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Syndicat des Eleveurs : Bruxelles est-elle une forteresse imprenable ?

19/10/2015 - Focus divers
Face au pouvoir considérable qui est concentré à Bruxelles, souvent à la méconnaissance des principaux intéressés, le Syndicat des Eleveurs, actuel Président de l'EFTBA, intensifie au fil des années son influence sur place. L'enjeu en est capital. L'apprentissage d'une nouvelle langue, le bruxellois, fait découvrir les arcanes d'un système qu'il faut impérativement pénétrer sous peine de très mauvaise surprise. PUBLIREDACTIONNEL

 

Le Syndicat des Eleveurs, depuis 6 ans, est en relation quasi quotidienne avec Bruxelles, la Commission et le Parlement européen sur un grand nombre de dossiers, notamment :

  • taxe affectée / TVA
  • Règlement médicament vétérinaire / Reglement zootechnique
  • Règlement transport / identification
  • Règlement santé animale
  • Statut du Cheval / Bien être animal
  • Réforme de la PAC
 
Depuis que le Syndicat des Eleveurs a commencé à se déplacer à Bruxelles, il a tissé des liens privilégiés avec plusieurs eurodéputés français et européens.
 
 
 
 

La France présidente de l'EFTBA : ça veut dire quoi ?

Le Syndicat des Eleveurs tient actuellement la Présidence de l'EFTBA, pour un mandat de 3 ans. C'est un poste clé qui confère un poids très important à Bruxelles, là où tant de choses se passent sans que le grand public ne le sache...
 
La Fédération Européenne des éleveurs de pur sang – EFTBA, créée il y a 20 ans par le Syndicat des Eleveurs, elle regroupe une 20aine de pays dont : Allemagne,  Danemark, Finlande, France, Hongrie, Irlande, Italie, Norvège, Royaume-Uni, République Tchèque, Suède, Suisse, Turquie, etc..
 
L'EFTBA a été créée en 1994 dans le but de rassembler les différentes associations d'éleveurs en Europe pour qu'elle puisse parler d'une seule voix à Bruxelles. L'EFTBA réunit la majorité des pays d'élevage européen, et accueille aussi des pays en dehors de l'Union Européenne.
 
Ses principaux objectifs sont :
  • de mener des actions de lobbying au niveau européen sur les questions qui concernent les éleveurs européens ;
  • de promouvoir l’élevage de Pur Sang anglais en Europe, notamment en garantissant l’accès aux régimes de financement de l’Union européenne ;
  • d’offrir un lieu unique de rencontre pour permettre aux éleveurs d’échanger ensemble et de formuler des préoccupations communes.
 
Ses principales activités consistent à :
  • collecter et diffuser de l’information concernant la réglementation européenne, en vue de préparer des actions communes de lobbying dans l’ensemble des pays membres ;
  • encourager la recherche vétérinaire et l’éducation des éleveurs européens, notamment en assurant la diffusion des nouvelles publications ;
  • œuvrer à l’expansion du marché international des Pur Sang anglais ;
  • contribuer à l’harmonisation des standards européens pour les laboratoires vétérinaires lors des tests équins ;
  • participer à l’élaboration de Codes of Practice, une procédure vétérinaire commune pour limiter la diffusion de maladies lors de la saillie. 
Ces actions de l’EFTBA contribuent au bien commun de l’ensemble des éleveurs de Pur Sang anglais en Europe. 
 



Un groupe d'influence :
European Horse Network (EHN)

 
Ce groupe représentatif de la filière cheval en Europe a été  créé en 2010 par plusieurs fédérations européennes dont l’EFTBA, l’Association Européenne des organismes de prise de paris (EPMA), La Fédération européenne des sociétés de Trot (UET), la Fédération Européenne des chevaux de trait (FECTU) ainsi que la Fédération Equestre Internationale (FEI) et le Pôle de Compétitivité de la Filière Equine.
 

Désormais, la filière des entreprises européennes du cheval est organisée pour faire un lobbying actif et productif auprès des parlementaires et des instances bruxelloises. Le Syndicat des Eleveurs est actif au sein de l’EHN à travers sa position de Vice-président de l’EFTBA et du Pôle de Compétitivité de la Filière Equine dont il est membre du Conseil d’Administration. Pour plus d’informations : www.europeanhorsenetwork.eu

Le nouveau lobbyiste : Tim Morris

 

L'EFTBA s'est adjoint récemment les services d'un nouveau lobbyiste : TIM MORRIS de la société PLMR  (http://www.plmr.co.uk).

