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Le Gotha féminin chez les Princes de Condé

14/06/2013 - Actualités
Elles ne seront que 11 partantes au maximum au départ du 164e Prix de Diane. La qualité est au rendez-vous, puisque nous retrouvons le Gotha du printemps avec les pouliches qui ont formé le trio de la Poule d’Essai et le jumelé du Prix Saint-Alary. C’est en quelque sorte la triple couronne du premier semestre, quelle «belle»…rencontre.

 

Les absents ; pas une verte, pas une bleue unie
 
Avant de parler des présents, notons l’absence cette année de la casaque de Son Altesse le Prince Aga Khan, le recordman des victoires dans le Prix de Diane (7). Il faut remonter à l’édition 2004 pour ne pas voir une pouliche aux couleurs verts et rouges.
 
L’élevage est ainsi fait que l’on ne peut avoir une championne tous les ans dans ses herbages ou dans ses boxes. C’est le cas cette année pour la casaque verte de S. A. Aga Khan et la casaque bleue de l’Ecurie Wildenstein, qui avaient formé le jumelé de l’an passé. On sait ce qu’il est advenu de la première, l’infortunée Valyra, et la seconde Beauty Parlour a quitté la France pour l’Angleterre chez le déjà regretté Sir Henry Cecil.
 
 
La malheureuse Valyra, gagnante de la dernière édition du Prix de Diane
(Photos APRH)
 
 
Pour compléter le chapitre de ceux qui n’ont pas voulu accepter l’invitation, notons également la défection (comme l’an passé) de la casaque vert et rose, celle du Prince Khalid Abdullah. Un petit clin d’œil à des rumeurs…fondées ou non. Rappelons que le Prince est le premier propriétaire du Moyen-Orient à s’être imposé dans un classique européen, avant même la famille Maktoum qui, elle, sera représentée cette année par la casaque Godolphin.
 
 
La présence de la famille Al Thani
 
L’enchaînement était facile avec l’arrivée assez récente de la famille qatarie. L’an dernier, Rjwa, avait été achetée à l’amiable au lendemain de sa seconde du Prix Saint-Alary par le Cheik Joaan bin Hamad (bin Khalifa) Al Thani (le fils de l’Emir). Elle terminera au 3e rang du Prix de Diane de la malheureuse Valyra et de Beauty Parlour (Ecurie Wildenstein) comme indiqué ci-dessus. C’était le premier partant de la famille. Cette année, son oncle, le Cheik Mohammed bin Khalifa Al Thani (le demi-frère de l’Emir), a doublé la mise en présentant deux pouliches françaises, également achetées à l’amiable après avoir démontré leurs talents sur la piste : Flotilla, fille de Mizzen Mast, élevé par Khalid Abdullah et d’une mère par Sinndar, un Aga Khan) et Sage Melody, fille de Sageburg, un ancien Aga Khan-Lagardère….
 
 
Cheik Mohammed bin Khalifa Al Thani avait reçu le trophé de la Poule d'Essai des Pouliches
de la part de Bertrand Bellinguier, Président de France-Galop
 
 
Notes :
 
- Le jumelé d’un propriétaire dans ce classique a été réalisé dernièrement par S.A. Aga Khan en 2010 (Sarafina et Rosanara). L’avant-dernier remonte avant-guerre, en 1932, avec le jumelé du Baron Edouard de Rothschild (Perruche Bleue ayant devancé Ligne de Fond).
- Sage Melody devrait servir de leader, un leader de luxe, pour Flotilla dont nous reparlerons dans le chapitre des achats et des ventes.
 
Et celle de la famille Wertheimer
 
Gagnante du Prix Marcel Boussac puis du Prix Saint-Alary, la championne des frères Wertheimer, Silasol (Monsun), est issue de Green Valley, son aïeule, ascendante également de Solemia.
La famille Wertheimer est représentée au palmarès avec les victoires de Reine de Saba et d’Egyptband mais aussi avec les podiums de Plumania, de Goldamix (une pensionnaire de Carlos Laffon-Parias).
 
