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Camille Duboscq : El Gringo, le basané de l'Allier

02/02/2018 - Focus éleveurs
C’est dans l’Allier, pourtant loin des récoltes de cacao qu’El Gringo est né chez Alain Aupetit qui nous compte l’histoire du cheval gagnant du Prix Camille Duboscq 2018. Le meilleur cheval de 4 ans sur les haies de Pau, c’est lui, c’est fort en café.
El Gringo après son succès dans le Prix Camille Duboscq entouré de Baudouin Gabeur, Isabelle Gallorini et Thomas Beaurain
 
« Il a du être l’un des premiers fils de Kamsin nés en France à cette époque en 2014 puisque son père faisait encore la monte en Allemagne » explique Alain Aupetit, l’éleveur d’El Gringo. Après avoir commencé l’élevage de chevaux à travers les chevaux de selle en 2000, il achète sa première poulinière de course quelques années après. C’est avec une AQPS qu’il se lance dans le grand bain, avec l’AQPS Great Filly, une fille de Murmure. Mais les premières années sont synonymes de vache maigre. La première année, la jument avorte. Un an après, le poulain est atteint de la maladie de chien. Ce n’est qu’en 2009 que naît Vichy Light. Entraîné par François Nicolle, ce fils de Secret Singer a été bon en gagnant à Toulouse puis à Enghien le Prix Baroud III dans un bon lot (en battant Aigrette de Loire et Atuvuedenuo) en 2014. A Auteuil, il se classe même 2e de Viviane Royal avant de s’accidenter malheureusement mortellement. « J’avais appelé le cheval Vichy Light car j’avais espoir de le voir courir un jour sur ce bel hippodrome. J’habite à 60km de la ville et aussi à 4 km de Moulins. D’ailleurs je nomme tous mes chevaux. C’est ainsi que j’avais nommé El Gringo avant sa vente au sevrage » explique Alain Aupetit.
 
« J’avais eu 3 poulains en 2014 qui se ressemblaient tous. Ils étaient tous d’un bai très foncé. Le nom d’El Gringo me plaisait, je l’ai choisi pour le fils de Cinecitta, qu’il faut prononcer à l’italienne bien sûr. Comme le poulain était plaisant, je l’ai inscrit au Chaser Day de Paray-le-Monial. Le jour précédant le concours, Baudouin Gabeur voulait m’acheter le poulain. L’affaire était conclue deux jours plus tard. Son père Luc était venu chercher le poulain au sevrage ; il le voyait alors pour la première fois. C’est ensuite en Gironde à l’Ecurie Sagara que le poulain a continué sa croissance. Il faut saluer la performance d’Isabelle Gallorini de l’avoir amener à ce top niveau après 3 victoires consécutives à Pau » s’exclame Alain Aupetit.
 
La mère d’El Gringo avait été achetée à Deauville par Guy Petit pour Alain Aupetit pour seulement 3.500€ alors qu’elle était pleine du futur vainqueur du Prix Camille Duboscq. Elle est aujourd’hui pleine de Kamsin pour la 2e fois de suite, « chose que je ne fais jamais, explique Alain Aupetit. Je crains de voir arriver une pouliche car Cinecitta m’a fait trois mâles de suite. Le 3 ans par Orpen a été vendu à Stéphane Cerulis qui l’estime. J’ai ensuite un yearling par American Post qui a été acheté par Philippe Peltier. Comme j’ai gagné la saillie d’Elusive City, je vais l’utiliser pour Cinecitta. Cela fera un croisement 100% américain pour le plat. »
Alain Aupetit attend 5 naissances cette année. Parmi ses poulinières, se trouvent une sœur du gagnant de groupe Le Rocher ; Almarine, une fille de Dom Alco ou encore Hermosita, une fille d’Archange d’Or issue d’une fille de Linamix.
 
El Gringo alors foal au Chaser Day. Le poulain conclura 4e de sa section

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