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Grand Prix des Anglos : Flamb'ée s'envole mais quid de Paban de France ?

25/09/2018 - Infos générales
 " Pour l'instant je n'ai aucune explication car tout semble normal après la course, comme çà l'était avant et pendant la course" dit Didier Guillemin, entraîneur de Paban de France, qui pense sérieusement à mettre un terme à la carrière de son champion, jusqu'alors invaincu en 10 courses mais qui a terminé 6ème et dernier d'un Grand Prix des Anglos à Longchamp qui devait être son apothéose. La femelle Flamb'ée, classique jusqu'au bout des sabots, a bien fait d'en profiter.

 

 

Depuis le début de sa carrière, Paban de France déposait sur place tous ses rivaux à l'entrée de la ligne droite et s'envolait vers des faciles succès. Le pensionnaire de Didier Guillemin, né de 2 champions, le défunt Bénévolo de Paban et France du Pécos, n'a pas pu imiter ses glorieux parents qui avaient tous les deux remporter l'Arc de Triomphe des anglos-arabes en 2012 pour le mâle et en 2009 pour la femelle. Alors que tout le monde attendait sa nouvelle envolée après 10 victoires en autant de sorties, l'invincible Paban de France s'est retrouvé sans ressource à l'entrée de la ligne droite et pour la 1ère fois de sa vie, il a vu le peloton le dépasser. Didier Guillemin reste interrogatif. " Son unique excuse est qu'il faisait pour la 1ère fois un long voyage de 8H00 pour monter à Longchamp en camion, mais c'est une toute petite excuse. Il était très bien avant la course, et a travaillé normalement sans rien changer de l'habitude. Après la course, il est souple et il mange bien. Ses jambes sont froides, il n'est pas boiteux. Nous avions fait une prise de sang il y a un mois car je trouvais qu'il avait les membres un peu engorgés parfois, ce qui peut arriver pour un tel cheval assez lourd de nature qui n'avait pas couru depuis le mois. Cette prise de sang n'avait rien révélé d'anormal. Nous allons refaire une prise de sang en fin de semaine, de façon que les résultats ne soient pas faussés par les effets de la course et du voyage. Nous aviserons ensuite avec son propriétaire Francis Montauban. Aujourd'hui, je lui conseillerais de ne plus recourir. Il a déjà tout gagné, n'a plus rien à prouver."
 


Flamb'ee, montée avec finesse par Valentin Séguy (photo APRH)

 

Evidemment, Paban de France a depuis longtemps les portes du haras grandes ouvertes. Car en plus de son talent, de son modèle et de sa souche maternelle en béton armée signée "Pécos", Paban de France remplacerait son regretté père Bénévolo de Paban. Déjà un champion sous la responsabilité du même Didier Guillemin, ce fils de Lavirco est mort en mai 2014 lorsqu'il s'est renversé après une saillie, au terme de sa seulement 2ème saison de monte. Depuis les débuts de sa première et donc avant dernière génération, Bénévolo de Paban a obtenu des résultats très spectaculaires, avec seulement 20 produits nés en 2015 et 16 nés en 2016.

 


Paban de France en 2017 à Tarbes.

 

Rappelons qu'un tel écueil était arrivé à Carghese des Landes, le meilleur anglo en plat de toutes les années 2000 sous la casaque de Francis Delord et l'entraînement de Loïc Manceau. Au milieu d'une série de 13 victoires à 4 et 5 ans, ce champion qui pulvérisait toute opposition a subi un unique échec, aussi improbable que complet dans l'Omnium de La Teste en juin 2008. Il n'avait pas recouru de l'été, mais fait victorieusement sa rentrée en septembre et aligné 3 nouveaux succès pour terminer sa carrière triomphalement dans le Grand National de Toulouse. Il est aujourd'hui l'étalon dominant de la race, ayant d'ailleurs décroché le Rocco d'or 2018 avec 53 juments saillies au Haras de l'Abbaye.

 

 

Alors que Paban de France reculait, c'est sa cousine Flamb'ée qui a décroché le plus beau trophée parisien de l'anglo-arabie. Elle aussi est née d'une souche du Haras du Pécos. Elle a été élevée par Jean-Marc Davezac, frère et voisin de Patrick Davezac à Ladeveze-Ville dans le Gers. Associée à son ami de longue date Daniel Lacassagne, Jean-Marc Davezac profite depuis une dizaine d'années de la production exceptionnelle de son unique poulinière Foly du Pécos. Alors qu'elle n'avait pas fait carrière en course, cette fille de Khanjer Joli et Ferdelia s'est transformée en matrone hors du commun. En 10 produits en âge de courir, elle a en effet donné 9 vainqueurs, dont 7 lauréats de black type AA, portant tous des noms de psychopathes (Félée, Fofolle, Frappée, Fracassée, Furie, Flinguée et donc Flamb'ée).

 

VOIR LE PEDIGREE

 

De façon très étonnante, Foly du Pécos n'a fait que des femelles, jusqu'à la naissance d'un mâle en 2016 par Carghèse des Landes, 3ème de sa section au dernier Grand Show Anglo ce 20 septembre 2018 à La Teste. Fille de Vertigineux, qui a longtemps officié au Haras d'Ayguemorte avant de s'installer au Haras de Tiercé en Anjou en 2018, Flamb'ée avait quant à elle été non classée au même Grand Show Anglo 2018. Cela ne l'a bien sûr pas empêchée de rejoindre les boxes du redoutable Xavier Thomas-Deméaulte, qui a entraînée toute la famille pour la casaque tricolore de sa mère.

 

 

 

Pas idéale par son modèle, Flamb'ée l'est en revanche par son jeu de jambes. L'an dernier, elle était déjà la meilleure 3 ans de sa génération à 12,5%, lauréate de 4 courses consécutives dont le Grand Prix des Pouliches à Tarbes, 6 longueurs devant Emma Belle, la pensionnaire de Thierry de Laurière qui a de nouveau été sa dauphine à Longchamp. Cette année, Flamb'ée avait enchaîné 3 places, devancée à chaque fois par Paban de France, avant de remporter l'Omnium des Juments mi-août à La Teste. Cette fois, c'est bien elle la reine de tous les sexes.

 

 

 

 


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