabilisé puisque Calvin Williams gagne deux courses à trois mois d’intervalle et arrive sur le Prix de la Californie avec de belles ambitions. Seulement 4e, le fils de Carlotamix laisse un petit goût d’inachevé que son entraîneur digère pour d’autant mieux préparer l’avenir. Honnête 6e sans plus du Prix Djebel à Maisons-Laffitte, Calvin Williams est sur le banc de touche à la belle saison avant de revenir sur le terrain de ses exploits préférés cet hiver : Chantilly en rampe de lancement vers Cagnes-sur-Mer où il affiche ce meeting une carte vierge de défaite : 2 courses, 2 victoires. Depuis son acquisition à réclamer, Calvin Williams a en fait rapporté 190 000 € à ses propriétaires, primes comprises. Bel achat, n’est-ce pas ? Quelle affaire !

Calvin Williams est entrainé par Elie Lellouche, qui connaît une forme réussite alors qu'il dispute son 1e meeting de Cagnes.

 

 

Issu de Quellaffaire

 

Calvin Williams est né dans le Maine-et-Loire en avril 2010 pour le compte de Michel Chartier. Sa mère Quellaffaire, passée sous le feu des enchères à deux reprises sans que personne ne l’achète pour 10 000 € yearling, puis pour 11 000 € à 2 ans, a été élevée par M. et Mme Capellot et Frémiot (Haras d'Ayguemorte) en Gironde.  Elle a été achetée par l’agent (entre autres casquettes hippiques) à l’amiable, pour des raisons bien précises : « Je recherchais du sang de Solicitor que j’aimais particulièrement en tant que cheval de course et qui fait partie d’une génération exceptionnelle dans notre région avec les In The Mood et Un Soleil. Il est le père de la mère de Quellaffaire. »

Cette fille de Chargé d’Affaires (père de Lacarolina, étalon presque stérile mais diablement qualiteux) ne parviendra pas à ouvrir son palmarès en 11 tentatives sous les couleurs de Michel Chartier. Son meilleur classement, elle l’obtint pour sa dernière sortie publique, avec une 2e place à Saint-Jean- de-Monts. Dirigée vers le haras, elle donna une gagnante dès son premier produit, Santa Pola (par Carlotamix), lauréate seulement à Savenay, « pouliche correcte » mais sujette à de sérieux problèmes de genoux qui l’ont conduite au pré. Quellaffaire donna donc ensuite Calvin Williams puis un dénommé Thomas Crown (par Hurricane Cat). Appelé ainsi en référence à « L’Affaire Thomas Crown » (et oui, ça cogite pas mal…), « le poulain a dû être castré mais a montré quelques moyens à Thierry Lemer ». Puis il y a une pouliche aujourd’hui âgée de 2 ans et confiée à Jean-Claude Rouget (doit-on y voir un signe ?). Ces prochains jours, Quellaffaire mettra bas d’un produit par No Risk At All et est promise à No Risk At All. Que de dossiers en cours…