La dixième de San Petrone Corso, d'une montagne à une autre !

29/01/2021 - Anglo Actualités générales
Né et élevé en Corse par Mathieu Maurizi, et affublé du même nom qu'une célèbre montagne de l'île de Beauté, San Petrone Corso a décroché aujourd'hui à Pau le dixième succès de sa carrière, à l'occasion du Prix Louis-Alexandre Sers. Le représentant d'Antoine Bardini renoue ainsi avec la victoire depuis son sacre dans le Grand Steeple-Chase des Anglo-Arabes, il y a un peu plus d'un an, déjà au pied des Pyrénées.

Lucas Zuliani a permis à San Petrone Corso de décrocher la dixième victoire de sa carrière, la deuxième à Pau (© APRH)

 

Alors qu'il n'avait plus passé le poteau en tête depuis un petit peu plus d'un an, soit depuis son succès lors du meeting d'hiver de Pau 2019-2020, dans le Grand Steeple-Chase des Anglo-Arabes, San Petrone Corso a de nouveau goûté aux joies de la victoire au pied des Pyrénées ce vendredi, dans le Prix Louis-Alexandre Sers, au terme d'un parcours au millimètre orchestré par son jeune partenaire, Lucas Zuliani.

 

San Petrone Corso et Lucas Zuliani, vaiqnueurs ce vendredi du Prix Louis-Alexandre Sers sur l'hippodrome de Pau (© APRH)

 

 

Tout de suite bien parti, évoluant dans le dos des leaders en première partie de parcours, le représentant d'Antoine Bardini est venu se porter sur la même ligne que le principal animateur de la course, Gianicolo (Balko), au premier passage devant les tribunes, avant d'effectuer la course en tête à ses côtés jusqu'à la douve, dans le dernier tournant, qu'il a mieux franchie que son rival pour lui prendre un petit avantage. Malgré le bon retour du représentant de l'Écurie Sagara, à son extérieur, le pensionnaire de François Nicolle est reparti au nez et à la barbe de ce dernier sitôt l'ultime difficulté franchie, six longueurs et demie les séparant au passage du poteau d'arrivée. Un peu plus en retrait, Monfleur du Lia (Policy Maker), vainqueur de cette épreuve en 2018 avant d'en terminer second l'an dernier, s'est une nouvelle fois très bien comporté et est parvenu à préserver la troisième place de haute lutte, face à Ilbahana (Ilbarritz), qui a très bien conclu.

 

 

Fils d'Olzarte de Collongues, étalon au Haras de Gelos sacré à neuf reprises en compétition, notamment dans le Ministère des 25% ainsi que dans le Grand National à 12.5% face à ses aînés, San Petrone Corso a vu le jour dans les prés jouxtant la petite commune d'Alistro, au nord-est de la Corse, chez Mathieu Maurizi, une référence dans ce qui est d'élever des chevaux de courses sur l'île de Beauté, notamment Anglo-Arabes. Chic poulain alezan, San Petrone Corso est le troisième produit de Smoke, décuple lauréate en plat sous la férule d'Antoine Gandolfi, en Corse, avant d'entrer au haras et de donner deux autres gagnants, dont Hattan, propre frère de San Petrone Corso vainqueur à 5 reprises sur l'île de Beauté pour le duo Antoine Bardini / Daniel Ferir, qui ont également vécu de grands moments de joie avec son frère par Isis de la Brunie, Achtar, qui a lui aussi passé le poteau en tête à cinq reprises, notamment dans le Grand Prix des 3 ans de Prunelli-di-Fiumorbo. Tous ces éléments sont issus d'une lignée d'Anglo-Arabes initiée par feu la Marquise de Moratalla, grande dame des courses aujourd'hui malheuresuement disparue, dont la célèbre casaque rouge toque vert clair a brillé de mille feux grâce à plusieurs éléments de cette lignée, notamment Dona Concha, Caye Mohere, ou encore Dona Judith ainsi que l'invaincu Benat, resté invaincu en six combats dans les années 1980.

 

La gapette sur la tête, Antoine Bardini, propriétaire de San Petrone Corso, posant aux côtés d'Alain Chopard, Christophe André et François Nicolle, lors du Grand Show Anglo de La Teste, en 2018

 

Àgé de 8 ans depuis le 1er janvier de cette année, San Petrone Corso a lui aussi effectué ses débuts en Corse, chez Daniel Ferir, et n'a jamais terminé plus loin que deuxième en sept tentatives à 3 ans, triomphant notamment dans le Grand Prix des 3 ans de Prunelli-di-Fiumorbo, où le détonnant tandem Antoine Bardini / Daniel Ferir avait réalisé l'exploit de placer leurs trois représentants aux trois premières places de cette épreuve. Après deux autres victoires en plat sur l'île de Beauté à 4 et 5 ans, le bel alezan a ensuite rejoint le continent et la capitale française pour prendre part, en 2018, au Grand Prix des Anglo-Arabes de ParisLongchamp, duquel il s'était classé bon troisième, derrière la bonne Flamb'ée. Passé ensuite entre les mains de l'entraîneur marseillais Christophe Escuder, pour qui il s'est classé deuxième à Tarbes du Prix Jean Laborde puis de la reine Genmoss dans le Grand National à 12.5% de Toulouse, San Petrone Corso a quitté le soleil du Sud-Est  pour rejoindre celui du Sud-Ouest, et d'intégrer les boxes royannais de François Nicolle.

 

San Petrone Corso (à l'extérieur), lors de la Journée des Ministères de Tarbes, en 2018

 

Deuxième pour ses débuts en haies sur les balais de Niort à l'automne 2019, avant de briser son statut de "maiden" en obstacle sur ceux d'Agen, le fils d'Olzarte de Collongues a ensuite pris la direction des Pyrénées pour participer au meeting d'hiver de Pau, où il s'est notamment classé deuxième du Prix Roger de Vazelhes avant de remporter brillamment le Grand Steeple-Chase des Anglo-Arabes, le jour du Réveillon, sous la selle de Théo Chevillard. Si l'année 2020 n'aura pas été fructueuse en termes de victoires, San Petrone Corso a néanmoins obtenu quelques bonnes places, se classant deuxième à deux reprises sur les parcours de steeple de Craon et de Bordeaux, quatrième du Steeple-Chase National des Anglo-Arabes de Compiègne, puis courageux troisième à Pau du Grand Steeple-Chase des Anglo-Arabes, remporté au demeurant par un autre Anglo-Arabe né et élevé en Corse, Aragorn d'Alalia, son compagnon d'entraînement qui plus est ! Grâce à son succès de vendredi, San Petrone Corso signe donc la dixième victoire de sa carrière, la troisième sur le continent, et continue de porter haut l'étendard de la Corse, d'une montagne à une autre.

 

Photo souvenir pour San Petrone Corso, les oreilles pointées comme il faut ! (© APRH)


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