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Attention à Mind That Boy, débutant aux ambitions classiques

21/02/2015 - Focus divers
Mind That Boy a beaucoup impressionné lors de sa victoire en débutant le vendredi 20 février à Chantilly pour l'entrainement de Yan Durepaire et la casaque d'Anthony Forde. Acheté 30.000 € à l'amiable par MAB Agency à Deauville, le fils d'Acclamation élevé par Serge Boucheron est issu d'une souche américaine développée par le couple Haisfield, composée d'un promotteur de station de ski et d'une ceinture noire de Karaté...Par Xavier Bougon.

Monté par Stéphane Pasquier, Mind That Boy gagne "en tirant" dessus en débutant à Chantilly (photo APRH)

La première Listed de l’année 2015, le Prix de la Californie, n’avait pas échappé à un élève de François Rohaut, Growing Glory (Orpen) issu des ventes d’Osarus pour le compte d’Anthony Forde (Safsaf Canarias) par le biais de la MAB Agency pour 30.000 €.

Le 20 février à Chantilly, un autre représentant du sud-ouest, Mind That Boy, à l’entrainement chez Yan Durepaire, a fait triompher les couleurs de l’Ecurie Pandora Racing (Anthony Forde). Inédit, il a relégué son second, qui avait déjà couru, à sept longueurs sur les 1.600 mètres de la fibré. L’avenir est prometteur d’autant que son entourage n’avait pas hésité avant-hier à l’engager dans la Poule d’Essai des Poulains (son seul engagement classique).
 
Il est issu donc des ventes de yearlings de Deauville. Présenté par le Haras du Mézeray pour Serge Boucheron, le fils d’Acclamation, Mind That Boy, a été acheté à l’amiable lors de la session d’août pour 30.000 €, à nouveau par la MAB (voir le pédigrée)
 
Sa grande sœur, née en 2011 (premier produit de sa mère), Mind That Girl (Ad Valorem), présentée par le Haras des Sablonnets, avait été achetée lors de la session d’octobre par MAB, toujours et encore pour le compte de Pandora, pour 8.000 €. Elle s’est imposée deux fois à 2 ans à Vichy à 15 jours d’intervalle, puis avait dû s’incliner face à Crisolles dans la Coupe des Pouliches de Toulouse sous la coupe de Yan Durepaire. A 3ans, elle n’a fait qu’une seule apparition à Madrid lors de la Poule d’Essai dans laquelle elle prenait le second accessit. Depuis, elle a été exportée au Maroc fin 2013.
 
 
Sous chapeau, Marc-Antoine Berghracht (MAB Agency) tandis que Yan Durepaire (en écharpe) tient Mind That Boy.
 
 
Son petit frère de 2013, nommé depuis Rock of The Moon (Rock of Gibraltar) a foulé le ring de Deauville lors de la session d’octobre et l’a quitté pour 30.000 €, un achat signé Hervé Bunel (Fips) pour le compte de Jean-François Gribomont. Il est à l’entrainement chez Jean-Claude Rouget. Leur mère, Pegase Hurry, vient de pouliner, le 7 février dernier, d’un fils d’Acclamation et elle est promise à Siyouni.
 
Notes :
 
  • La casaque des deux entités d’Anthony Forde ne diffèrent que par le dispositif de la toque (jaune pour Safsaf, jaune, étoiles bleues pour Pandora).
     
  • Pour l’anecdote, Serge Boucheron est aussi « client » chez Marc-Antoine Berghgracht qui lui avait acheté, en décembre 2008, pour 72.000 Guinées une fille de Seeking The Gold, Sun Bittern, pleine de Pivotal. Elle mettra au monde, deux ans plus tard, à un certain Signs of Blessing (Invincible Spirit) acheté yearling à Deauville par Anthony Forde pour 102.000 €. Il est l’un des meilleurs sprinteurs de l’an dernier (Goldene Peitsche, Prix Sigy, Critérium de Vitesse à 2 ans, 2e Prix de Saint-Georges et 3e Prix de Ris-Orangis).
 