L’une des familles les plus représentées se trouvent être celle de Goldikova (3e de l’intouchable Zarkava) et de sa sœur Galikova (2e de Golden Lilac). Leur grand-mère, Rivière d’Or (en 1988), ne s’était inclinée que face à Resless Kara, la seule victoire de Jean-Luc Lagardère. Une aïeule, Glaneuse (4e mère) avait pris la 3e place de l’édition 1969, celle d’Apollonia. Rappelons également le podium de Midget en 1956, une des juments-base de leur élevage.
 
 
 
 La casaque Wertheimer, vieille de 102 ans, sera-t-elle à nouveau à l'honneur dimanche?
 
 
Il y a 15 jours, la plus haute marche du Prix du Jockey Club était occupée par un élève Wertheimer, rappelez-vous d’Intello. Ce dimanche sera-t-il mémorable pour un doublé qui n’a pas été réalisé depuis 1956 avec les victoires des élèves Boussac, la pouliche Apollonia et le poulain Philius. Pour l’anecdote, à l’époque le Prix de Diane se courait avant le Prix du Jockey Club.
 
 
Une paloise, tenante du titre
 
Une seule pouliche «dite» provinciale a osé faire le déplacement pour affronter 10 candidates cantiliennes. Le centre d’entrainement de Sers nous délègue Alterité (Literato), «une Rouget » qui va tenter de garder son titre qu’il avait acquis avec l’infortunée Valyra. Une autre paloise avait pris place sur le podium, Rjwa, «une Rohaut». Cerise sur le gâteau, Jean-Claude Rouget est en passe d’inscrire un triplé à son tableau de chasse (ou de chasseresse en l’occurrence) dans ce classique après sa première victoire, celle de Stacelita en 2009, une pouliche appartenant à Martin Schwartz, le propriétaire d’Alterité.
 
 
 Alterite, encore en pole position à cet instant dans le Prix Saint-Alary.
Elle finira 2e de Silasol à une courte tête.
 
 
Notes :
 
- Le propriétaire américain avait acheté en partie Stacelita à l’Ecurie Monastic (J.P. Dubois) après son succès dans le Prix Saint-Alary. Elle s’était imposée devant sa compagne d’écurie, Tamazirte (propriété d’Hervé Morin). Alterité est, quant à elle, entrée dans son escarcelle cet hiver, achetée à notre ancien ministre de la Défense, Hervé Morin. Elle avait terminé 3e du Prix Marcel Boussac de Silasol et Topaze Blanche.
 
- Literato (Kendor), le père d’Alterité, a terminé à la seconde place du Prix du Jockey Club 2007 (nouvelle version), l’édition de Lawman.
 
 
Une maiden au départ
 
Une seule pouliche n’a pas encore ouvert son compteur et arrive donc maiden au départ du Prix de Diane. Mais c’est en fait une fausse maiden puisque Chicquita avait course gagnée à Saint-Cloud lors de sa rentrée le 24 mai dernier (une «B» sur 2.100 m.) quand aux abords du poteau, elle prend peur et dérobe sur sa droite ne pouvant éviter la haie délimitant la piste. Une cabriole impressionnante qui aurait pu mal se terminer. Plus de peur (c’est le cas de le dire) que de mal. La victoire est donc revenue à une pensionnaire des Wertheimer, Intimhir (une sœur de Sortilège) qui l’avait déjà devancé lors de ses débuts à 2 ans à Longchamp.
 
 
Voici la chute impressionnante de Chicquita dans le Prix Lunadix
le 24 Mai dernier à Saint-Cloud
 
Et voilà le résultat ... Cheval et jockey sont rentrés sains et saufs
 
 
Chicquita (Montjeu) a été élevée conjointement par l’Ecurie des Monceaux et l’Ecurie Skymarc Farm (Lady O’Reilly) et vendue 600.000 € à Deauville (second top price des ventes). Fille de Prudenzia, elle fait partie de la même famille qu’Alexandrova (Oaks anglaises et irlandaises). Elle est entraînée par Alain de Royer-Dupré qui compte 6 victoires dans ce classique. En cas de victoire, il rejoindrait au palmarès Tom Jennings, un entraîneur du 19e siècle.
 
