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Président de la République pour Olivier d'Andigné : la noblesse mayennaise revient au pouvoir !

17/04/2017 - Focus divers
 La République n’a pas encore élu son président alors que celle d’Auteuil, un an après Alain de Chitray sur Kelthomas, a réélu un mayennais avec le jeune jockey Olivier d'Andigné.  Ce fils d'une grande lignée des courses de l'ouest, en selle sur Via Dolorasa, entrainé par Arnaud Chaillé-Chaillé pour la casaque de Sébastien Guarato, l'entraineur de Bold Eagle.  

Via Dolorosa sur le Rail-Ditch. (PHOTOS APRH)
 
 
Ce ne sont pas les Vendéens de retour mais la Charente-Maritime qui, avec un cinquième succès redonne le pouvoir à la région. Après Guillaume Macaire avec Indian River (1999) et Subehargues (2001), après François Nicolle avec Quart Monde (2012), le troisième larron, Arnaud Chaillé-Chaillé est réélu avec Via Dolorosa, un jeune 5 ans faisant suite au succès du 9 ans,Gwenn en 2003.


Quand la Charente monte à Paris

 
 L’union des deux disciplines plat/trot ne peut pas être mieux représentée puisque le fils de Konig Shuffle (Big Shuffle) appartient en partie au champion des entraineurs de trot, Sébastien Guarato (le mentor de Bold Eagle), son cinquième succès depuis 2014 comme propriétaire au galop.

Via Dolorosa
, monté par Olivier d’Andigné, avait terminé au pied du podium de la préparatoire, le Prix Lutteur III, après avoir «dérobé» comme la plupart des concurrents du fameux Prix Karcimont.
 
Notes :
 
  • Rappelons que l’an dernier Jean-Marc Baudrelle avait été réélu avec Alain de Chitray sur le dos de Kelthomas (Keltos) après le premier mandat de Rambranlt (Reasonable Choice) en 1989. 
  • Konig Shuffle officie aux côtés de Chichi Creasy et Polarix au Haras de Saint-Roch à Beuzeville (Eure) à 20 kms de Deauville, un élevage dirigé par Denis Bourez (ancien employé du Haras de Clarbec – Olivier Nicol- puis installé au Haras de Piencourt où il a élevé un certain Remember Rose) et son épouse, Brigitte, éleveur de Via Dolorosa.
     
  • Via Dolorosa est le frère cadet de Really Hurley (Urban Ocean, fils d’Urban Sea), 3eme de la Grande Course de Haies d’Auteuil 2010 (de Mandali et Questarabad) pour l’élevage de Claude Pigoreau et l’entrainement de Patricia Butel.
 
Bon anniversaire à Olivier d’Andigné, un autre mayennais
 
On connaissait, entre autres, Olivier Peslier en plat, Alain de Chitray en obstacles, tous les deux natifs de Château-Gontier, dorénavant il faudra compter sur un lavallois, un ancien gentleman-rider qui a troqué, en janvier dernier, sa licence d’amateur pour une licence de jockey. Né le 18 avril 1998, il a fêté, avant l’heure, son 19e printemps.

Il débute en plat, le 8 mai 2014 au Pin au Haras pour Laurent Viel. Il passe le poteau en vainqueur, le 16 novembre suivant à Seiches sur le Loir dans un réclamer pour gentleman-rider, en selle sur Carladoun, un pensionnaire d’Arnaud Chaillé-Chaillé chez qui il monte régulièrement à l’entrainement le week-end, la semaine étant réservée aux études.

Puis vient l’heure de l’obstacle (est-ce pour une question de poids ?). Il ne choisit pas la facilité puisqu’il débute sur le difficile parcours de cross du Pertre le 17 août 2014 en selle sur Romane Dorée, entrainée par Pascal-Edouard Guérin, permis d’entrainer. Il devra arrêter sa monture dans ce Prix de Quatrebarbes, un nom qui lui est cher puisque sa grand-mère est née Anne de Quatrebarbes.

Le 9 novembre suivant, il monte un réclamer pour gentlemen-riders et cavalières sur l’hippodrome de Mont de Marsan. Il gagne son premier parcours sur le steeple en selle sur Victory of Yams, un pensionnaire d’Arnaud Chaillé-Chaillé. Le mois de novembre 2014 lui permet donc d’ouvrir son palmarès en plat comme en obstacles.

Le Prix du Président de la République n’est que son second succès à Auteuil comme jockey. L’an dernier, il avait monté une course intelligente qui lui a permis d’enlever le Prix Duc d’Alburquerque, réservé aux amateurs, en selle sur l’excellent Polidam pour Arnaud Chaillé-Chaillé.

Olivier n’est pas breton mais il est têtu. Il a tenu à faire de sa passion son métier malgré les recommandations de la famille et particulièrement d’un des ses oncles. Il a tout fait pour lui expliquer que c’est un métier dangereux, qu’il faut d’abord faire des études (au cas où cela ne marcherait pas), qu’un faible pourcentage de jockeys gagne correctement leur vie, bref....que faire contre la passion ?

 
Qui ne connaît pas au moins un membre de la famille en Anjou-Maine ?
 
 
Dernier né d’une fratrie de trois enfants, Olivier est le frère d’Etienne qui a également été gentleman-rider. Ils ont pour père Joseph (dit Joe) qui officie sur les hippodromes dits parisiens. Ce dernier est le benjamin de huit enfants dont l’ainé, Yves, est un passionné de pedigrees, surtout ceux des familles Boussac et Aga Khan. Il a été chroniqueur pour le magazine Courses et Elevages pour lequel il rédigeait des papiers sur l’élevage, les croisements et autres sujets que l’on ne trouve plus nulle part ailleurs.
 
Leur père, Olivier, a été très impliqué sur les hippodromes de l’Ouest jusqu’à son décès en 1997. Son frère ainé, Hubert, a été sénateur et président du Conseil Général de l’Orne.