Taille NBA, coeur de jockey : Charles de Tarragon "dunke" fort dès ses débuts comme Gentleman-Rider

Charles de Tarragon (à gauche), posant fièrement aux côtés de Birchbowl, de son frère, Arnould, et de son père, Gérard, après ses débuts victorieux en tant que Gentleman-Rider, à Royan, le 03 août dernier (© Facebook Club des Gentlemen-Riders & Cavalières)
Il ne lui aura guère fallu bien longtemps, pour faire partie des plus grands. Alors que sa carrière dans les pelotons n’en est qu’à son commencement. À tout juste 17 ans, Charles de Tarragon fait en effet d’ores et déjà partie du cercle, très fermé, des plus grands jockeys de la planète. Pas par le talent. En tout cas, pas pour l'instant. Mais par la taille... Assurément. Définitivement. Rien de bien étonnant quand on fait 1m93... "au garrot". Mais on ne peut plus détonnant quand la plupart des gens s’adonnant à ce sport toisent, en moyenne, autour des 1m65... "les bras levés".

Charles de Tarragon, ici lors de l'une de ses victoires en course de poneys, paré des couleurs du Haras de Maulepaire
Lever le bras, celui qui est lycéen au Prytanée national militaire de La Flèche (Sarthe) l'a d'ailleurs déjà fait à plusieurs reprises. Malgré son jeune âge. Non pas pour monter au panier de basket ou au filet de volley. Deux sports dans lesquels son gabarit aurait été un atout majeur. Mais pour manifester sa joie d'avoir réussi, avec sa monture, à passer le poteau d'arrivée les premiers. Plus d'une fois dans les pelotons des courses organisées ici et là en France par l'association des Poneys au Galop, grâce à laquelle il a pu apprendre les rudiments de l'équitation de courses, aux côtés qui plus est de son "petit"-frère Arnould. Et une toute première fois ce dimanche 03 août, en qualité de Gentleman-Rider... dans ce qui était, en plus, sa toute première apparition dans les pelotons des jockeys amateurs.

Est-ce lui qui est trop grand ? Ou les autres trop petits ? Du haut de ses 1m93, Charles de Tarragon passe difficilement innaperçu dans les pelotons des courses de Gentlemen-Riders & Cavalières (© Facebook Club des Gentlemen-Riders & Cavalières)
Associé à Birchbowl (Birchwood), un élève (en association avec Patrick Falue, ndlr) et représentant de Gérard Dufit, entraîné par le discret mais ô combien efficace Paul de Chevigny, chez qui il monte régulièrement le matin à l'entraînement, Charles de Tarragon est en effet ressorti victorieux du Prix de l'Hippodrome de Luxe, à Royan-La Palmyre. Une victoire acquise à la manière des forts, c'est-à-dire de bout en bout, le tandem étant parvenu à devancer de trois longueurs celui formé par Riskaya (No Risk At All) et Lisa Quinton au passage du poteau d'arrivée, Blouzeur (Honolulu) et Lara Le Geay ayant, quant à eux, conclu à la troisième place, encore cinq autres longueurs plus en retrait.

Durant ses quelques années dans les pelotons des courses de l'association des Poneys au Galop, Charles de Tarragon a notamment pu croiser le fer avec des jeunes gens comme Valentin Le Clerc et Jad Hondier (à sa gauche) qui, comme lui, n'ont guère tardé à faire leurs preuves une fois lâchés dans les pelotons "officiels"
Un succès que le "grand Charles" a bien évidemment su apprécier. Ses proches aussi d'ailleurs. Ainsi que sa deuxième place avec Zelica (The Grey Gatsby) dans le Prix de la Cave Parisienne - Saint-Palais, pour le même entraînement de Paul de Chevigny, la casaque et l'élevage, cette fois-ci, de la famille Gillespie. D'autant plus qu'il n'a intégré les rangs des Gentlemen-Riders que tout récemment. Depuis juillet dernier pour être exact. Aux côtés de six autres "jugé(e)s aptes au grand saut", toutes et tous membres de la 88ème promotion. La promotion "Gabriel Leenders". Aujourd'hui grand entraîneur. Auparavant grand jockey, amateur puis professionnel... par la taille, car toisant lui aussi presque deux mètres "au garrot" !

La "photo de classe" de la 88ème promotion du Club des Gentlemen-Riders & Cavalières, avec notamment, dépassant de la mêlée, Charles de Tarragon... et Gabriel Leenders, qui a lui aussi compté, à l'époque, parmi les "géants" du vestiaire avec son presque double mètre (© Facebook Club des Gentlemen-Riders & Cavalières)
Si la vie lui a donné, comme pour le dernier cité, la taille d'un homme pouvant "dunker" et "smasher" comme bon lui semble, cet autre "gentil géant" a souhaité lui aussi choisir une discipline beaucoup plus en accord avec ses ambitions. Et ses traditions. Véritable enfant de la balle, fils de Maïlys et Gérard de Tarragon, animateurs du Haras de Maulepaire, et descendant d'une "grande" lignée où l'on vit et respire cheval, Charles de Tarragon ne pouvait effectivement faire autrement que de l'équitation de courses sa discipline de prédilection. Une discipline dans laquelle il compte bien continuer de progresser et d'évoluer. En qualité de cavalier. Malgré les centimètres ajoutés. Et les kilogrammes à devoir - encore plus - maîtriser.