Notes :
- Chicquita a été achetée yearling par Badgers Bloodstock (dirigé par Grant Pritchard-Gordon, un des anciens managers de Juddmonte Farms) pour le compte du propriétaire australien, Paul Makin (rappelons-nous de Starcraft, entre autres).
- Le père de Chicquita, Montjeu, est un vainqueur du Prix du Jockey Club, ancienne version.
 
 
Une seule invaincue au départ
 
Elles étaient 4 invaincues au départ l’an dernier et c’est l’une d’entre elles qui s’est imposée, Valyra (2 victoires en autant de sorties avant le Prix de Diane). D’ailleurs, il est amusant de constater que les éditions du XXIème siècle (au nombre de 13) ont donné lieu à une victoire d’une invaincue à 10 reprises : outre celle de Valyra, Golden Lilac (4 victoires en autant de sorties), Sarafina (2), Stacelita (4), Zarkava (4), Divine Proportions (7), Latice (3), Nebraska Tornado (2), Aquarelliste (2) et Egyptband (2) en 2000..
 
Egyptband était donc la première du siècle, entraînée par Mme Christiane Head. La candidate de l’édition 2013, Treve (Motivator), est également invaincue en 2 sorties et est également entraînée par Criquette.
 
 
Treve à l'entrainement le 4 juin sur la piste des Aigles montée par Thierry Jarnet
 
 
Cette petite-fille d’Anabaa est issue d’une aïeule bien connue puisqu’il s’agit de Trillion (sa 4e mère, seconde du Prix de Diane 1977), la mère de Triptych. Treve appartient à la famille Head qui a inscrit son nom au palmarès avec l’excellente Pistol Packer (qui en outre a remporté le Prix Saint-Alary et le Prix Vermeille et a terminé seconde de Mill Reef dans l’Arc 1971) et avec Harbour (associée au Cte Roland de Chambure sous l’entité Ecurie Aland). On peut noter également les podiums de Riverqueen (seconde de Pawneese), de Three Troikas (battue d’un nez par Dunette), de Matiara (Ecurie Aland et en outre gagnante de la Poule d’Essai).
 
 
 
Pistol Packer ici à Longchamp mais gagnante à Chantilly
du Prix de Diane 1971 pour la famille Head.
 
 
Gagner en ne débutant qu’à 3 ans
 
Esoterique n’a débuté qu’en avril dernier à Saint-Cloud sur 1.600 m. A cette occasion, elle s’impose puis confirme ensuite en remportant le Prix Vanteaux (1.850 m.) en devançant Silasol et Pearlside, deux de ses adversaires du jour. On se souvient, ensuite, de la fin de course de Flotilla dans la Poule d’Essai laissant Esotérique à une encolure et Tasaday à 4 longueurs.
 
Faire l’impasse sur l’année de 2 ans et s’imposer dans le Prix de Diane, ce n’est pas nouveau. Il existe quelques exemples récents tels que Valyra, Nebraska Tornado (une Fabre, arrivée invaincue), Aquarelliste, Daryaba…pour ne citer que les dernières éditions.
 
 
Les femmes entraîneurs
 
Mme Chritiane-Maarek et Mme Loïc Audon seront les femmes représentées dans la colonne des entraîneurs. La première édition du 21e siècle avait vu la victoire d’Egyptband, entraînée par Criquette. Cinq ans plus tôt, Carling avait devancé Matiara. Elles étaient toutes les deux exploitées par des femmes (Mme Corine Barbe et Mme Head). Harbour, en 1982, avait créé un précédent avec Mme Head qui avait obtenu sa licence d’entraîneur public au mois d’avril 1981 (soit un an plus tôt).
 
