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AQPS : le show du Lion au 18 septembre, ouverture totale pour les étalons AQPS

14/03/2014 - Ventes élevages
L'association AQPS Ouest a fixé la date de son Show annuel au 18 septembre au Lion d'Angers. Au niveau national, les restrictions pour les étalons AQPS ont été levées. Un mot d'ordre : trouver les solutions pour endiguer la chute des naissances, tombée de 1100 à 850 lors des 4 dernières années.

Le monde de l'AQPS doit trouver des solutions pour endiguer la chute des naissances, alors que son marché est florissant.

 

Au moment même où le meeting de Cheltenham 2014 a vu le 6e sacre consécutif de Quevega, et qu'est sortie la nouvelle version du site www.aqps.fr, les associations AQPS (Nationale et de l'Ouest) ont leur réunions de comité. Dans l'ouest, il a été question de calendrier. Ainsi, l'assemblée générale des l'Association AQPS Ouest, présidée par Yann Poirier, se tiendra le lundi de pâques 21 avril 2014 au Lion d'Angers, le midi avant la réunion de courses en semi-nocturne qui débutera à 16H00. Par ailleurs, et surtout, le Show AQPS qui d'habitude lieu le 1e mercredi de septembre a été cette fois fixé au mercredi 18 septembre. Cela permet non seulement d'éviter de coller de trop près Decize, l'équivalent du Centre-Est, qui se tiendra le vendredi 29 août, mais aussi de ne pas entrer en concurrence avec les ventes de Doncaster, qui attire tous les coutiers anglais et irlandais sans lesquels un concours AQPS perdrait une bonne partie de sa force de frappe financière. Initialement prévu au 18 septembre, le nouveau concours anglocourse de la La Teste a été placé lui au 25 septembre.

 

Au comité national, présidé par Hervé d'Armaillé, il a été décidé d'abandonner les restrictions qui avaient été imposées aux juments PS qui seraient saillies par des étalons AQPS pour leur produit soient inscrit automatiquement dans le Stud-book AQPS. Ces restrictions portaient sur des niveaux de performanes en obstacle. Aujourd'hui cela concerne uniquement Nidor, puisqu'il est le seul étalon AQPS faisant la monte en France. La question reste donc toute posée du cas du manque de étalons AQPS disponible, car une race qui n'a pas de reproducteur est tout de même une bizarrerie. Les étalons AQPS, dont les plus célèbres restent Italic (père d'Al Capone II et The Fellow) et Useful (père d'une cascade de bons vainqueurs, devenu père de mères très efficace), n'ont jamais été légions.

 

 

Nidor, le seul étalon AQPS en France.

Depuis maintenant des dizaines d'années, les acteurs cherchent des solutions pour les fabriquer, partant du principe que les poulains AQPS, par nature orientés sur les obstacles, sont tous castrés jeunes. Avec le marché anglais, il est plus difficile que jamais de conserver entiers des jeunes sujets et donc de fabriquer des futurs reproducteurs, puisque les poulains les plus beaux et les mieux nés sont toujours l'objet d'offres britanniques qu'il n'est pas raisonnable de repousser. Et pourtant, le stud book AQPS a subi une diminution des naissances importantes depuis 2009, étant passé de 1100 à 850 en 2013. Tous les moyens sont donc étudiés pour endiguer cette crise "démographique", y compris les croisements à l'envers. On peut d'ailleurs se demander pourquoi les éleveurs n'utilisent pas plus les étalons anglo-arabes, puisque les produits nés de ce type de croisement amène un facteur non-PS qui, dans le cas d'une produit issu d'AA mais doté d'un pourcentage inférieur à 12,5% d'AA, ouvre la porte du stud-book AQPS. Le problème est qu'aujourd'hui, il y a pas d'étalon AA à moins de 25% d'AA, donc il faudrait attendre une génération à recroiser avec un étalon PS pour redescendre sous le seuil de 12,5%, par le jeu des calculs mathématiques.

 

Allez Colombières est le témoin d'un programme très bien construit. Ce vainqueur du Prix Jacques de Vienne, à 3 ans, a été vendu 300.000 € à un client irlandais quelques jours plus tard sur le ring de Deauville. (PHOTO APRH)

 

Pour faire remonter tout de suite le nombre de naissance AQPS, il faut donc croiser des juments AA à moins de 25% avec des étalons PS, ce que font déjà certains éleveurs d'anglo, ou tout simplement motiver les éleveurs d'AQPS à recruter plus de jeunes pouliches et à cesser toute politique d'attentisme qui fait que bon nombre de juments AQ restent dans les prés sans être saillies...Mais alors que la planète AQPS est une sorte de "monde merveilleux" où tout poulain correctement fait et convenablement né se vend dans le pré, y compris foal, et que le crise post 2008 n'est plus qu'un mauvais souvenir, le nombre d'éleveurs dont la plupart sont proviennent du tissu agricole traditionnel, ne cesse de diminuer pour raison d'âge, de lassitude et de non succession, suivant en cela le mouvement inexorable de la disparition des petites exploitations qui comportaient chacune une ou deux juments. L'AQPS, plus commercial que jamais et riche d'un programme de course protégé remarquablement conçu, si efficace que les vainqueurs des épreuves s'arrachent sur les rings (300.000 € pour le gagnant du Jacques de Vienne 2013), souffre paradoxalement d'un défaut de candidature. Bref, il est grand temps d'aller à contre-courant des pensées françaises nihiistes, c'est à dire qu'il faut produire, de la qualité bien sûr, mais il faut produire.