1.000 Guinées : True Love, ou la 1ère gagnante classique de No Nay Never dans l'hémisphère Nord

03/05/2026 - Actualités
Lauréate des Cheveley Park Stakes (Gr.1) l'an passé, True Love a confirmé à 3 ans en décrochant un 2e succès au plus haut niveau dans les 1.000 Guinées. La pensionnaire d’Aidan O’Brien est devenue la 1ère gagnante classique de son père, No Nay Never, dans l’hémisphère Nord. Par Alice Baudrelle. 
 
 
Nouvelle venue sur le mile, True Love (No Nay Never) a prouvé qu’elle tenait la distance en inscrivant son nom au palmarès des 1.000 Guinées. Il est plutôt inhabituel d’assister à la victoire d’une gagnante de Groupe sur 1.000 m dans ce classique (elle a gagné les Queen Mary Stakes à 2 ans), mais la pouliche de Coolmore sort assurément de l’ordinaire ! Placée en position d’attente par Wayne Lordan, la future lauréate est passée à l’attaque à 400 mètres de l’arrivée et a pris le meilleur dans les 100 derniers mètres pour l’emporter sûrement, quasiment 2 longueurs devant Evolutionist (Night of Thunder). Préparée en France via sa victoire le mois dernier dans le Prix de la Grotte (Gr.3), cette dernière a devancé d’1/2 longueur Venetian Lace (Masar). Quant à My Highness (Ghaiyyath), entraînée par André Fabre, elle a terminé 9e sans démériter.
 
Associée à Wayne Lordan, True Love file vers la victoire dans les 1.000 Guinées © X TheRacingForum
 
 
True Love remporte sa 5e victoire en 9 sorties, elle qui devrait être dirigée vers les 1.000 Guinées d’Irlande (Gr.1) avant les Coronation Stakes (Gr.1). Après avoir ouvert son palmarès pour sa 3e tentative dans les Queen Mary Stakes (Gr.2), elle a fait un truc en battant très facilement un certain Puerto Rico (Wootton Bassett), à l’occasion des Railway Stakes (Gr.2). Deuxième des Phoenix Stakes (Gr.1), True Love a renoué avec le succès dans les Cheveley Park Stakes avant de tenter sa chance dans la Breeders’ Cup Juvenile Turf Sprint (Gr.1), dont elle a conclu 8e. Elle a effectué une rentrée victorieuse après 5 mois et demi d’absence à Leopardstown, où elle a gagné les Priory Belle Stakes (Gr.3), et demeure donc invaincue en 2026 en deux sorties.
 
Aidan O’Brien, vainqueur des 1.000 Guinées pour la huitième fois © APRH
 
 
True Love offre un 8e succès dans l’épreuve à Aidan O’Brien après Virginia Waters (2005), Homecoming Queen (2012), Minding (2016), Winter (2017), Hermosa (2019), Love (2020) et Mother Earth (2021). Son père, No Nay Never (Scat Daddy), a donné 47 vainqueurs de Groupe depuis ses 1ers partants en 2018, dont 10 au plus haut niveau. L’étalon de Coolmore avait déjà sorti 2 gagnantes classiques dans l’hémisphère Sud grâce à Madame Pommery, lauréate des Thousand Guineas en Australie, et Brooke, qui s'est imposée dans le Premio Las Oaks au Chili. On lui doit également plusieurs placés au niveau classique comme Meditate (2e des 1.000 Guinées d’Irlande) et Wichita (2e des 2.000 Guinées). Sprinter de haut niveau, No Nay Never a notamment gagné le Prix Morny (Gr.1) comme ses fils Blackbeard et Whistlejacket, qui fait la monte au haras de Grandcamp.
 
No Nay Never, proposé à 100.000 € cette année en Irlande © Coolmore
 
 
True Love est la 3e gagnante black type de sa mère, Alluringly (Fastnet Rock), qui a conclu 3e des Oaks d’Epsom (Gr.1) avant de gagner une Listed en Irlande. Cette dernière avait déjà produit Lily Pond (Galileo), lauréate des Kilboy Estate Stakes (Gr.2) au Curragh, et Truly Enchanting (No Nay Never), héroïne des Airlie Stud Stakes (Gr.2) sur le même hippodrome. Une fois de plus, on retrouve dans le pedigree une jument à l’influence internationale, la fameuse Urban Sea (Miswaki) : la 3e mère de True Love, All Too Beautiful (Sadler’s Wells), est notamment la propre sœur de Galileo et Black Sam Bellamy, et donc une fille d’Urban Sea. La grand-mère paternelle de celui dont tout le monde parle en ce moment, l’ovni Daryz (Sea The Stars), est considérée à juste titre comme l’une des meilleures poulinières au monde, et se fait encore remarquer grâce à True Love … Une véritable légende !
 
Poulinière à l’influence mondiale, Urban Sea est la 4e mère de True Love © Peter Mooney 

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