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Election 2019 : Alliance Galop : Nelly de la Guillonnière et Jacques Cyprès : « Le statu quo est notre principal adversaire"

08/11/2019 - Découvertes
 Fameux éleveurs d'AQPS du Centre et de l'Ouest, n°1 et 2 de la liste éleveurs d'Alliance Galop, Jacques Cyprès et Nelly de la Guillonnière livrent des points de vue originaux sur l'avenir des courses de chevaux, dans la perspective des élections de France Galop qui sont en cours. Par ailleurs, ce mouvement nouveau livre son programme détaillé ci-dessous. Très instructif
 
 
 
COMMUNIQUE D'ALLIANCE GALOp :
 
Nelly de la Guillonnière dirige avec son mari Pierre le Haras de la Rousselière, dans le Maine-et-Loire, depuis le début des années 80. Elle forme avec Jacques Cyprès la figure de proue de notre liste chez les éleveurs. Son engagement témoigne de l’implication de tous dans notre projet, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, petits et grands, de l’Ouest comme du Centre-Est, de Normandie et de la Région parisienne, du Sud-Ouest et de tout le pays, avec ou sans sol… Nos candidats représentent toutes les facettes du monde des courses et de l’élevage.
 
Ils s’entendent sur UN PROJET PRAGMATIQUE, RÉFLÉCHI ET DE BON SENS.
 
Alliance Galop, ce sont surtout des candidats qui ne cherchent pas à gagner un titre ou une gloire personnelle. Nous voulons en revanche représenter les membres de France Galop auprès des plus hautes instances, porter la voix des actifs, de ceux qui sont sur le terrain tous les jours, de ceux qui investissent pour leur passion et faire en sorte que nos idées soient mises en pratique utilement pour le bien de toute la communauté.
 
Nos seuls adversaires sont ceux qui défendent un statu quo délétère.
 
Chacun son métier, chacun son rôle, pourvu que nous allions tous dans le même sens : si nous travaillons ensemble et intelligemment pour élaborer un projet d’avenir, il nous sera plus facile de le faire mettre en œuvre et de veiller à ce que cela soit fait dans les meilleures conditions, avec les meilleures compétences.
 
Le programme d’Alliance
 
Le programme d’Alliance Galop
 
UNE DYNAMIQUE FAVORABLE
À TOUT LE GALOP FRANÇAIS
 
L’équilibre 2/3-1/3 a créé un cercle vertueux : ne le brisons pas
 
Nous demandons que le principe de répartition des ressources aux deux tiers pour le plat et au tiers pour l’obstacle soit inscrit dans les statuts de France Galop.
Cette répartition profite à tout le galop français : l’élevage et la formation français de sauteurs donnent des résultats et exportent avec succès.
Aujourd’hui, l’élevage français à vocation obstacle est un des meilleurs au monde. C’est aussi un élevage et des acteurs presque exclusivement domestiques : l’argent reste en France.
Cet équilibre n’est pas nuisible au plat car les gains moyens d’un cheval de plat, y compris ceux qui n’ont pas droit à la prime, s’élevaient à 18,1k€ en 2018, contre 16,1k€ en obstacle.
 
Sortons des analyses à court terme
 
Les analystes du PMU et de France Galop sont sans doute animés par de bonnes intentions, mais ils doivent sortir d’une logique purement statistique, comprendre le contexte, considérer l’environnement.
Le bénéfice que tire toute l’institution du galop de l’élevage et des courses d’obstacle dépasse leur seule contribution aux chiffres du pari mutuel.
L’Obstacle crée de l’investissement, de l’emploi et des ressources. C’est une réussite et l’institution n’a rien à gagner à souhaiter son escamotage sur des considérations à court terme.
D’autres solutions existent pour dynamiser les enjeux que la suppression pure et simple des courses pour défaut de partants. Cette « course aux partants » aboutit aussi à la disparition du circuit de sélection tout entier !
Il faut faire preuve d’imagination et d’initiative pour animer, jour après jour, le programme soumis aux parieurs.
 
 
 
 
 
LES PROPRIÉTAIRES SONT LA CLÉ DE LA RELANCE
 
Les propriétaires sont nos ambassadeurs
 
Aujourd’hui comme hier, c’est le parrainage qui a créé le plus de vocations de propriétaires de chevaux de course.
Les hippodromes et les centres d’entraînement doivent devenir leur jardin. Un accueil de qualité sur les sites, la mise à disposition d’espaces réceptifs bien entretenus et équipés peut stimuler les conversions.
 
