Turquie : découvrez le centre d'entrainement d'Istanbul avec 1700 chevaux !

26/06/2026 - Découvertes
La 1ère étape de notre voyage en Turquie vous fait découvrir l'entrainement sur l'hippodrome de Veliefendi à Istanbul, qui abrite pas moins de 1700 chevaux. Méconnu, ce grand et puissant pays de courses organise le Derby le plus riche d'Europe !


 

L'ancien Empire Ottoman, qui domina pendant des siècles l'Europe orientale et l'Asie Centrale, reste finalement très peu connu malgré le grand intérêt touristique de sa capitale Istanbul, ou encore la direction plutôt rugueuse de son président Erdogan... Reconstruit par Ataturk, fondateur de la Turquie moderne, après le désatre de la 1ère guerre mondiale, la Turquie a développé un système de courses hippiques hyper actif avec 365 jours de courses par an sur ses 11 hippodromes, avec 2 voire 3 réunions par jour, un élevage puissant et une économie florissante grâce à des enjeux massifs.

 

 

Pourtant, la Turquie reste en dehors des grandes nations de la planète courses, car elle fonctionne en système fermé, avec uniquement des courses réservées aux nés et élevés sur place, voire avec des achats foals mais sur des critères très restrictifs. La qualité est là, car les moyens des éleveurs-propriétaires sont immenses pour les plus riches d'entre eux, et parce qu'il y a une culture profonde du cheval dans le pays assurant d'un grand nombre d'acteurs et de turfistes. 

 

 

Cela permet par exemple d'entretenir 1700 chevaux sur le centre d'entrainement de Veliefendi, l'un des principaux du pays puisque niché sur l'hippodrome historique de la Capitale historique, même si celui d'Ankara, la nouvelle capitale économique et officielle, est encore plus important. L'argent coule donc à flot, en tout cas pour l'instant. Depuis 70 ans, le Turkish Jockey-Club maitrise l'organisation des courses tout comme des jeux nationaux. La concurrence des paris sportifs, qui existe désormais, n'affecte pas actuellement le montant des enjeux sur les paris hippiques, soutenus par une population viscéralement attachée aux chevaux de courses par sa culture ottomane cavalière, mais aussi par son aspect social et les liens qui se nouent sur les hippodromes. Mais rien ne garantit que les nouvelles générations fassent de même. On a déjà vu ça ailleurs... 

 

 

 

En tout cas, avec des allocations élevées, par exemple un prix au vainqueur de 10.000 € en moyenne pour une course à conditions de base, le système se porte bien. Le Turkish Jockey-Club s'est même permis en 2026, pour fêter la 100e édition de son Gazi Derby, de  doubler la mise pour porter son allocation à 2,663 millions d'euros, ce qui en fait le Derby le plus riche d'Europe devant le Derby d'Epsom (2,28 M€), le Jockey-Club (1,5 M€), l'Irish Derby (1,25 M€) et le Deutsches Derby (650.000 €).

 

 

En apparence, tout semble ici copié sur le modèle américain, mais le fonctionnement est bien différent en réalité. Tout l'entrainement, pour les 1700 chevaux d'Istanbul comme ailleurs dans le pays, se fait uniquement sur les hippodromes. Mais il n'y a aucun entraineur public. Tous les entraineurs sont ainsi employés directement par des écuries, souvent des éleveurs propriétaires, qui louent les barns et les cours au Turkish Jockey-Club pour des tarifs très réduits. Les allocations sont belles et les chevaux courent en moyenne une vingtaine de fois par an. Les entraineurs ne travaillent pas trop les chevaux le matin afin qu'ils puissent courir plus souvent l'après-midi. On comprend mieux pourquoi les propriétaires ne manquent pas en Turquie ! La capacité d'export, sinon la reconnaissance internationale, ne revêt ici quasiment aucune importance stratégique. L'essentiel est de produire pour l'alimentation du marché local.

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 GALERIE PHOTOS

 

 


Ataturk, à cheval bien sûr

 


La clinique équine


Le jockey Ismail Koyuncu et l'entraineur Mehmed Demer


 

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