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Vente d'Eté

Srelighonn : imprononçable mais très bon quand même

10/10/2016 - Focus divers
 "Je l'ai acheté à Deauville sur son modèle, sans regarder le pédigree, mais il me plaisait beaucoup et je crois qu'il est très bon." Vendu aux anglais, mais resté en France chez son entraineur François Nicolle qui l'avait donc répéré autour du ring à 2 ans, Srelighonn a gagné le Prix Paul's Cray 2016 à Auteuil. Une 1e marche...

 
Srelighonn, monté par Gaëtan Masure, fait briller la casaque de Simon Munir dans le Prix Paul's Cray. (PHOTO APRH)

 
 " C'est un cheval de steeple et de terrain lourd d'Auteuil. Mais Simon (Munir) souhaite le garder en haies pour l'instant alors nous allons courir le Prix Cambacérès le mois prochain. Puis nous irons peut-être en Angleterre cet hiver," explique François Nicolle. Ce dernier a donc vu passer à Deauville, autour du ring de la vente d'été 2015 le fils de Martaline alors âgé de 2 ans. Il portait déjà son nom impossible à écrire et difficile à prononcer dans une langue latine, qui fait plutôt penser à un héros d'aventure médiévale scandinave, mais que même Monsieur Google ne connait pas. Peu importe, l'entraineur flashe. Il achète l'animal présenté par l'Ecurie des Noés (Arnaud Bedouet) pour 55.000 €, sans regarder le papier de si près que cela. C'est tout de même du très commercial Martaline, et son pédigrée maternel, bien qu'il soit assez irrégulier quand on le décortique, fait quand même apparaître au moins un gagnant de groupe à chaque génération. Ainsi la mère Eliga, dont les 2 premiers produits avant Srelighonn n'ont pas couru, avait elle-même gagné le Prix André Michel (Gr.3). Par Turgeon, Eliga est soeur de Tataniano, lauréat de Gr.1 Outre-Manche et neveu de Madalka, gagnante du Prix Maurice Gilllois chez Bernard Sécly il y a tout juste 20 ans.
 
 

Fabienne et François NIcolle, avec Gaëtan Masure et Srelighonn après sa victoire.
 
François Nicolle avait quand même déboursé 55.000 € pour ce beau bai, qui avait déjà été payé 35.000 € foal sur le même ring, mais en décembre 2013. Il a été élevé par Gaëtan Trotin (Ecurie Pégase), un éleveur sans sol vivant à Paris et faisant élever en Anjou,qui possède la souche depuis l'achat de la grand-mère Kadalkote (Kadalko), jument de course honnête sans plus, gagnante à Meslay-du-Maine et Questembert chez Cyriaque Diard qui fut son 3e entraineur.
 
Srelighonn a été partagé en 3 parts égales après son encourageante 3e place en débutant dans le Prix Grandak, le 8 avril. Comme ils en emploient désormais la méthode, les associés anglais Simon Munir et Issac Souede ont laissé leur achat chez leur entraineur initial, ce qui un atout pour les professionnels français (et aussi les éleveurs qui ont le plaisir de revoir leurs chevaux courir en France), mais aussi une grosse pression pour les vendeurs. Ainsi, François Nicolle a du se gratter la tête lorsque le cheval a été arrêté pour sa 2e sortie à Auteuil en mai...Maintenant, avec une belle victoire au compteur, près de 50.000 € de gains et un objectif de Gr.1, tout va pour le mieux.
 

Srelighonn sur le ring de Deauville en été 2015.