Valoriser les grandes réunions régionales
 
Les courses doivent rester une fête ! Les grandes réunions régionales valorisent les acteurs locaux auprès du public et des pouvoirs publics, vis-à-vis de leur entourage et de leur réseau. C’est dans ces cadres-là que l’on fait des convertis. Soyons fiers de nos victoires et partageons-les ! Toutes les instances des courses, doivent favoriser les grandes rencontres, à commencer par le PMU.
 
Encourager l’élevage, notre plus bel atout
 
L’élevage est l’activité centrale du galop. Tout doit être mis en œuvre pour encourager -et non contraindre- les propriétaires à s’engager sur cette voie. Parallèlement, les éleveurs doivent pouvoir plus facilement faire courir leurs propres chevaux.
L’élevage est aussi une activité extensive, durable et écologique, la plus à même de convaincre les amoureux des animaux, et la plus engageante auprès de l’opinion publique. Tout ce qui peut être favorable à l’implication dans l’élevage doit ainsi être encouragé.
Parallèlement, cette activité est susceptible de faciliter l’assujettissement à la TVA et la déduction d’une partie des charges.
Il faut aussi ouvrir la porte à de nouveaux associés pour éviter de se retrouver dans la situation du trot, autarcique, où tout le monde vit exclusivement des encouragements. Le succès se partage.
 
 
LES PRIORITÉS DANS LES ENCOURAGEMENTS
 
La politique des encouragements dépend d’un choix stratégique
 
Ne rouvrons pas le débat tous les ans ! Une réflexion stratégique sur nos objectifs doit aboutir à une répartition des encouragements pérenne. Adaptons ensuite de façon linéaire le niveau des prix de courses selon les ressources annuelles, pas les taux des primes.
 
Favoriser l’élevage français dans le circuit de sélection
 
Baisser le nominal des courses de Groupe et des Listed en plat, et augmenter le taux des primes aux propriétaires dans ces mêmes courses, de façon à ce que l’entourage des chevaux élevés en France gagne autant qu’aujourd’hui.
Aujourd’hui, un quart des concurrents de ce circuit sont entraînés à l’étranger. Leurs gains dépassent les 42% des prix de course et 11% des primes aux propriétaires. C’est le contraire sur le reste du programme (9% des partants, seulement 7% des gains et 5,4% des primes).
La pérennité de notre financement dépendra de plus en plus de l’attractivité internationale de nos courses, car plus les courses sont belles, plus les parieurs et les propriétaires étrangers seront tentés de les suivre.
Il faut inciter les propriétaires internationaux à jouer le jeu de l’élevage français, et développer les créneaux de vitesse et de tenue, plus abordables et populaires, pour éviter de devoir affronter les écuries-mammouths sur leur terrain de prédilection.
 
Rétablir les primes aux éleveurs pour les chevaux d’âge
 
Nous voulons que la prime aux éleveurs soit versée quel que soit l’âge des chevaux. Cette enveloppe doit être considérée comme prioritaire dans les encouragements. Le manque à gagner des restrictions liées à l’âge des chevaux mise en place en 2018 représente environ 3 millions d’euros (montant des primes distribuées en 2017 sur les tranches d’âge concernées), dont 2,7 millions en plat et 300k€ en obstacle. Des mécanismes budgétaires d’encouragement à l’élevage français peuvent être enclenchés pour financer cette réaffectation.
 
La TVA à 10% pour les produits de l’élevage
 
Les poulains vendus par leurs éleveurs avant l’âge de 3ans ressortent de la production agricole et à ce titre, ils doivent être soumis à une TVA à taux réduit de 10%. C’est une façon juste et efficace d’encourager les acheteurs français à investir dans l’élevage.
 
 
LA GOUVERNANCE DE FRANCE GALOP
 
Rapprochement Trot/Galop : oui, mais…
 
Beaucoup de nos soutiens sont très liés avec le monde du trot, et nous nous en félicitions, mais il faut reconnaître à chacun ses mérites et ses particularités. Cependant, si l’obstacle rencontre une opposition à l’intérieur du galop, qu’en serait-il si le galop tout entier fusionnait avec le trot ?
Le modèle économique des trois disciplines suppose des approches différentes. Tous les mariages forcés ne sont pas des mariages de raison !
Nous sommes favorables au partage des moyens d’administration et de production, et même des sièges sociaux, mais pas à une structure exécutive supplémentaire qui risquerait d’éloigner encore le siège du pouvoir du terrain, et aboutirait à confier le pouvoir aux technocrates.
 
