Porte Ouverte du Haras de Cercy 2018 : la grosse chaleur !

07/01/2018 - Evénements
 Quelle que soient les conditions météos, même détrempées en cet hiver chaotique, la Porte Ouverte du Haras de Cercy s'est bien installée en tant que 1e événement d'élevage de l'année et a encore rassemblé une foule compacte venue voir les 12 étalons présentés en extérieur, mais dans une ambiance particulièrement chaude...

 

 

Pas moyen de se déplacer dans la salle de monte ! C'est bon signe car cet espace qui sert de salle de réception les jours d'événements se retrouve pris d'assaut en ce 6 janvier 2018. Non seulement il est chauffé mais aussi il protège de la pluie battante qui s'abat sur une commune de Cercy-laTour dont les cours d'eau débordent de partout, et enfin il abrite le stand aux mille huitres avec le vin blanc. Après l'accueil, la journée commence toujours par l'Assemblée Générale du Syndicat des AQPS de la Nièvre. A la tribune, des "huiles" pas seulement institutionnelles avec des figures de la politique locale mais l'invité spécial était évidemment le baron Edouard de Rothschild. Le Président de France Galop, qui vient à la rencontre de ses administrés, notamment après une période où beaucoup de gens de l'obstacle ont grincé des dents à la publication du plan d'économies; avait aussi l'intérêt de revoir son élève Elliptique, gagnant du Grand Prix de Vichy (Gr.3) à 3 ans dans le département voisin de l'Allier mais aussi de Gr.1 en Allemagne à 5 ans, et confié au Haras de Cercy pour commencer la monte au cours du printemps 2017.

 

 

Comme tout le monde, le Baron Edouard de Rothschild avait donc du mal à bouger dans la salle de monte archi comble, ce qui représente une forme de bain de foule dont il ne peut guère profiter sur les hippodromes parisiens si souvent vides. C'est dans cette ambiance bien chauffée qu'a eu lieu la vente aux enchères de la saillie de Cokoriko, si bien nommé pour l'occasion, en faveur de 2 jeunes vedettes locales du saut à la perche, Jules Cyprès (fils de Thierry) et Pierre Cottin (rien à voir avec la famille des courses) pour les aider à défendre le drapeau tricolore lors des Jeux Olympiques de Tokyo. Leurs performances actuelles, notamment le record à 5,45 m de Jules Cyprès qui le hisse au 7e rang français, leur permet de prétendre aux sélections nationales qui auront lieu à la fin du printemps 2020. Ils ont donc deux ans pour gagner les derniers centimètres, sans doute les plus durs, et le club d'athlétisme de Cercy avec son entraîneur Jean-François Raffali, a besoin de moyens financiers. Le boss en personne, Jacques Cyprès, est monté sur une chaise pour faire l'auctionner pour la 1e fois de sa vie. On aurait pourtant dit qu'il cru qu'il faisait tous les jours.

 Aidé par sa capacité exceptionnelle à arranguer les foules, tirant sur toutes les ficelles, chauvines pour exhorter les locaux à battre les voisins dans le combat des enchères, ou fiscales en rappelant à point nommé que l'achat serait déductible à 60% des impôts, le Président de la Scaecc du Haras de Cercy a fait monter le prix jusqu'à 5400 €, soit trois fois le prix de saillie de Cokoriko ! Associé à Patrick Joubert, un voisin et ami, Nicolas de Lageneste a fait une nouvelle fois preuve de grandeur d'âme en faisant tomber le marteau imaginaire pour une telle somme. Bravo également au dernier sous-enchérisseur, Béatrice Nicco, venant également de l'Allier.

Et puis tout le monde est passé au banquet après l'indispensable ban bourguignon. Il y avait du cochon grillé au menu. Toute ressemblance avec un village gaulois ne peut pas être fortuite à la seule différence qu'avec 350 repas servis, il a fallu ajouter des tables et des assiettes à la dernière seconde !

 

 

A part avoir le plaisir de se retrouver entre socio-professionnels après les fêtes de famille, parfois fort ennuyeuses si on ne peut pas y parler de chevaux à table, le but de l'opération est quand même de voir des chevaux en vrai, présentés par les 2 étalonniers de Cercy, Philippe Thiret et Jonathan Boone, et aussi les "extérieurs" invités pour la 1e fois.. Nouvelle recrue, Vision d'Etat, père de la crack De Bon Coeur, a ouvert le bal sous les yeux de ses copropriétaires, Jacques Détré avec ses associés Victoria et Eric Libaud. Parmi tous, Free Port Lux a fortement retenu l'attention grâce à sa transformation physique. Ce triple gagnant de Groupe sous la férule de Freddy Head, petit-fils de Monsun, était arrivé comme un grand cheval noir athlétique mais très osseux, faisant beaucoup penser à Network, ce qui est une belle référence. Après seulement une saison de monte, Free Port Lux a pris beaucoup de masse et il présentera très bientôt un physique d'étalon exceptionnel.

A noter que le Haras de Cercy a remporté le championnat officieux du plus grand nombre de juments de galop saillies en 2016 et en 2017, avec respectivement 720 et 700 poulinières. Coastal Path a même remporté le Rocco d'Or de l'obstacle 2017 avec 165 juments saillies, ce qui le place au 3e rang national derrière Dabirsim et Siyouni.

 

GALERIE PHOTOS
 

 


Elliptique avec Philippe Thiriet.
 


Vision d'Etat, sous le regard d'Eric Libaud

 


Karaktar avec Jonathan Boone

 


L'assemblée générale du Syndicat AQPS de la Nièvre


Président de France Galop, avec Michel Bourgneuf, Président du Syndicat de la Nièvre, remet à Nicolas de Lageneste le trophée de meilleur éleveur en plat.

Jacques Cyprès est sacré meilleur éleveur d'obstacle. Il est entouré par son frère Thierry, son dauphin et coéleveur avec lui de Bipolaire, et par sa soeur Michelle.


Edouard de Rothschild avec son élève Elliptique.


Jules Cyprès, le champion de saut à la perche.


La vente aux enchères


Nicolas de Lageneste et Patrick Joubert ont remporté la bataille d'enchères pour 5400 €, soit 3 fois le prix de saillie de Cokoriko.


Le ban bourguigon, chanson inventée en 1905 devenu l'hymne officiel de la Bourgogne. Les paroles sont simples, ça fait lalal lala lalalalalère etc...La chorégraphie est simple aussi : il faut mettre les bras en l'air et tourner les mains avec ses poignets.


Jean-François Raffali, l'entraîneur de saut à la perche.


Astérix...


Et le banquet du village gaulois

 

 

 

 

On en parle dans l'article

Voir aussi...