Découvrir le centre de débourrage.
Installé sur un domaine de 100 hectares dans la Sarthe, Bella et Jean-Hugues de Chevigny ont pris les rênes du Haras de la Perrigne en 1979. La propriété avait été acquise au début des années 1950 par M. de Wildenberg, arboriculteur venu du nord, ami d'Etienne Pollet (entraineur de Sea Bird). Il avait commencé l'élevage progressivement avec 1 ou 2 juments, par proximité avec son voisin du Haras de Maulepaire, le Comte Bertrand de Tarragon, puis il a demandé à sa fille Bella, qui travaillait à l'époque à l'Agence Français de Deauville, et son gendre Jean-Hugues de Chevigny de prendre la direction du Haras en 1979. Né d'une grande famille des courses, petit-fils d'un directeur du Haras National du Pin, fils d'un écuyer de Compiègne, frère de Yves (ex-directeur des Aigles), Jacques (handicapeur) et Gérard (journaliste et peintre), Jean-Hugues de Chevigny a été tête de liste des amateurs en plat et en obstacle pendant qu'il apprennait son métier d'éleveur en Normandie. Après 2 années passées chez Elie de Brignac au Haras de la Verrerie (haras occupé actuellement par Hervé Barjot), il est devenu directeur du Haras de la Genevraye chez Pierre de Gasté, puis a dirigé pendant 4 ans le Haras de Mortrée, appartenant à Pierre Ribes, alors ministre des PTT.
Le Haras de la Perrigne s'étend sur 100 hectares dont 60 hectares d'herbages et de cultures et 40 hectares de bois et parcs. Quasiment toutes les écuries, qui comprennent 50 boxes divisés en plusieurs unités, sont construits dans des batiments anciens. Il n'y a jamais eu d'étalons sur le haras. Les surfaces étant sableuses et légères, Jean-Hugues et Bella de Chevigny prennent garde à ne jamais surpâturer et sélectionnent au maximum leur effectif pour ne jamais dépasser 15 juments poulinières, qui leur appartiennent entièrement car ils ne prennent pratiquement pas de clientèle extérieure. Acheteur d'une nouvelle jument chaque année, le Haras de la Perrigne passe presque toute sa production sur les rings publics. Il ne conserve que les sujets invendus ou parfois une pouliche issue d'une famille à conserver.
Parmi les meilleurs élèves de la Perrigne, on peut citer Silver Green (Prix Gladiateur), Solar One, Pont des Arts et plus récemment Centifolia, Doriana et Espirita.
Sur le ring, le Haras de la Perrigne a fait un top price à Deauville à 2,7 millions de francs avec Fabulous Eden, vendu à Helmut Von Finck et futur gagnant de Groupe en Italie. Par ailleurs, Bella et Jean-Hugues de Chevigny avaient acheté la soeur de Sakura Reiko la veille de la victoire de cette dernière dans le Prix Morny devant Miesque. Cette jument nommée Marie de Fontenoy a donné un 1e produit par Kenmare vendu 2,3 millions de francs, appelé Kentucky Coffee et futur bon cheval de groupe. Son 2e produit, par Darshaan, nommée Marienbad, acquise 2,1 millions de francs aux frères Maktoum, est devenue la mère de Marienbard, gagnant d'Arc de Triomphe.
Par ailleurs, le Haras de la Pérrigne détient un centre de débourrage et de pré-entrainement (voir détails).
Au niveau institutionnel, Jean-Hugues de Chevigny a été président de l'Asselco (Association des Eleveurs de l'Ouest) et vice-président du Syndicat National des Eleveurs.