Professor Morris a exercé en tant que chirurgien vétérinaire. Il a obtenu une thèse de l’Université de Londres, et travaillé sur la recherche de médicaments puis dans le secteur des affaires publiques et gouvernementales à GlaxoSmithKline pendant 20 ans. Il a ainsi collaboré avec des acteurs de l’industrie équine, mais également avec des médias et des autorités publiques.

Il a mis en place et conduit la politique de médication et le programme anti-dopage de la British Horseracing Authority. Il a également participé à la stratégie sur le bien-être animal de cette institution, en tant que directeur de la Section des sciences équines et du bien-être. Dans le cadre de ses missions, il a noué des liens étroits avec d’autres acteurs du monde sportif, comme la Fédération équestre internationale (FEI), ainsi que des organismes gouvernementaux et des associations de protection animale.

Il apporte à l’EFTBA une perspective globale, un réseau important, et des connaissances en communication, medias et affaires publiques dans les domaines de la science et de la médecine vétérinaire, de l’agriculture, du commerce, mais aussi, de manière plus générale, sur la place et l’utilisation des animaux dans la société.

Comment se faire entendre à Bruxelles :

Juilllet 2015 : Camille Vercken et Tim Richardson ont représenté la Fédération Européenne des Eleveurs de Pur Sang (EFTBA) lors du déjeuner du groupe européen du cheval (EHN). Ces déjeuners, régulièrement organisés par ce groupe de lobbying, ont pour but de sensibiliser les parlementaires européens issus de tous les pays membres sur des thématiques spécifiques de la filière équine. Le thème retenu était : « les chevaux, facteurs de croissance qui bénéficient à l’environnement ». Les députés européens ont suivi plusieurs présentations sur le rôle sociétal du cheval en Europe, l’évolution de l’emploi dans les filières courses et sport, vecteur de dynamisme dans les zones rurales et les facteurs de croissance liés à l’implantation du cheval sur un territoire.

Les représentants  de la filière ont pu ensuite répondre aux questions des députés sur certaines spécificités propres à  leur activité. Ce type de rencontres sont fondamentales pour mettre en lumière les atouts de la filière cheval. Grâce à l’EHN, il est possible de mettre en place un réel « lobbying » du cheval auprès des décideurs de l’Union Européenne.
 


L'équipe du Syndicat des Eleveurs avec le député Michel Dantin (au centre) et Tim Morris (à côté de Camille Vercken)
 

Quand le Syndicat des Eleveurs défend la filière à Bruxelles


Juillet 2015 : Une nouvelle fois une délégation des représentants du Syndicat des Eleveurs composée de Loïc Malivet, Président, Hubert Honoré, responsable des relations européennes et internationales, Tim Richardson, responsable de la Commission sanitaire et bien-être animal, et Camille Vercken, Directeur, et de Tim Morris, le lobbyiste de la Fédération Européenne des Eleveurs de Pur Sang a rencontré les eurodéputés impliqués dans des projets de réglementations importants pour la filière.

C’est avec une volonté forte de défendre les spécificités de production des chevaux de courses, que le Syndicat a mis en valeur un faisceau d’arguments pour convaincre les législateurs de défendre le cheval dans les réglementations actuellement en cours à la Commission ou au Parlement européens.

 


Eric Andrieu entouré de (de gauche à droite) de Camille Vercken, Hubert Honoré, Tim Richardson et Jacques Loyau, assistant parlementaire.

 

Le député Michel Dantin est le rapporteur du projet de loi sur le règlement zootechnique. Rappelons que ce règlement était extrêmement dangereux pour notre filière dans ses versions primaires puisqu’il proposait une harmonisation des conditions de production entre tous les animaux d’élevage. Autrement dit, il permettait une liberté totale sur l’utilisation de la monte artificielle, du transfert d’embryons, ou du clonage. Le Syndicat, avec ses partenaires européens et nationaux, a réalisé un bon travail d’explication des conséquences possibles pour la filière cheval d’un tel règlement « fourre tout » qui faisait fi des spécificités de chaque race au sein d’une espèce. Michel Dantin a eu un rôle clé et a été un véritable allié du Syndicat pour permettre la mise en place d’aménagements qui respectent notre mode de production.

