Une histoire en Serbie : le destin d'un étalon " Fr" nommé Middlenight

25/12/2016 - Grand Destin
Depuis la terrible guerre des balkans, le Serbie est l'une des nations qui s'est affublé d'une réputation les plus catastropiques de la planète. Néanmoins, ce petit pays totalement inconnu à part pour ses monstres sanguinaires qui peuplent aujourd'huile tribunal de La Haye, possède un élevage et un système de courses où vient de s'illustrer un étalon né en France, fils de Midyan, nommé Middlenight.


Voir le reportage sur le Derby Serbe 2016, dont Alkatraz, fils du français Middlenight, termine 2e. Vous n'allez bien sûr rien comprendre au commentaire, mais le type qui parle a une super voix quand même !

 

 
 
Quelle ne fut pas notre surprise, mi-décembre à Séoul, quand nous avons appris que le meilleur jockey de la capitale de la Corée du Sud était un serbe nommé Djorge Perovic. Un serbe ! Même pas un réfugié débarqué en Italie avec ses parents en fuyant les balles avant de découvir sa vocation dans une contrée de courses "normale". Non, un vrai serbe, pas de Bosnie mais de Serbie, 8 fois cravache d'or...à Belgrade ! Car oui en vérité, il y a des vraies courses dans cette ville qui fut la capitale de la Yougoslavie et qui l'est restée pour la seule Serbie après l'explosion de la patrie de Tito qui a été l'objet d'une véritable bain de sang pendant plus de 10 ans à 2 heures d'avion de Paris.
 

Hiut fois cravache d'or en Serbie, son pays natal, Djorjde Perovic est parti s'installer en Corée du Sud.
 
 
Dans la guerre des Balkans, les serbes, déjà auteurs de l'attentat contre François-Ferdinand à Sarajevo en 1914 qui a provoqué la 1e guere mondiale et toute la suite d'horreur européenne, ont joué, dans l'imaginaire collectif de l'Europe de l'ouest, le rôle des méchants. Ils avaient des chefs, dont les noms terminent tous par "ic" qui ont rivalisé de cynisme et de zêle dans les crimes contre l'humanité. Ils ont anéanti sous les bombes la perle croate de Dubrovnik, ils ont alignés les massacres et les charniers contre à peu près toutes les ethnies étrangères du territoires, selon ce qui était raconté dans les actualités en tout cas françaises. Bref, remonter une telle réputation leur prendre des années, d'autant plus qu'ils n'ont pas la mer. Aujourd'hui, tout le monde va en vacances dans la paradisiaque Croatie voisine (ex-ennemi jurée), voire dans le petit et charmant Monténégro. Mais je ne connais pas un type qui a emmené maman et les petits passer une semaine en Serbie...
 
Il n'empêche que Perovic, souriant, a plus la tête d'un gars sympathique que d'un nettoyeur ethnique, et que les courses serbes méritent qu'on s'y attardent. Bien entendu, après avoir entendu parler de toute cette histoire, l'équipe de France Sire vous emmènera l'année prochaine découvrir le Derby serbe ! Car bien évidemment, il y a un Derby Serbe, sur 2400 m piste en sable ou dirt, remporté cette année par un certain Djafi devant un certain Alkatraz. Or, ce dernier, déjà gagnant de Listed à 2 ans sur 1600 m mais aussi placé de listed et Groupe sur un peu toutes les distances, est un fils d'un cheval très polyvalent, né en France, nommé Middlenight.
 
 
 
 
Middlenight est un fils de Midyan, lui-même fils de Miswaki, et cheval qui a bien réussi sa carrière d'étalon en France, étant précuseur dans le registre de la vitesse et de la précocité. Sauf que le produit de très loin le plus célèbre de cet étalon véloce du Haras du Thenney a été...Mid Dancer, sauteur légendaire, vainqueur entre autres de 3 éditions du Grand Steeple-Chase de Paris. Middlenight a été lui beaucoup plus fidèle à la marque paternelle. Cet élève de Jean-Luis Pariente, petit fille de Yanuka (3e des 1000 Guinées de Newmarket) a été vendu yearling sur le ring d'Arqana pour 16.007 €, ou plutôt 105.000 francs car à l'époque on comptait encore en francs, par NV Amico SA. Mais Middlenight est parti en Serbie. Il y est devenu le meilleur 2 ans local, gagnant les équivalents du Morny et du Lagardère. Placé à 3 ans de la Poule d'Essai local, il a réussi une excellente carrière jusqu'à 9 ans sur les courtes distances, avant de devenir étalon à 10 ans, en 2009, conservé par son propriétaire KK Sabac 1820, également éleveur d'Alkatraz.
 
 

Middlenight, fils de Midyan, français exporté en Serbie après sa vente à Arqana en 2000.
 
 
Lui qui pratique la profession rare de handicapeur indépendant en Serbie, Alexander Bozanic s'est manifesté à France Sire pour nous raconter cette histoire. " Alkatraz provient de la dernière génération de Middlenight, qui est mort ensuite. Il a prouvé être capable de donner de très bons sprinters mais aussi de nombreux éléments qui tenaient la distance. Il a marqué son temps au haras en Serbie, tout comme l'a fait en Hongrie un autre cheval de souche américaine qui avait couru en France, Horatio Luro, qui avait lui aussi l sang d'El Gran Senor du côté de sa mère."

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