Frankie Dettori, les derniers tours de pistes d'une légende en Amérique du Sud

12/12/2025 - Actualités
Après avoir illuminé les hippodromes du monde entier, Frankie Dettori s’offre une dernière cavalcade sur le sol sud-américain. Une tournée d’adieu qui débute samedi en Argentine avant de se poursuivre en Uruguay, au Chili et au Brésil.

     A 55 ans, Dettori prépare sa retraite


À 55 ans, Frankie Dettori aborde la dernière ligne droite d’une carrière qui aura redéfini l’image du jockey moderne. Après avoir régné sur l’Europe, l’Italien a effectué une pige aux États-Unis et a décidé d’écrire la dernière page de son aventure en Amérique du Sud. Ce baroud d’honneur commence ce samedi sur les terres les plus vibrantes du turf sud-américain : l’Argentine. L’hippodrome de San Isidro et le Gran Premio Carlos Pellegrini (Gr.1), véritable monument local, lui offrent un théâtre parfaitement adapté pour lancer son ultime tournée. L’accueil sera assurément à la hauteur de la popularité mondiale du jockey. Les locaux ont déjà vu Dettori monter à Palermo en 2008, mais auront cette fois le privilège de le voir au crépuscule de sa carrière.
 
 
  Les tribunes de l'hippodrome de San Isidro devraient être pleines à craquer samedi
 
 
Après Buenos Aires, direction Montevideo pour le Gran Premio José Pedro Ramírez, rendez-vous majeur de l’Uruguay, disputé chaque 6 janvier. Là encore, Dettori se glisse dans une culture différente, marquée par un mélange de tradition et de ferveur populaire. L’itinéraire initial devait s’achever au Chili, lors du Derby de Valparaíso, mais la route finale a été réorientée vers le Brésil pour une conclusion plus grandiose encore. C’est à Rio de Janeiro, au pied du Christ Rédempteur, sur l’hippodrome mythique de Gávea, que Dettori tirera sa dernière révérence sud-américaine.
 
 
   Le Christ Rédempteur surplombre l'hippodrome brésilien de Gavea
 
 
Le décor y est unique : une piste située entre mer, jungle urbaine et montagnes, héritière d’une longue tradition hippique brésilienne. C’est un lieu où l’on vient autant pour l’atmosphère que pour la compétition, et il semble presque écrit que Dettori y boucle sa tournée. Le Brésil apporte à cette fin de parcours une dimension presque cinématographique, où cet artiste à la carrière exceptionnelle prendra congé dans un cadre spectaculaire, entouré d’un public qui n’a peut-être jamais vibré pour ses victoires européennes, mais qui reconnaît instinctivement la présence d’un crack. Cette tournée d’adieu, Frankie Dettori l’a finalement faite à son image : populaire, sans frontières et pleine de panache.

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