Les sociétés-mères doivent organiser leur représentation officielle
 
L’État ne réclame pas un seul corps, il réclame une seule voix.
Les sociétés-mères ont préféré laisser au PMU le soin de les représenter auprès des pouvoirs publics plutôt que de s’entendre. Or c’est à elles de porter une seule parole devant les Tutelles. Désignons un seul interlocuteur pour représenter nos intérêts devant les pouvoirs publics et négocier alors que la Française des Jeux va être privatisée, ce qui risque de bouleverser les équilibres dont nous dépendons…
 
Formulons des revendications claires
 
Pour affronter la concurrence de la Française des Jeux et des paris sportifs, nous avons besoin de plus de souplesse et de liberté. Négocions un nouveau deal avec l’État, un environnement réglementaire, juridique et fiscal (TVA, concurrence, courses européennes, fiscalité, règlement des paris, etc.) qui nous permette de refinancer notre modèle rapidement et pour longtemps.
 
L’obstacle doit être représenté dans le Conseil d’administration
 
Compte tenu du rôle important qu’il joue dans le galop français, l’obstacle doit pouvoir intervenir davantage sur les décisions qui le touchent. Nous demandons donc à ce que, selon le principe des 2/3-1/3, au moins quatre représentants de l’Obstacle soient élus au Conseil d’administration de France Galop.
 
 
L’ORGANISATION DES COURSES ET DU PROGRAMME
 
Simplifions les instances régionales
 
Les duplications d’instances régionales allongent les débats et la mise en œuvre des décisions, alourdissent les charges et nuisent à la productivité des sociétés.
Il est nécessaire de nous désolidariser de la structure voulue par le Trot, dont le modèle d’organisation est différent.
La Fédération Nationale doit prendre le contrôle des programmes et des encouragements sur l’ensemble du territoire, tandis que l’organisation au jour le jour des réunions doit se faire à l’échelon local et régional, sans structure intermédiaire.
 
Un programme véritablement national
 
Le programme doit être centralisé et coordonné pour distribuer convenablement les rôles, pourvu que les représentations soient fortes et gardent pour objectif l’intérêt général.
La grande majorité de nos candidats sont Provinciaux et attachés à ce circuit, à sa prospérité et à sa pérennité. Nous pensons qu’une certaine centralisation est nécessaire pour rationaliser le fonctionnement de l’ensemble.
 
Favoriser le rapprochement des sociétés de courses
 
La richesse de la carte de France des hippodromes est un atout, et il faut le préserver, mais il faut tenter de réunir les sociétés de courses à l’échelle locale pour favoriser les synergies et les économies de gestion. Nous proposons d’encourager ces rapprochements par le biais d’une meilleure rétribution et une distribution favorable des réunions Premiums organisées par des sociétés regroupant et pilotant plusieurs sites.
 
Décalons le calendrier des courses d’obstacle
 
L’organisation des courses d’obstacle en été dans certaines régions devient très difficile en raison de la sécheresse persistante. Nous prônons un décalage vers le début et la fin d’année d’une grande partie de ce programme, y compris à Auteuil, pour permettre un meilleur entretien des pistes.
 
Les programmes des hippodromes côtiers, qui souffrent moins des températures extrêmes et suscitent l’intérêt des estivants, sont aussi importants, mais tous doivent dépendre d’un programme national.
En outre, une politique globale d’arrosage doit être mise en place pour éviter de trop grandes disparités d’un site à l’autre.
 
Deux échelles pour les handicaps de plat selon les surfaces
 
Il a été établi par la British HorseracingAuthority qu’environ 8% des chevaux réalisaient des valeurs radicalement différentes selon qu’ils courent sur gazon et sur PSF. Ils ont donc deux valeurs pour les handicaps en Grande-Bretagne.
Cela nous semble devoir être le cas quand l’occasion se présente en France.
 
Des courses à réclamer pour toutes les catégories
 
Les handicaps sont nombreux et fortement dotés. Ils jouent un rôle dans le, programme mais nous souhaitons tester une offre de courses à réclamer à des taux couvrant toutes les valeurs, de 3 000 à 100 000 €. Les propriétaires établissent ainsi eux-mêmes la valeur à laquelle leurs chevaux doivent courir, ce qui est plus transparent.
Il faut aussi étudier la possibilité de réajuster le poids porté par un cheval dans un handicap à l’aide d’une option à réclamer à la disponibilité des propriétaires.
 
