Saint Léo, le nouveau joyau de Pierre de Maleissye Melun

18/01/2017 - Focus éleveurs
Le 4 ans Saint Léo est en passe de devenir le meilleur 4 ans du meeting de Pau si tenté qu’il gagne le prochain Prix Camille Duboscq le 3 février prochain. Le fils de Maresca Sorrento et Sainte Léa élevé par Pierre de Maleissye Melun, gagne à chaque fois de plus en plus facilement. Vengera-t-il son malheureux frère, un certain Yuda Fu ?

Saint Leo et James Reveley à Fontainebleau lors de la première victoire du cheval. Une nouvelle star pour son éleveur après les très bons éléments Dolos, Slowmotion, Chahuteur, Ubak et Sametegal, tous vainqueurs ou placés de groupe et de Listed en 2016 ©APRH

 

Entrainé par Guillaume Macaire, Saint Léo avait débuté à 3 ans à Auteuil dans le Prix Emilius par une cinquième place. Gagnant à Fontainebleau, sur les haies, le fils de Maresca Sorrento reste pour l’heure invaincu en trois sorties dont deux à Pau et la dernière en date le 15 janvier dernier. Le poulain avait été vendu yearling par son éleveur, le sarthois Pierre de Maleissye Melun, à David Powell pour le compte du propriétaire Raymond-Anderson Green. Castré après sa vente, il a été le dernier produit de Sainte Léa (Sirk), une poulinière prolifique aussi bien en quantité qu’en qualité.

 

En effet, Sainte Léa, née en 1990, a produit, par ordre chronologique :

  • Biviers (1997, Valanjou), gagnant de 9 courses dont le Prix Jean de la Rochefoucauld à Auteuil et placé du Prix Decazes et Katko.
  • Molfetta (1999, Agent Bleu), lauréate du Prix du Nivernais à Auteuil pour sa deuxième sortie pour l’entrainement de Nicolas Madamet.
  • Dividivi (2000, Rifapour), seulement placée mais mère de Coquard (7 vict.).
  • Ben Veto (2001, Perrault), lauréat de 5 courses dont le Prix Bernard de Dufau à Auteuil.
  • Yuda Fu (2004, Maresca Sorrento), voir plus bas.
  • Hillbilly (2006, Kapgarde), vainqueur de 8 courses dont le Grand Steeple-Chase de Bordeaux (Listed), le Prix Bayonnet et le Prix Cacao à Auteuil ; auteur de 7 places à Auteuil dont une 3ème place dans le Prix Triquerville (Listed).
  • Easter Day (2008, Malinas), gagnant à 5 reprises en Angleterre et 2ème de Taquin du Seuil dans le Gr.1 Betfred Mobile Sports Challow Novices’ Hurdle à Newbury.
  • Mon Successeur (2011, Forestier), lauréat de deux courses dont un handicap sur les fences d’Ascot.

 

Hillbilly, le frère de Saint Léo ©APRH

 

Avant de rencontrer pour la troisième fois Maresca Sorrento au printemps 2012 (d’où la naissance de Saint Léo un an plus tard), Sainte Léa avait été croisée au père de Pineau de Ré pour produire la femelle La Troussardière et le mâle Yuda Fu. Ce dernier avait été conservé par Pierre de Maleissye Melun qui l’avait confié à Guillaume Macaire. Il avait débuté, non pas en France mais en Angleterre à Warwick dans un bumper à la fin novembre 2007 alors que le poulain avait 3 ans.

Guillaume Macaire ne trouvait plus de bumper pour le faire débuter en France. Comme il avait prévu de courir en Angleterre avec d’autres de ses chevaux et qu’il restait de la place dans le camion, Yuda Fu était donc du voyage. Un voyage fructueux puisque le poulain a gagné sous la selle de James Reveley devant 17 adversaires !

Très estimé par son entourage, son éleveur avait d’ailleurs conservé 25% du cheval qu’il partageait avec Terry Amos son associé, Yuda Fu avait été amené durant l’hiver 2007 sur les haies de Pau. Mais par excès de confiance selon son éleveur, le malheureux s'est tué sur les obstacles alors qu’un avenir glorieux lui tendait les bras…

Quelques années plus tard, Pierre de Maleissye Melun a donc refait le croisement de ce Yuda Fu ce qui a donné Saint Léo le dernier produit de Sainte Léa. Cette dernière est morte en même temps que sa fille La Troussardière, à 15 jours d’intervalle.

Note : La Troussardière porte le nom du lieu-dit où Pierre de Maleissye Melun élève sur la commune de Pezé-le-Robert au sud des Alpes Mancelles.

 

Pierre de Maleissye Melun avec l'une de ses 17 poulinières, Veleha, double gagnante à Auteuil

 

Sainte Léa avait déjà été élevée par Pierre de Maleissye Melun, elle portait sa casaque, était entrainée par Eric Libaud et était gagnante à deux reprises en steeple à Saint-Brieuc et Durtal. Elle était elle-même la fille d’une certaine Fleur du Rhuis (Ruysdael II) née en 1970 et élevée par feu le Comte Bertrand de Tarragon, l’oncle de Pierre de Maleissye Melun. Gagnante à trois reprises en courses plates à Seiches-sur-le-Loir, Nantes et Argentan sous l’entrainement d’Alain de Royer-Dupré en 1973 et 1974, Fleur du Rhuis a intégré l’élevage de Pierre de Maleissye Melun tardivement. Elle lui avait donné son premier produit à l’âge de 18 ans, une certaine Donebola (Star Maite) qui elle-même lui avait donné ses premières primes d’éleveurs ! Précisons enfin que Donebola était entrainée en début de carrière par Guy Henrot à Luché Pringé dans la Sarthe là où s’entrainera Sainte Léa quelques années plus tard.


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