L'Aga Khan tient un espoir classique avec Erevann, le fils de la championne Ervedya

29/03/2022 - Actualités
Deux sorties, deux victoires en faisant à chaque fois impression, c’est le bilan de carrière d’Erevann. Le représentant du Prince Aga Khan entraîné par Jean-Claude Rouget sera vu en début d’été dans les classiques pour poulain. La casaque verte et rouge n'a plus remporté de classique depuis Siyarafina en 2019. Il tentera de faire aussi bien que sa mère Ervedya, une jument issue de la première génération de Siyouni qui avait remporté 3 Gr.1. 

 Ervedya, la mère d'Erevann ©APRH
 

Seulement 5 partants au départ, mais ne vous y trompez pas ! Ce Prix Comrade avait fière allure. Au départ de cette course à conditions sur le mile, pas moins de 4 chevaux restaient sur un succès, avec un profil de « classic prospect ». C’est le plus expérimenté Haya Zark qui a animé l’épreuve, épaulé par le Wertheimer Moneyman, le grand favori de l’épreuve, Erevann étant placé dans son dos. Entrée de ligne droite, l’explication entre les chevaux en vue a bel et bien eu lieu, et c’est finalement Erevann dans un dernier rush qui est venu ajuster Haya Zark, sans que Christophe Soumillon n’ait à lui donner une course trop dure pour sa rentrée.  
 
 
 Erevann sans forcer ©APRH
 
 
Comme Zarak, Erevann avait débuté dans le Prix de Saint-Désir en fin d’année de 2 ans à Deauville. Ce maiden disputé sur le mile dans un terrain très souple ce jour là se révèle être l’un des tous meilleurs maidens de l’année. Pour cause, le 3e Etatique a gagné par la suite, le 4e Al Hakeem a remporté deux courses et est engagé dans les classiques, le 5e Tribalist est 3e de Listed. D’autres chevaux tels Rimsky, Pervade, Amir Shalghoda, Terrritorywar et The Perfect Day ont tous gagné leur course par la suite. Après la course du jour, Jean-Claude Rouget était évidemment ravi de la victoire de son poulain, mais ne connaissait pas encore la suite de son programme. Son protégé est engagé dans tous les classiques du printemps, et on a déjà hâte de le voir se frotter aux meilleurs.
 
 
 Magré la pluie et le terrain lourd, Erevann avait montré de la classe dès ses débuts ©APRH
 
 
 
La souche d’Erevann avait été acquise en 1978 lorsque l’Aga Khan a mis la main sur l’ensemble de l’effectif de Marcel Boussac. Cette lignée était très creuse jusqu’à l’apparition d’une certaine Ervedya. Cette dernière n’est autre que la mère d’Erevann, et comme son fils, elle défendait la célèbre casaque chez Jean-Claude Rouget. Plus précoce que son fils, elle avait remporté ses 3 premières courses en début d’été à 2 ans. Fait très rare pour les élèves Aga Khan, elle avait été alignée dans le Prix Morny (Gr.1) dont elle avait pris la 3e place. A 3 ans elle avait remporté 3 Gr.1, le Poule d’Essai des Pouliches, les Coronation Stakes et le Prix du Moulin de Longchamp.
 
 
 Au centre avec la liste blanche, Elva a grand mère d'Erevann au Haras de Bonneval 
 
 
Ervedya fait partie de la toute première génération des produits de Siyouni, lorsque ce dernier faisait la monte au tarif de 7000€. A l’époque Siyouni n’avait pas été très soutenu par l’élevage du Prince, qui ne lui avait pas confié l’élite de ses juments. Malgré tout, Ervedya est par la suite devenue la toute première gagnante de Groupe, et première gagnante de Gr.1 de celui qui est actuellement l’étalon numéro un du pays. Comme Zarak, Erevann est un fils de Dubawi, et depuis la mort du roi Galileo, les croisements Dubawi/Siyouni vont être de plus en plus fréquents. Siyouni - comme Dubawi – commence à se révéler comme père de mère, et Erevann pourrait être son premier black type dans cette catégorie. Erevann représente un vrai espoir de victoire dans les classiques pour l’Aga Khan. Siyarafina est la dernière gagnante dans un des 5 classiques français, en 2019 dans le Prix Saint-Alary. Avant cela, il fallait remonter à 2016 et la victoire dans la Poule d'Essai des Pouliches avec ... Erdevya.

 

     Le Prince Aga Khan tient avec Erevann un bel espoir classique ©APRH


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