Conseil d'administration de France Galop : entre tours de vis et remise sur les rails

20/06/2017 - Actualités
 Sous la présidence d'Edouard de Rothschild, dans la foulée des classiques printaniers mais aussi de la cloture d'une phase d'élection nationale qui a duré 10 mois, France Galop a tenu un conseil d'administration d'oû ressort une réelle volonté concrète de serrer des vis et de remettre la machine sur les rails. Voir le communiqué complet ci-dessous.

 

 Communiqué

Conseil d’administration du 19  juin 2017
 
Boulogne-Billancourt, le 20 juin 2017 - Le conseil d’administration de France Galop s’est réuni ce jour. A l’issue de la séance, Edouard de Rothschild a déclaré :
 
« Le deuxième tour des élections législatives ayant eu lieu, nous avons maintenant en face de nous un gouvernement confirmé, des interlocuteurs en place pour travailler à l’élaboration d’un nouvel accord entre l’Institution des courses et l’Etat et la définition, pour la première fois, d’une politique des jeux en France. »
 
Avant d’aborder ces négociations, il est apparu indispensable au Conseil d’Administration de France Galop, élu en décembre 2015, de prendre la mesure de la situation et d’agir sans attendre.
 
En premier lieu, Le Trot et France Galop, en parfaite cohésion, exercent de façon encore plus pleine et entière leur rôle d’actionnaire du PMU. Une revue stratégique a été initiée dès juillet 2016. Ses conclusions et leur mise en place font l’objet d’un suivi très attentif par les administrateurs représentant le Trot et France Galop au conseil du PMU.
 
Le 2 janvier 2017, Laurent Eichinger a été nommé patron de l’ensemble du pôle media comprenant les chaînes Equidia mais aussi tous les moyens de l’Institution dédiés à la production et la diffusion des images. Sa mission est de redynamiser l’offre d’Equidia pour mieux contribuer au redressement des enjeux tout en rationalisant les structures et les charges du pôle media. Plusieurs scenarios sur l’avenir d’Equidia Life, dont le coût annuel est de 7 millions, sont à l’étude. Tous ont en commun le fait que cette chaîne ne coûtera plus rien à l’Institution des courses à partir du 1er janvier 2018.
 
France Galop, le Trot et le PMU ont également mandaté le cabinet Kea & Partners pour étudier les opportunités de mutualisation de leurs fonctions support.
 
De son côté, France Galop a initié en 2016 un plan d’économies destiné à réaliser 10 millions de réduction de charges annuelles à horizon 2019. La décision de transférer les réunions d’Enghien sur d’autres hippodromes fut prise à l’été 2016 pour une mise en œuvre dès le début d’année 2017.
 
La fermeture d’Enghien au galop permet d’économiser 2 millions d’euros en année pleine. Le nombre de postes de vacataires sur les réunions parisiennes a également été fortement diminué en 2017. Par ailleurs, le budget marketing a été réduit d’1 million d’euros et pour la première fois depuis de nombreuses années, la masse salariale de France Galop accusera une diminution sensible (-4.8%) en 2017. L’ensemble de ces mesures contribue dès à présent à une économie annuelle d’environ 5 millions.
 
Au cours de l’année écoulée, le Conseil d’Administration de France Galop a également voté des mesures volontaristes en matière de programme pour contribuer au redressement des enjeux. C’est ainsi, notamment, que sur les courses réservées aux 3 ans au printemps, nous pouvons observer une diminution du nombre des épreuves de moins de huit partants (-24%) et une progression sensible des enjeux (+11%), malgré des effectifs en baisse de 6%.
 
Une étude encore plus poussée, menée en ce moment avec le Trot, le PMU et une société spécialisée en modélisation économétrique, nous amènera à poursuivre les évolutions de calendrier et programme pour améliorer la recette qui contribue à hauteur de 90% au financement des sociétés-mères.
 
Dans le même esprit, les encouragements ont fait l’objet d’un examen attentif par le Conseil d’Administration de France Galop dès le début de cette année. L’ensemble des associations professionnelles ont été consultées et mises à contribution, à partir du cahier des charges suivant :
 
  •  les encouragements ne sont pas une variable d’ajustement pour retrouver l’équilibre ; une baisse ne peut s’inscrire que dans un plan d’économies global.
     
  •  France Galop est déterminé à obtenir de l'Etat un nouvel accord à même de remettre la filière sur de bons rails; aucune décision sur la baisse des encouragements ne sera prise avant l'issue des négociations
     
  •  le Conseil d’Administration de France Galop a une responsabilité collective vis-à-vis de l’ensemble des propriétaires et des professionnels qui vivent de cette activité. Il ne peut attendre l’issue de négociations avec l’Etat pour préparer l’exercice 2018.
     
  • Une baisse des encouragements, si elle doit avoir lieu, doit intégrer une clause de retour à meilleure fortune. Elle est un mal nécessaire pour passer un cap difficile mais les fruits de la croissance à venir devront pouvoir contribuer à la progression des encouragements.
 
Le Conseil d’Administration a défini un cadre à l’intérieur duquel une diminution des encouragements pourrait aller jusqu’à 25 millions d’euros, sur la base actuelle de 282 millions (allocations, primes propriétaires, primes éleveurs, indemnités de transport, enveloppe de compensation de TVA). 
 
Ces mesures ont fait l’objet d’un vote favorable.
 
Le cadre ainsi défini poursuit les objectifs suivants :
 
  1. Limiter les impacts sur les effectifs, déjà en recul depuis plusieurs saisons, afin de ne pas risquer une chute des partants qui a une incidence directe sur les enjeux.
     
  2. Conserver un modèle de distribution attrayant pour recruter de nouveaux propriétaires et éleveurs.
     
  3. Assurer la compétitivité de nos chevaux et de nous courses sur le plan international, et, ce faisant, faire en sorte que notre politique d’encouragements vienne consolider la valeur des chevaux français, dans les deux disciplines.
Un certain nombre de principes structurent ce plan de réduction des encouragements :
 
  • L’équilibre 2/3 – 1/3 entre le plat et l’obstacle est confirmé.
  • La répartition historique des encouragements entre propriétaires et éleveurs est également préservée, avec des primes éleveurs représentant 10% du total distribué.
  • Le système d’encouragements articulé autour d’allocations et de primes (propriétaires et éleveurs), réservées aux chevaux nés et élevés en France, reste privilégié.
  • Enfin, la recette assurée par le programme de courses Premium constitue une priorité.
Edouard de Rothschild conclut :
« Je salue le sens des responsabilités des administrateurs de France Galop. C’est maintenant à l’issue des négociations avec l’Etat qu’un point d’étape sera fait en vue d’arrêter des décisions définitives. "
 

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