Adapter en amont les conditions de courses aux effectifs
 
Nous devons accorder plus de moyens humains et informatiques pour travailler de façon approfondie sur les programmes et notamment référencer les effectifs des générations à venir deux ans à l’avance, la répartition selon le sexe et la vocation (profil génétique obstacle ou plat), afin d’établir un programme cohérent.
 
 
LE PMU ET LES PARIS
 
Des solutions pour mettre les paris au service des courses plutôt que les courses au secours des paris
 
Il faut remettre l’église au milieu du village : c’est-à-dire les courses avant les paris. France Galop doit promouvoir l’hippisme en France. Le PMU est un des outils à sa disposition, de la même façon que les JeuXdi, une réussite qui doit in fine profiter à cette promotion.
France Galop exécute les directives du PMU sans lui demander de s’adapter aux spécificités de son programme, ni de promouvoir ses courses. Elle n’a d’autre projet que le financement de son fonctionnement.
Un plan d’économies et un retour sur soi ne constituent pas un programme de relance.
Le PMU doit être plus souple, plus entreprenant, et s’obliger à investir réellement le marché en ligne (le seul levier de croissance pour l’avenir, y compris en sport), l’export de nos courses et la généralisation du mutuel à toutes les activités (y compris le sportif).
 
Protéger les parieurs, c’est protéger les acteurs
 
Les turfistes sont les clients du PMU et des opérateurs de paris. C’est par leur engagement dans les paris qu’ils votent. En effet, s’ils ne sont pas satisfaits du produit « pari » qu’on leur vend, ils parient moins, voire plus du tout. C’est ce qui est en train de se passer.
Inversement, s’ils ont confiance dans le système, dans les opérateurs et dans le fonctionnement des courses et des paris, ils jouent davantage et leur contribution augmente.
C’est la raison pour laquelle Cyril Linette a vendu aux sociétés de courses cette stratégie de « rétention » : pour rétablir la confiance des parieurs existants. C’est encore insuffisant, car non seulement les actions sont très peu perceptibles, mais les intentions sont peu crédibles. Et les turfistes traditionnels disparaissent. Il faut aussi renouveler notre clientèle.
Pour cela, il faut que le produit qu’on lui propose le valorise, qu’il en maîtrise la nature et le fonctionnement. Or ce n’est plus le cas car la culture hippique a disparu faut d’avoir été soigné pendant toutes ces années de mauvaise gestion de nos actifs.
Le parieur qui ne connaît pas les courses a besoin d’outils pour les découvrir. Il a besoin d’être dans un environnement familier, des paris simples (exemple : le 1N2, meilleur buteur, etc.). Il peut ainsi limiter les risques, les maîtriser… et apprendre !
Enfin et surtout, il faut absolument s’interdire d’augmenter le prélèvement sur les paris. Cela ruine la confiance, qui coûte beaucoup à regagner. Cela dévalorise le produit, qui devient moins rémunérateur. Cette mesure diminue le rapport risque/récompense, le bénéfice supposé de l’achat. Et tout cela pour un bénéfice de court terme qui est de toute façon marginal, et même bientôt négatif, car le bénéfice principal du pari mutuel repose sur le recyclage des mises.
 
Toutes les courses françaises ouvertes aux paris sur Internet
 
C’est un symbole fort de la valorisation de l’hippisme dans les régions, et un possible levier de croissance pour l’avenir, avec un réel bénéfice pour les paris en ligne.
La réduction du nombre de réunions Premium décidée unilatéralement par le PMU l’an dernier a des conséquences sur la gestion et la motivation de nombreuses sociétés de courses de Province. Que l’on donne la possibilité aux internautes de parier sur toutes les réunions disputées sur le territoire, sans contrainte d’horaire, et exclusivement en ligne. Les connexions à un ordinateur central existent déjà. Charge à chacun de trouver le moyen de distribuer les images de ses courses s’il ne le fait pas déjà.
 