 

 

La rencontre avec Jacques Loyau, le bras droit d’Eric Andrieu, a été comme à chaque fois,  très constructive. Excellent technicien de la politique agricole européenne, ce dernier a une sensibilité particulière par rapport au maintien du cheval dans le monde agricole. C’est assez naturellement que le Syndicat a pu partager avec lui ses réflexions sur le projet de règlement zootechnique, celui du règlement sur le médicament vétérinaire ou sur le projet de réglementation bien-être multi espèces.

Il existe évidemment un certain nombre de projets de règlements en cours à la Commission et au Parlement européens. Aussi, si le Syndicat réalise un travail de veille conséquent sur tout ce que Bruxelles peut envisager, il est nécessaire de prendre à bras le corps très tôt ces dossiers et de trouver des parlementaires sensibles à la cause de la filière. La rencontre avec le cabinet de Madame Grossetête, très active au sein de la Commission ENVI, a mis en avant un certains nombres de points sensibles autour de la question du règlement sur le médicament vétérinaire ou le prochain projet de règlement sur le bien-être animal.

Autant de sujets sensibles que le Syndicat des Eleveurs défend avec ferveur pour l’intérêt général de toute la filière.

 


L’élevage européen de pur sang en chiffres :

  • Plus de 23.112 éleveurs de Pur-Sang
  • Plus de 2.092 étalons utilisés pour l'élevage, avec environ 34,000 poulinières
  • 30.573 foals
  • au moins 100.000 hectares d'herbage exploités uniquement pour les Pur-Sang
  • Le montant des dépenses de saillies cumulées dépasse les 200 millions d'euros par an
  • Le chiffre d'affaire des ventes de chevaux en privé ou aux enchères publiques, cumulées, dépasse les 761 millions euros, avec 18.080 chevaux vendus en 2008 sur le ring.
  • environ 126,000 personnes employées dans le secteur

 

 

 

Faire passer un message en image
 
En 2014, à l’initiative de la France, l’EFTBA a organisé un grand concours de photos pour sensibiliser les eurodéputés au fait que l’élevage de pur sang soit une agriculture verte. Notre filière a une magnifique histoire visuelle à vendre, beaucoup plus parlante que de longs discours, aussi la photo est un excellent support pour faire passer des messages. 
 

 

 

" La volonté de l’Europe est de découpler conjointement la croissance économique et l’utilisation des ressources en promouvant un usage durable des ressources et en soutenant la mutation vers une économie à faible teneur en carbone. La filière équine s’inscrit dans cet objectif. D’une part, elle s’appuie sur une agriculture verte, d’autre part les chevaux participent à l’entretien et l’aménagement des territoires et à la protection de l’environnement.

 

 

 


Les éleveurs de chevaux pratiquent une agriculture verte et extensive, sans consommation d’engrais ou de traitements. Les chargements UGB des entreprises de la filière cheval sont faibles par rapport aux chargements d’autres types d’élevages herbivores (2 à 3 fois moins d’UMO).

L’élevage du cheval participe également à l’aménagement du territoire. En effet, les entreprises agricoles du secteur cheval sont parmi les seules à restructurer le bocage. Elles nécessitent l’utilisation de haies naturelles qui sont un refuge pour les petits mammifères et les oiseaux, et réduisent durablement l’érosion des sols. Leur action sur le milieu est complémentaire de celle des bovins du fait de leurdifférence de régime alimentaire. De plus, les chevaux sont capables d’occuper des milieux très variés, notamment les zones rurales difficiles, peu productives ou délaissées par l’agriculture et en particulier l’élevage des ruminants (zones de montagne, zones humides). Ils contribuent ainsi à l’entretien des prairies permanentes et à la préservation des paysages, en particulier dans un contexte de régression des effectifs des autres herbivores. En outre, l’industrie du cheval contribue à soutenir les autres activités agricoles. Au minimum 2,6 millions d’hectares sont ainsi cultivés à destination des chevaux sur 10 des Etats membres.