 
 
Sylvie Audon va présenter la pouliche Endio
au départ du Prix de Diane
 
 
Et les entraîneurs espagnols
 
Deux des participantes sont entraînées par des espagnols. On connaissait Carlos Laffon-Parias, installé à Chantilly depuis de nombreuses années, mais un peu moins Mauricio Delcher-Sanchez. Il a décidé de quitter la péninsule ibérique et le centre de La Zarzuela à Madrid pour débarquer sur le centre de Chantilly (à Lamorlaye) en mars dernier emmenant avec lui la fille d’Alhaarth, Pearlside, (il en est d’ailleurs également l’éleveur) qui, depuis son arrivée, s’est classée 3e du Prix Vanteaux d’Esotérique et Silasol.
 
A 2 ans, Pearlside, leader de sa génération en Espagne, est titulaire de 3 succès dont deux en octobre de ses 2 ans à Madrid, le Critérium des Pouliches (à Madrid) et 15 jours plus tard, le Gran Critérium face aux mâles. Elle porte les couleurs espagnoles d’Anthony Forde sous l’entité Safsaf Canarias (basée à Las Palmas).
 
 
 
Pearlside
 
 
Dans le curriculum vitae de Mauricio Delcher-Sanchez figure la victoire d’Equiano dans les King’s Stand St. 2008 (Gr.1) (monté par Olivier Peslier) faisant de lui le premier espagnol à s’imposer à Ascot. Sera-t-il le premier à remporter un classique français après quelques succès sur le territoire dont ceux de Suances dans le Prix Jean Prat 2000, de Bannaby dans le Prix du Cadran 2008, d’Irish Field dans le Prix Robert Papin 2010 (Gr.2). Il vient de remporter le Prix Vicomtesse Vigier (Gr.2) avec Domeside.
 
Notes :
- Mme Loïc Audon a terminé au pied du podium en 2011 avec Haya Landa (le conte de fée de Mme Odette Fau et élevée au Haras du Pley), un podium occupé par Golden Lilac, Galikova, Glorious Sight, excusez du peu. La candidate de cette mannée, Endio (Enrique, un ancien pensionnaire de Sir Henry Cecil) a été élevée par Jean-Paul van Horenbeke qui s’est associée à Mme Audon pour sa carrière sur la piste. Endio avait devancé au mois de mars une certaine Eleuthera, fille de Spirit One et gagnante par la suite du Prix de Royaumont (Gr.3), une bonne ligne, donc.
 
- Pour ses parents, Mme Ch. Head avait sellé Denomination en 2009 et plus aucune depuis l’édition 1985 avec Devalois (4e de Lypharita).
 
 
Fabre en force
 
Avec trois partantes, André Fabre arrive en force et pourrait bien signer un triplé historique d’autant plus que les trois pouliches ne sont pas là pour faire de la figuration : Baltic Baroness (Shamardal) pour la Gestut Ammerland, Tasaday (Nayef) pour Godolphin et Esotérique (Danehill Dancer) pour le Baron Edouard de Rothschild.
 
- Née en Allemagne et gagnante du Prix Cléopâtre Baltic Baroness n’est autre que la petite-fille de Borgia, gagnante du Deutsches Derby (montée par Olivier Peslier), seconde du Prix de Diane allemand et 3e du Prix de l’Arc de Triomphe 1997, celui de Peintre Célèbre. Pour l’anecdote, aucune pouliche n’a fait le doublé Cléopâtre-Diane depuis 1976, l’année de Pawneeese. Baltic Baroness a hérité de la stalle N°1, celle de Golden Lilac portant les mêmes couleurs.
 
 
Baltic Baroness montée par Pierre-Charles Boudot sur les Aigles le 11 Juin
 
 
Esotérique et Tasaday ont pris les premiers et second accessits de la Poule d’Essai derrière Flotilla.
 
