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Loic Maivet : comment pouvons-nous changer e mode de gouvernance de France Galop ?

16/08/2018 - Focus divers
 Membre du conseil d'administration de France Galop, Loïc Malivet se demande s'il ne fait pas "renverser" la table. Le bienfait et l'urgence d'un changement de mode de gouvernance des sociétes mères du trot et du galop sera d'ailleurs l'objet principal de l'Assemblée et du Débat de la Fédération des Eleveurs, qu'il préside, et qui se diffusé en direct de Deauvile le mercredi matin 22 août.


Loïc Malivet à la dernière matinée au Haras, en Normandie.

 

" J'ai écouté avec attention le 4e et dernier volet de l'interview de Jacques Carles d'Equistratis, que j'attendais avec impatience, celui sur les prochaines élections de France Galop. Le propos est très intéressant mais il faut bien prendre aussi en compte que pour changer quelque chose à France Galop, tout comme au Trot d'ailleurs, il faut réaliser un changement majeure des statuts, et ce largement au prélable."

Les fameux statuts de France Galop, assez complexes dans son mode de gouvernance, font l'objet de plus de plus de discussions, notamment pour le cas des cooptés, un groupe non-élu mais siégant à vie, qui n'est pas le plus nombreux mais finalement le plus puissant. Ancien vice-président de France Galop pour le plat, sous la mandature précédante de Bertrand Bélinguier, Loïc Malivet est reconnu comme un fin connaisseur des dossiers instutionnels, qu'il souhaite rénover aujourd'hui.

 


Loïc Malivet a été vice-président de France Galop, sous la mandature de Bertrand Bélinguier ici à son côté, entre 2011 et 2015.

 

" France Galop n'est plus adapté au nouveau monde, et après presque 30 ans d'existence, on doit se poser la question de l'évolution de ses statufs et de son mode de gouvernance. On doit se demander par exemple par quel miracle les Présidents et Vice Présidents de France Galop soient toujours issus des cooptés ? J'ai moi-même été une exception à passer à travers les mailles du filet, pour la simple raison que Bertrand Bélinguier m'a demandé directement. Il fait savoir que juste après son élection, le nouveau Président de France Galop propose au comité ses 2 candidats à la Vice Présidence. Ceux-ci sont soumis à un vote mais sans la possibilité de se présenter contre eux ! Donc ils sont forcément élus quel que soit le nombre de voix qu'ils obtiennent. Le conseil d'administration comprend 12 membres, dont 5 cooptés, 1 président de Comité Régional de socio-professionnels, 1 Président de Conseil Régional (représentant les fédération et les sociétés de courses), ainsi que 2 éleveurs, 2 propriétaires et 1 entraineur élu. Il est donc aisé pour le Président d'obtenir 1 seul voix parmi les non-cooptés pour avoir systématiquement la majorité.

 


Edouard de Rothscild et Olivier Delloye, président et directeur de France Galop, avec Loïc Malivet lors du débat de la Fédération des Eleveurs 2017. (Photo APRH)

 

Alors que j'étais vice-président, je m'étais battu pour augmenter le nombre de sociopros et diminuer le nombre de cooptés dans le comité de France Galop, qui est passé de 22 à 20 sur un total de 56 personnes désormais. Je me souviens que le seul à m'avoir suivi dans cette voie était Philippe Bouchara. Il n'empêche que tout changement de statut de France Galop doit obtenir 2/3 des voix pour être accepté. En faisant un comptage rapide, il est aisé de comprendre que si aucun coopté ne lève la main pour leur propre diminution, ou pour tout autre sujet, aucun réfome ne peut passer. Et enfin, on peut douter de l'efficacité d'un comité qui réunit autant de membres. A chaque réunion, si on ajoute aux 56 membres quelques directeurs, représentants de l'état et divers membres siégant, on arrive plus de 75 personnes ! Autant vous dire qu'en 3 ou 4 heures, seules quelques personnes ont le temps de s'exprimer et que les membres se sont là que pour valider les modifications du code ou les ventes immobilières. C'est très frustrant surtout pour ceux qui viennent de loin. On doit poser la question de la diminution du nombe de membres dans le comité et d'une limitation du nombre de mandats à 3, ce que j'ai déja demandé à plusieurs reprises, pour les cooptés comme pour les élus. Si on ne commence pas par changer cela, on ne pourra bien changer du tout.

 

VOIR LA GOUVERNANCE DE FRANCE GALOP EN DETAIL

 

C'est pourquoi j'appelle aujourd'hui toutes les personnes qui se sentent concernées par France Galop, qu'ils soient élus ou non, à se mettre autour de la table pour faire ds propositions et discuter avec les membres actuels de ces sujets qui sont préalables à l'établissement de programme de relance. Aujourd'hui, puisque tout le monde s'accorde pour tout changer dans la gouvernance du PMU, il faut faire de même pour les sociétés mères du trot et du galop. Il faut le faire dès maintenant et non pas l'été prochain, juste avant les élections quand il sera trop tard. En effet, ce type de changement doit impérativement être validé par l'Etat avec ses ministèes concernés, lesquels n'acceptent une demande que si les 2 sociétés-mères sont alignées ! 

" C'est le sujet principal de l'ouverture du débat de la Fédération des Eleveurs comme je l'ai prévu mercredi prochain à Deauville : puisque le système ne fonctionne plus, il faut tout mettre sur la table et peut-être la renverser. Nous sommes toujours très forts pour faire le ménage autour de nous...mais pas chez nous. Nous devons nous y mettre et arrêter d'accuser les autres. D'ailleurs, je trouve trop facile d'accuser directement, nommément et uniquement la direction du PMU pour ses échecs, car il ne faut pas oublier que les sociétés-mères ont la main sur le PMU et que les propositions stratégiques de sa direction, dont on sait aujourd'hui les défauts, avaient été validées par les conseils d'administration du trot, du galop et aussi de l'état. Tout le monde peut faire des erreurs indiviuduelles, mais quand on fait partie d'un tel conseil d'administration, il faut assumer collectivement.

Note :

Eleveur en Loire-Atlantique, Loïc Malivet a été Président de l'Asselco (Association des Eleveurs de l'Ouest), avant d'être élu  Président de la Fédération des Eleveurs au printemps 2011. Quelques mois plus tard, il est élu pour la 1e fois à France Galop et devient directement Vice-Président de France Galop, sous la dernière mandature de Bertrand Bélinguier. Reconduit dans ses fonctions à la Fédération, il est candidat à la présidence de France Galop en 2015, battu par Edouard de Rothschild qui a bénéficié d'un large soutient des cooptés, il fait partie des 12 membres du conseil d'administration de France Galop, l'un des 2 représentants des éleveurs.