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Cokoriko, Masterstroke : 2 pères gagnants de Listed à Auteuil avec leurs 3 ans

18/09/2018 - Zoom sur
Ils ont tous les deux un destin bien différent mais ont néanmoins un point commun : Cokoriko et Masterstroke sont désormais pères de gagnants de Listed à Auteuil et ce pour leur première génération âgée de 3 ans en 2018. Retour sur leurs destins.
Flying Startandco et son entourage après leur victoire dans le Prix Finot à Auteuil le 13 septembre dernier ©APRH
 
 
Commençons par ordre alphabétique. A ce jeu Cokoriko arrive en tête. L’étalon du Haras de Cercy s’est distingué la semaine dernière en donnant l’un des gagnants du Prix Finot (Listed), Flying Startandco. Cet AQPS a été élevé par le Président de la SCEAECC, Jacques Cypres, et ses trois enfants Fanny, Nicolas et Arthur, qui ont toujours soutenu cet étalon. Il faut bien dire que Cokoriko s’est distingué dès ses débuts au haras. Sa fille Lisa de Vassy avait gagné dès ses premiers pas à 2 ans avant de rester invaincue à Cagnes puis de se classer 3ème de Listed en plat à Saint-Cloud dans le Prix Rose de Mai. Elevée par la famille Ferrand, cette dernière est aujourd’hui passée des boxes de Sébastien Culin à ceux de Paul Nicholls.
 
Le coup d’éclat a duré puisque le premier partant de Cokoriko sur les obstacles s’est lui aussi couvert de gloire. Polirico a tout d’abord remporté à Compiègne le Prix d’Essai des Poulains puis à Auteuil le Prix Champaubert avant de se classer 2ème du Prix Stanley (Listed) le jour du Grand Steeple. Flying Startandco et lui ont comme point commun d’être entraîné par le même homme, François Nicolle. Une pouliche a également suivi, Etoile du Fichaux. Cette dernière reste sur sa 3ème place du Prix Sagan (Gr.3) pour l’entraînement de Jean-Paul Gallorini chez qui Cokoriko a fait carrière en piste. Bien plus que son entraîneur, Jean-Paul Gallorini a été le propriétaire ainsi que l’éleveur du cheval. Gagnant en débutant du Prix Claude Cohen, Cokoriko n’a couru qu’à 4 reprises à 4 ans, exclusivement à Auteuil. Sa carrière sportive a été écourtée des suites d’une blessure mais Cokoriko a néanmoins quitté la scène par un succès dans le Prix Gérald de Rochefort (Listed) dans un lot exceptionnel puisqu’il battait Milord Thomas et Un Temps Pour Tout, gagnant tous deux des meilleures courses à Auteuil.
 
 
Cocoriko dans son paddock au Haras de Cercy, le Rocco d'Or 2018 avec 234 juments
 
Cokoriko au Salon des Etalons du Lion d'Angers en janvier 2018
 
 
Avec 128 juments saillies la première année en 2014 puis 113 en 2015 et 2016, Cokoriko a ensuite augmenté la cadence pour saillir 124 juments en 2017 et finir Rocco d’Or en 2018 avec un record de 234 poulinières couvertes à 2.000€ la saillie cette année. Il faut dire qu’il propose l’union de trois chefs de race en obstacle puisque Cokoriko est issu du croisement Robin des Champs / Nikos / Cadoudal. Sa lignée maternelle n’a rien à envier à aucun autre étalon étant un frère du triple lauréat de Gr.3 Ceasar’s Palace, un cousin de Corscia, elle aussi triple gagnante de Gr.3 ; de Calotin et bien sûr de la gagnante de Gr.1 Bénie des Dieux. Plus loin encore, nous retrouvons les Sweet Virginia, Sweet Duke, Blue Shark, Grandouet, Dazzling Horse, tous gagnants de Gr.1 majeurs sur les obstacles en Europe.
 
 
 
Masterstroke au Haras du Logis
 
 
De tous les points de vue évoqués plus haut, Masterstroke n’a rien à envier à son concurrent Cokoriko. Le fils de Monsun est lui aussi né dans la pourpre. Son père est devenu un père de pères très recherché voire même un chef de race et sa mère Melikah est tout simplement la fille d’Urban Sea, la meilleure poulinière des temps modernes. Achetée 10 millions de francs yearling en 1998 à Deauville, la fille de Lammtarra a gagné pour ses débuts une Listed à Newmarket puis s’est classée 3 ème des Oaks d’Epsom (Gr.1 de Love Divine) et 2ème de l’ équivalent irlandais (Gr.1 de Petrushka) pour la casaque Godolphin qui l’a bien entendu conservée en vue d’une carrière de poulinière. Elle est devenue l’arrière grand-mère de Masar, le gagnant 2018 du Derby d’Epsom.
 
Frère de deux black-type, Masterstroke a suivi une carrière exemplaire chez André Fabre. A 2 ans, il remporte son maiden pour ses premiers pas à Saint-Cloud en septembre, sa seule sortie de l’année. A 3 ans, il rentre et gagne une « B » à Longchamp puis se classe deux fois 2ème de Groupes préparatoires au Jockey-Club, course qu’il préfère ignorer pour s’aligner au départ du Prix Frédéric de Lagrange (Listed) qu’il remporte avec aisance. Un mois plus tard, il s’adjuge le Grand-Prix de Deauville (Gr.2) puis réalise la meilleure performance de sa carrière en prenant une brillante 3ème place dans le Prix de l’Arc de Triomphe de Solemia.
 
Masterstroke intègre le Haras du Logis pour sa première année de monte en 2014, année durant laquelle il sailli 81 juments, et intéresse de nombreux éleveurs d’obstacle dont Thierry Cypres qui lui emmène Solidee, une fille AQPS de Dom Alco. De ce croisement naîtra Floridee gagnante du Prix de Chambly (Listed) pour la casaque de Patrice et son père Jacques Détré, tous deux associés à l’éleveur Thierry Cypres. Cette pouliche de 3 ans sur la montante et entraînée par Donatien de Beauregard n’était qu’à la 3ème course de sa carrière.
 
 
Floridee, son entraiîeur Donatien de Beauregard et son jockey Clément Lefebvre après leur victoire dans le Prix de Chambly ©APRH
 
 
La génération de 2 ans de Masterstroke était gagnante en Pologne en 2017 mais c’est à Wissembourg et Tours que l’étalon a donné ses deux premiers gagnants français, le même jour, le 1er mai dernier. Le premier en plat, le second sur les obstacles. Depuis, Masterstroke a signé une victoire dans les 1000 Guinées Hongroise (Gr.3 local) avec sa fille Medyna et d’autres gagnants de 3 ans en plat comme en obstacle. Sa 2ème génération de 2 ans est elle aussi gagnante.

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