Leur mère, un achat américain, la même famille que Growing Glory
 
Leur mère née en 2006, Pegase Hurry (Fusaichi Pegasus), est arrivée de Keeneland suite à son achat yearling pour $ 145.000. Le bon était signé Royal Amber Ltd. Sous les couleurs de Serge Boucheron et l’entrainement de Jean-Claude Rouget, elle s’était imposée à Pau en décembre de ses 2 ans sur la piste en sable, mais avait, ensuite, un peu déçu son entourage.
Sa mère, Big Hurry (Red Ransom) à l’entrainement en Angleterre chez Roger Charlton n’avait couru qu’une seule fois après son achat à Keeneland pour $ 260.000. La sœur de Big Hurry, Warrior Queen (Quiet American), avait été vendue à 5 ans, pleine d’AP Indy, $ 2.000.000. Le foal s’appellera A P Warrior qui, après sa carrière sur la piste, a pris ses quartiers comme étalon à Stonewall Farm dans le Kentucky. La 3e mère de Pegase Hurry n’est autre que la canadienne Ocean’s Answer, qui également celle de Growing Glory ! C'est donc la souche de Green Tune, Ecoute, Pas de Réponse, Snowday qui a fait flores dans l'élevage Wertheimer.
 
 
Le couple formé par Richard et Audrey Haisflied, typiquement américain, a développé la souche de Mind That Boy à Stonewall Farm dans le Kentucky, revendu après la faillite...
 
 
Stonewall Farm, à Versailles
 
Pegase Hurry est née et élevée dans le Kentucky à Stonewall Farm, un haras (sur la Midway Road près de Versailles) propriété des époux Haisfield (Richard et Audrey).
 
Implanté depuis le 19e siècle dans le Kentucky, le haras avait été ainsi nommé par l’irlandais John Kearney qui avait construit en 1863, pendant la guerre civile, un mur de pierre autour du domaine.
Les décennies ont défilé, les propriétaires également.....Le dernier, Edward King Gaylord II s’en était rendu acquéreur en 2001 et l’avait renommé Gaillardia Farm, c’est sous ce nom que les époux Haisfield l’ont acheté en 2004 pour $ 4.5 M. Ils s’empresseront de le débaptiser pour le renommer Never Tell Farm. Quelques mois après, le haras reprendra son nom d’origine.
 
Richard Haisfield est un homme d’affaires impliqué dans le développement immobilier haut de gamme sur certains sites, tels qu’Aspen (la station des sports d’hiver du Colorado) ou Middleburg en Virginie. En 2005, il rénove un quartier historique de Versailles appelé Thoroughbred Square. Audrey, qui est, par ailleurs, ceinture noire de karaté, exploitait un haras dans la Santa Ynez Valley (Californie) internationalement reconnu pour son élevage de la race chevaline, Paso Peruvian. Santa Ynez est à lieu à part sur les hauteurs de Santa Barbara, où se mêlent certains des plus grands vignobles américains et la production de la bière Firestone, dans un cadre de pur western, avec de grands haras de pur-sang tels Magali Farm (voir le reportage), tout cela autour d'un étrange village danois nommé Solvang.
 
Après les Paso Peruvian, Audrey Haisfield décide d’élever des pur-sang. Dans les premiers temps, tout marche sur des roulettes avec des achats d’étalons, tels que Medaglia d’Oro, Leroidesanimaux, Marquetry ou Lawyer Ron et même une part d’AP Indy. Tout ce beau monde, y compris leur élève AP Warrior, fera la monte à Stonewall Farm dans le Kentucky. Mais en 2010, le haras est déclaré en faillite et, en novembre, 66 chevaux sont à vendre sur le ring de Keeneland. Certains des étalons prennent le chemin de haras voisins.
Finalement le haras est vendu en septembre 2013, après avoir été sur le marché pendant de longs mois, à José-Luis Espinoza pour $ 7.5 M. Le fils des époux Haisfield, Marc, achète une station d’étalons en Floride, nommée Hallmarc Stallions à Ocala.

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