Bon Augure, l'histoire extraordinaire d'Adrien Lacombe

13/03/2017 - Grands destins
Bien que s'il avait remporté une très grande course, Adrien Lacombe a vécu et partagé une émotion extraordinaire avec le succès pour sa rentrée de Bon Augure, son champion revenant d'entre les morts, dans le Prix Jean-Claude Evain du 12 mars 2017 à Auteuil. L'entraineur de Senonnes a été félicité chaleureusement pendant toute l'après par l'hippodrome entier, avec une sincérité touchante. Il raconte comment il l'avait repéré à 2 ans aux concours de Paray et Decize (voir les vidéos).


Monté par Anglo Gasnier, Bon Augure est redevenu un cheval volant après avoir frôlé la mort. (PHOTO APRH)

Les gens des courses aiment les chevaux. Ils savourent les belles histoires. Et ils se sont donc soulevé d'un mouvement commun pour applaudir à l'exploit de Bon Augure, le fils de My Risk. Jeune champion AQPS en plat, invaincu en 4 sorties en obstacle, le grand gris foncé avait été victime d'un terrible accident en septembre 2015 à Auteuil. Donné litteralement pour mort, condamné par les vétérinaires sur place estimant que sa section du tendon du postérieur gauche était trop grave, Bon Augure a été sauvé par la volonté de son entraineur qui a tenté le tout pour le tout. Il l'a fait transporter en urgence à la clinique de Grosbois, où il a été opéré, puis entamé un très long processus de convalesence et de rééducation. Bon Augure a notamment passé de long mois chez Mylène Peltier au Haras des Passions à côté du Lion d'Angers, toujours avec le soutien de ses propriétaire écossais, Lynn et Angus Maclennan.

 


Le clan des vainqueurs connaissent une joie immense. De gauche à droite Adrien Lacombe, Angus MacLennan et Mylène Peltier.


Sous la grand écran qui repasse la victoire de Bon Augure, les lauréats font des concours d'accolades et Adrien Lacombe recoit des félicitations en cascade de la part de ses collègues entraineurs, ici Thomas Fourcy.

 

Tout le monde s'était donné rendez-vous à Auteuil pour le retour tant espéré du champion sur un hippodrome. Car le voir au départ d'une course était déjà un immense succès. Alors le voir gagner d'emblée, ce fut un immense cadeau de récompense à la ténacité du cheval et de son entourage, que toute l'équipe de France, se joignant à tous les professionnels et les amoureux des courses, félicite encore très chaleureusement.

Lire les détails sur la convalescence de Bon Augure

 


Bon Augure juste après que son plâtre ait été enlevé.



Adrien Lacombe revient sur le début de l'histoire de Bon Augure, élevé par Joël Denis, éleveur de porc et de chevaux près de Moulins, nouvellement élu à la Présidence de GalopAllier. " J'étais au Concours de Paray-le-Monial en 2013 et j'ai repéré Bon Augure alors qu'il avait 2 ans. Mais il était trop cher pour moi, d'autant plus que la mère n'avait pas encore produit. Trois mois plus tard, je retrouve le cheval au Concours de Decize.J'interpelle alors Richard Hobson pour lui demander s'il n'aurait pas un client pour ce cheval que j'adorais. Il contacte alors Lucinda Russel, entraineur en Angleterre, qui lui indique qu'elle a des clients, Lynn et Angus Maclennan, qui aimeraient bien avoir un cheval en France. Le programme était que le cheval court en plat en France puis parte en Angleterre pour l'obstacle. En fait, il est resté à la maison. " Depuis, les Maclennan, habitant Edimbourg et qui ont un accent écossais à couper au couteau, ont placé 7 chevaux chez Adrien Lacombe !

 

VOIR LE PEDIGREE DE BON AUGURE

 


Voir le passage de Bon Augure au Concours de Decize 2013, dont il termine 2e de sa section après avoir terminé 1e de sa section au Concours de Paray-le-Monial 2013


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