 
L’IMAGE DES COURSES, LA COMMUNICATION ET
 LE BIEN-ÊTRE ÉQUIN
 
Les images des courses pour tous, tout le temps
 
Le public doit pouvoir accéder à toutes les images des courses en direct gratuitement. Notre modèle économique est basé sur le pari, pas sur la valorisation des images. Si des accords avec des diffuseurs d’images nous empêchent de distribuer les vidéos de nos courses en direct, nous devons renégocier nos contrats avec eux et réévaluer notre circuit de distribution, et nos arbitrages avec pour seul objectif de promouvoir les courses, toutes les courses, auprès de tous les publics sur tous les médias, notamment dans le domaine du bien-être équin, pour un coût sous contrôle.
 
Le galop doit contrôler sa communication
 
L’image des courses de galop n’est pas celle du Trot ni du PMU. Nos messages peuvent donc diverger sur le fond, et sur la forme. Chacun peut être visé par une campagne de presse et devoir se défendre avec ses propres arguments. Les tentatives de communication et de marketing communs ont échoué parce qu’elles ont été confiées à des personnes qui ignoraient le monde des courses et de l’élevage.
Nous privilégions la coordination et la coopération mais pas la fusion. L’image du PMU aujourd’hui ne nous semble pas adaptée à la promotion des courses de Galop.
Nous pouvons mettre nos moyens en commun, mais pas confondre nos images, car le Galop travaille depuis longtemps et d’une façon efficace au bien-être équin. Il est temps de communiquer sur le sujet de façon volontariste, au-delà des circonstances et des attaques qui nous nuisibles car nous disparaissons du quotidien de nombreux Français.
 
Formation : cherchons de nouvelles sources de main d’œuvre
 
Il devient de plus en plus difficile de trouver du personnel dans les haras et dans les écuries. Les vocations semblent plus rares et plus fragiles aujourd’hui, et l’Afasec n’est pas une solution pratique dans toutes les régions.
C’est un problème de culture et de société, qui touche toute l’agriculture.
Nous souhaitons que France Galop se rapproche des lycées agricoles et les maisons familiales pour nous permettre d’accéder à de nouveaux réservoirs de main d’œuvre. C’est dans l’équitation que l’on pourra trouver les cavaliers nécessaires aux écuries.
Ce type de projets entre dans le périmètre du Fonds Éperon.
La main d’œuvre peu qualifiée ne fait pas défaut en France. Peut-on créer des circuits de formation courts et des emplois encadrés pour les adultes en difficulté ?
 
Bien-être équin et société
 
Le bien-être équin est devenu un sujet de société que les courses et l’élevage ne peuvent plus se permettre d’ignorer. France Galop a pris le problème au sérieux depuis longtemps et de nombreuses avancées ont été faites au fil des années dans le cadre de la compétition, pour faciliter la retraite et la reconversion des chevaux de course, mais aussi à l’entraînement et dans les élevages, qui sont plus surveillés.
Cependant, la pression publique devient chaque jour plus forte et elle se manifeste de façon parfois inattendue.
Cette question nous interpelle plus globalement sur la perception qu’a le public des courses en général, un sentiment d’indifférence prédominant aujourd’hui pouvant, si nous n’y prenons garde, évoluer vers une sourde hostilité. En Grande-Bretagne et aux États-Unis, mais aussi en Australie, le combat est déjà lancé, et l’agribashing auquel nos paysans sont confrontés nous rappelle l’actualité du sujet.
Les courses et l’élevage se doivent donc de prendre ce problème très au sérieux, et de prouver leur bonne foi. Mais cela ne suffira pas.
Il faudra aussi accepter le dialogue avec des publics modernes urbains qui ne comprennent pas ce que nous faisons, faire preuve de pédagogie et, pour cela, nous devons gagner en crédibilité à leurs yeux.
Cette crédibilité, nous ne l’atteindrons pas en concentrant notre parole sur le seul sujet du bien-être équin, mais en justifiant aussi notre rôle dans la société, qui a beaucoup évolué ces dernières années sur la responsabilité sociale des entreprises, par exemple. Nous devons donner le sentiment de contribuer davantage alors qu’aujourd’hui, nous sommes surtout considérés comme des privilégiés, à tort ou à raison.
Là encore, France Galop doit, en collaboration avec le PMU mais pas sous ses ordres, ni en attendant un consensus avec les trotteurs, qui n’ont pas accompli autant de chemin que le galop, se fabriquer une image plus ouverte sur le monde d’aujourd’hui.
Nous le répétons encore une fois : le monde a évolué, la société française aussi, il est temps d’aller à leur rencontre, et si possible autrement qu’en se justifiant !