Loïc Malivet : " Merci à M. Bélinguier. Maintenant, je dois réfléchir à ma position "

11/05/2015 - Focus divers
Aussitôt l'annonce de Bertrand Bélinguier, actuel Président de France Galop, qu'il en se représenterait pas, nous avons demandé à son vice-président Loïc Malivet de réagir et de nous éclairer quant à son positionnement pour la prochaine élection. Sans langue de bois, il rend hommage à M. Bélinguier et n'écarte pas sa propre candidature pour le prochain scrutin.

   Alors qu'ils ne se connaissaient pas avant, Loïc Malivet et Bertrand Belinguier ont tissé une relation de confiance depuis 2011. (PHOTOS APRH)

 

 " Je remercie tout d'abord Bertrand Bélinguier pour la confiance qu'il m'a accordé en me nommant vice-Président, alors que je ne le connaissais pas avant. Il était alors venu me voir par l'entremise de Jean Biraben. Très rapidement, on s'est bien entendu sur la façon de travailler, cela malgré des divergences. Nous discutions, nous débattions avant de tomber d'accord à la fin. Et je répète que cette notion de confiance est très importante à mes yeux. J'estime qu'il a très bien géré sa mandature, et que son mandat sera retenu pour de nombreuses raisons, avec des réformes importantes dont voici les principales :

  • Malgré la période très difficile que tout le monde connait, avec la baisse des enjeux, les allocations ont été maintenues
  • Des dossiers laissés sous le tapis depuis 30 ou 40 ans ont enfin été pris à bras le corps, comme les ARF (retraites) sur lesquelles l'Etat nous sommait de revenir dans la légalité, mais aussi et bien sûr le PMH, une "verrue" financière, (reprise d'une expression déjà employée par Jean-Luc Lagardère à l'époque de sa présidence), dont tant le galop que le trot ne pouvaient plus supporter qu'il continue de coûter 15 à 18 millions d'euros par an. Ce dossier n'est pas encore terminé bien sûr, mais il est en cours.
  • L'évolution importante du calendrier avec la densification des courses en hiver sur les PSF de Chantilly, Lyon la Soie et Pornichet, car il a été tout de suite pris conscience que les professionnels et les propriétaires avaient besoin de courir 12 mois sur 12.
  • La refonte des indemnités de déplacement qui est devenu bien équitable désormais selon les régions.


 

" Je trouve également que Bertrand Bélinguier a très bien géré le timing en faisant sa déclaration dès aujourd'hui. Cela fait taire les mauvaises langues qui disaient que le nouveau décret était fait sur mesure pour qu'il puisse se réprésenter. J'aurais préféré qu'il fasse un 2e mandat car il connait tous les rouages des courses et du PMU. Je trouve qu'on s'en est très bien tiré pendant ces 4 dernières années et j'espère que sa succession fera aussi bien."

" A titre personnel, j'ai toujours pris les élections au fur et à mesure qu'elles se présentent. J'aviserai de mon positionnement selon les candidatures qui pourraient se déclarer, pour voir les personnes avec qui on pourrait bien s'entendre. A savoir si je vais être moi-même candidat, je trouve qu'il est un peu tôt pour prendre positon. Il va falloir que je réflechisse sereinement, avec mes bons amis, pour prendre une position fin juin début juillet. "

NDLR : homme de l'ouest, éleveur avec sa femme depuis toujours, Loïc Malivet est président de l'ASSELCO (les éleveurs de l'ouest), et vient d'être réélu pour un 2e mandat à la tête du Syndicat National des Eleveurs. A France Galop, il est vice-président pour le plat depuis 2011.