 
Tasaday (grise) et Esoterique à l'entrainement sur la piste
des Aigles le 11 juin
 
 
- André Fabre a sellé plus de 50 partantes dans ce classique qu’il a déjà enlevé à 4 reprises dont celui de 2011 avec Golden Lilac. Cette dernière appartient à la Gestut Ammerland (Dieter von Boetticher) qui avait déjà pris place sur le podium avec Grey Lilas en 2004.
 
Notes :
- Depuis l’après-guerre, on dénombre seulement 3 jumelés gagnants d’entraîneurs : Jean-Claude Rouget en 2009 (Stacelita et Tamazirte), Sir Henry Cecil en 1990 (Rafha et Moon Cactus) et Geoff Watson en 1961 (Hermières et Valadon).
 
- Le palmarès d’André Fabre n’est plus à présenter. Il compte 28 victoires de classiques, à quelques longueurs du maître François Mathet. Pour l’anecdote, André Fabre a sellé les pouliches du trio gagnant du Prix Vermeille 1993 faisant aussi bien que Geoff Watson en 1964. Il a fait encore mieux mais cela ne concernait pas une épreuve pour pouliches.
 
- Vainqueur du Prix Jockey Club, il y a 15 jours, il est en mesure d’égaler la performance de Jean-Claude Rouget en 2009 qui avait remporté les deux classiques cantiliens (Le Havre et Stacelita) ainsi que Charles Elliott en 1956 (Philius et Apollonia).
 
- André Fabre avait déjà sellé en 1992 quatre partantes et c’est l’une d’elle qui l’avait emporté, Jolypha (Khalid Abdullah).
 
 
Les étrangers n’ont pas voulu de nous…
 
Comme disait Coluche, ils n’ont pas voulu de nous (de nos French Oaks), qu’ils se rassurent…L’an passé, elles étaient trois, deux O’Brien et une franco-belge (Forces of Darkness terminera au pied du podium). En 2011, au départ des French Oaks, il n’y avait que des cantiliennes et en 2010, aucune étrangère avait osé défier Sarafina et sa bande.
 
 
Ce dimanche, c’est aussi la fête des pères
 
Ce ne sera pas celle de Galileo, puisque, aussi étrange que cela puisse paraître, il n’a pas un seul rejeton au départ. Ce n’est pas en France que Galileo inscrira son 4e classique de l’année.
Par contre, il se pourrait que ce soit la fête de Monsun (l’autre sire en forme), puisque l’une des favorites, Silasol, peut permettre à son père d’inscrire son nom une seconde fois au palmarès après Stacelita. En fin de compte, ils ne sont pas nombreux les pères ayant produit au moins deux gagnantes : les dernières décennies ont donné, Lyphard (Reine de Saba et Jolypha), Kahyasi (Verera et Zainta, deux années consécutives), Arctic Tern (Harbour et Escaline) et beaucoup plus loin après-guerre, Sicambre et Djebel. (Lire le premier épisode de "Allo Monsun, ici la terre" mais aussi le second épisode).
 
Il n’y aura pas non plus de doublé d’étalon puisque les 11 partantes ont toutes un père différent. Ce doublé aurait pu coller à l’actualité, puisque le seul jumelé d’étalon d’après-guerre est à mettre au crédit de Sir Henry Cecil avec Kris qui a avait pris les deux premières places de l’édition 1990 (Rafha et Moon Cactus).
 
 
Une histoire de doublés
 
- Le Prix Marcel Boussac (Critérium des Pouliches, à l’origine) date de 1969 et seulement trois pouliches se sont adjugées et ce Gr.1 à 2 ans et le Prix de Diane, 9 mois plus tard : Allez France, Divine Proportions et Zarkava. Cette année, Silasol est en mesure de les imiter. Mais aucune des premières citées n’a remporté également le Prix Saint-Alary (comme l’a fait la protégée des Wertheimer), leurs entourages ayant préféré la Poule d’Essai.
 
 
La championne Zarkava est la dernière à avoir réalisé le doublé
Prix Marcel Boussac - Prix de Diane
 
 
- Le doublé Poule d’Essai-Prix de Diane a été réalisé à maintes reprises dont celui de Golden Lilac, la dernière en date. Cette année, Flotilla pourrait bien les rejoindre.
 
