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Korea Cup 2017 : 5 minutes inside, les Japs atomisent les français !

10/09/2017 - Evénements
 A l'exception notable de l'Arc de Triomphe, pour lesquels leurs affaires semblent encore mal embarquées cette année avec Satono Diamond, les pur-sang japonais nés de l'élevage réputé le meilleur du monde gagne tout sur la planète, y compris chez leur ancien vassal de Corée du Sud. London Town et Chrysolite ont signé le doublé devant des français sabrés par ces féroces samouraïs. Revivez l'événement en 5 minutes inside !

 

 

 

 

Les coréens et les japonais sont des ennemis aussi jurés qu'héréditaires, encore aujourd'hui au bord permanent de la guerre armée. Le Japon a envahi la péninsule coréenne de 1910 jusqu'à la défaite de 1945, y commettant les pires atrocités humaines Aujourd'hui, ne s'excusant en rien d'un passé inavouable, le gouvernement nippon de Shinzo Abé pousse le vice jusqu'à revendiquer la possession de quelques illots coréens, ce qui fait évidemment s'étrangler les habitants d'un pays s'étant sorti de la misère absolue au terme de la guerre de Corée pour atteindre le niveau de 12e puissance économique du monde.

Prévoyants, les organisateurs de la 2e édition de la Korea Cup sur l'hippodrome de Séoul ne prévoient pas d'hymne national au moment de la remise des prix. En effet, ils savent bien que, s'ils fournissent aujourd'hui des invitations internationales des Etats-Unis jusqu'à la France en passant par l'Angleterre, l'Irlande et les principaux pays de courses asiatiques (Hong Kong, Singapour), ce seront les japonais qui gagneront à la fin. Rappelez-vous des victoires de l'équipe allemande face à la France lors des Coupes du Monde de football. Là, dans le contexte actuel, c'est dix fois pire.

 

 

Heureusement, la diplomatie des chevaux supportent tout car elle laisse sa place à un sport dont l'exercice est incertain. Et puis après tout, quelle que soit la nationalité du bonhomme qui gigote en couleurs bigarrées sur la bête, l'animal en question ne sait pas qui il défend, sauf lui-même.

Donc les japonais ont gagné. Et ils n'ont pas fait que gagner, ils écrasé les débats dès le départ, malgré les pires numéros que le tirage au sort leur avaient attribué : le 10 et le 11 à l'extérieur. Il est difficile de s'imposer avec les numéros à l'extérieur en Corée du Sud, mais pas pour les nippons, tant ces phénomènes sont capables de démarrer à balle de guerre et ainsi de prendre la tête d'entrée, comme c'est arrivé ici. Le tenant du titre Chysolite, en rating 112, monté par Yutaka Také, est parti comme un lion. Encore plus enragé que lui, à son extérieur, son compatriote, London Town, monté par Yusanuri Iwata, double cravache d'or nippone, déjà vainqueur de plusieurs grandes courses internationales comme la Melbourne Cup, s'est envolé pour prendre la tête d'emblée. Ensuite, les deux premiers sont restés les deux premiers. En faisant le papier, d'après Julien Phélippon, une référence en la matière, London Town était l'étoile de la course, récent vainqueur d'un Gr.3 en battant un cheval jusque là invaincu en 5 tentatives...

 

 

Les autres ne leur ont vu que la queue, et de loin. Restant sur un succès par 13 longueurs dans un bonne allowance à Belmont Park, l'américain Papa Shot (Distorded Humor) court comme un dieu pour prendre la 3e place devant Triple Nine (Ecton Park) le meilleur coréen sur la "longue" distance de 1800 m, et toujours là dans les grands rendez-vous. Ensuite, Nimr (Shamardal), le pensionnaire de Julien Phélippon, bien en course malgré le rythme infernal sous la selle de Johan Victoire, s'est battu comme un diable mais s'est fait "tapé" sur le poteau pour la 5e place par l'excellent finisseur coréen Champ Line. Importé en Corée dnas le ventre de sa mère, ce fils de Curlin est entrainé à Busan, la 2e ville du pays, par l'irlandais Thomas Gillepsie, et monté par l'anglais au nom français Jean-Pierre Guillambert. Quant à Skipéria, la pensionnaire de Yann Barberot monté par Gérald Mossé, elle n'a jamais vu le jour. Son jockey lui a laissé sachance au départ, car elle n'a pas l'habitude de partir aussi vite, mais elle n'a pas pu rentrer dans la course quand le peloton a accéléré en face. Elle était proposée à 141/1 par les parieus locaux qui avaient donc vu clair. On pourrait bien rigoler du nveau des chevaux de la Corée du Sud, un pays dont la planète hippique n'avait jamais entendu parler jusqu'à l'an dernier. Mais pour gagner la Korea Cup, il faut un vrai cheval de groupe, ce qui est tout de même la moindre des choses pour une course dotée d'un million de dollars.

London Town, dont la 5e mère est une propre soeur de Mr Prospector, est issu de Kane Hekili, totalement obscur en Europe, mais qui a été un crack sur le dirt au Japon, au point qu'il a remporté le Japan Dirt Derby, mais aussi la Japan cup Dirt à 3 ans...et à 6 ans !

 


Nimr avec Arnaud Devinck


Skiperia sellée par Yann Barberot

 

Gérald Mossé, Yutaka Také et Johan Victoire


Nimr au rond


Julien Phélippon avec Johan Victoire, et la petite Raphaëlle Victoire


Gérald Mossé avec Yann Barberot et Stéphane Billon (Passion Racing Club)


Yann Barberot surveille Skiperia au rond


Triple Nine, le champion coréen qui terminera 4e.


London Town, le futur vainqueur


50.000 personnes dans les tribunes

 
Promenade de santé pour London Town devant Chrysolite

 


London Town, le héros de la Korea Cup 2017


Inimitables photos d'arrivées en Asie !

 

 

 

Note :

Le Japon a connu un triomphe total en cette grande journée internationale de la Corée du Sud à Séoul. En effet, avant la Cup qui était le clou du spectacle, la pays du soleil levant avait déjà remporté le Korea Sprint, doté de 700.000 dollars avec Graceful Leap, fils de Gold Allure, un gagnant de Listed qui efface quelques récentes déconvenues avec Yutaka Také au meilleur de sa forme, le meilleur nippon dans les grands rendez-vous internationaux. Il a devancé un remarquable Power Blade (Menifee), meilleur 3 ans coréen en 2016, excellent cet hiver à Dubaï, qui démontre que l'élevage local commence à pouvoir produire des sujets qui tiennent la route sur la scène mondiale.


Graceful Leap, le gagnant de la Korea Sprint, monté par Yutaka Take



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