- Le doublé Prix Saint-Alary-Prix de Diane a également été réalisé à maintes reprises dont ceux de Sarafina et Stacelita, les dernières en date. Cette année, Silasol pourrait bien les rejoindre.

 

 

C’est dans les vieux pots…
 
L’une des favorites, Esotérique, est née alors que sa mère avait déjà 21 ans. En cas de victoire, elle serait la mère la plus âgée de toutes les gagnantes de ce classique depuis le début du 20e siècle à moins que Dionissima (la mère d’Endio) la coiffe sur le poteau. En effet, Dionissima, avait déjà 22 ans l’année de la naissance de sa fille, ce qui fait d’elle la mère la plus âgée du peloton. Elle est entrée au haras à l’âge de 8 ans et il semblerait qu’Endio soit son dernier produit. (relire l'avant Poules d’Essai du 10 mai dernier).
 
 
Des achats, des ventes et l’élevage
 
- Plus de la moitié (6) des concurrentes sont restées la propriété de leur éleveur. Il faut dire que la majorité élève pour faire courir et non pour vendre.
 
- Deux pouliches ont tout de même été vendues yearling en ventes publiques :
a) Chicquita (Montjeu) a été vendue yearling pour 600.000 € (voir le chapitre maiden)
b) Flotilla (Mizzen Mast) a été élevée aux Haras de Capucines pour Eric Puerari, Oceanic Bloodstock (Michel Zerolo) et Mme Ariane Gravereaux. Elle a été vendue yearling  pour 120.000 € à Hubie de Burgh Equine associé à Bahen Bloodstock. Flotilla a ensuite gagné plaisamment son maiden à 2 ans à Clairefontaine pour les couleurs du propriétaite américain Edward Swyer qui l’a revendue, la veille ou l’avant-veille du Prix Marcel Boussac, au Cheik Al Thani. On connaît la suite…et l’heureuse aventure à Santa-Anita à 2 ans qui permettait à son propriétaire de décrocher son premier Gr.1.
 
 
 Flotilla dans les écuries de Mikel Delzangles le 6 juin dernier 
 
 
- Outre Flotilla deux autres pouliches ont changé de casaque à l’issue d’une vente privée après avoir déjà foulé la piste :
a) Sage Melody (Sageburg) a été élevée par la famille Bader qui a exploité son année de 2 ans avant d’être vendue cet hiver.
b) Alterité (Literato) a été élevée par Hervé Morin puis a gagné le Critérium de l’Ouest et s’est classée 3e du Prix Marcel Boussac pour ses couleurs. Elle aussi a changé de mains cet hiver (relire comment la mère d’Altérité a été achetée par Hervé Morin).
 
Notes :
Hubie de Burgh est un courtier basé en Irlande, ancien manager de Derrinstown Stud propriété d’Hamdan Al Maktoum, pour qui il a acheté Mutin, le poulain de la famille Head, top-price des ventes de l’Arc de Triomphe l’an dernier. Quant à Justin Bahen Bloodstock, il est basé en Australie.
 
 
La corde
C’est la stalle N°8 qui tient la corde avec 5 gagnantes depuis 1980 ; c’est celle de Zarkava (sur 13 partantes), de Zainta (11), de Northern Trick (15). Cette année, c’est Altérité qui hérité de cette stalle.
 
 
Jockeys
Olivier Peslier, qui n'a encore jamais remporté une édition du Prix de Diane, sera associé à la représentante Wertheimer Silasol. Fait rare, Christophe Soumillon n'aura pas de monte cette année dans la course des élégantes. Il n'a jamais manqué une édition depuis sa première monte en 2000 sur New Saga. Néanmoins, il a déjà gagné la course à deux reprises en selle sur Latice en 2004 et Zarkava en 2008.
 
 
Les dés sont jetés, à vos jumelles et que la meilleure gagne.
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