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Tunis débarque dans la Nièvre !

04/10/2018 - Mercato
Tunis, le vainqueur de 3 Groupes à Auteuil dont le Prix Amadou (Gr.2) sous la selle de Kevin Nabet fera la monte dès 2019 au Haras de Cercy. Ce fils d’Estejo, propose un courant de sang peu utilisé en France avec un modèle et un physique très avantageux.

Tunis sera vu une dernière fois sur la Butte Mortemart avant de devenir étalon (PHOTOS APRH)

 

Après sa 2ème place de rentrée samedi dans le Prix de Maisons-Laffitte (Gr.3), course dans laquelle le gris était encore perfectible et où il a été devancé par Master Dino, Tunis visera désormais le Gr.1 du 11 novembre, le Prix Renaud du Vivier, soit la Grande Course d'Automne des 4 ans. Les deux adversaires de toujours se connaissent bien, en plus d'être compagnon d'entraînement, ils ont eu l'occasion de combattre à de nombreuses reprises. Leur 1e rencontre a eu lieu dans le Prix Go Ahead, dès le mois d'avril 2017 alors qu'ils avaient 3 ans. Ce jour là, Tunis, 3e, devançait Master Dino qui concluait 4e. Depuis, les deux rivaux n'ont cessé de s'affronter aux plus haut niveau en trustant les 2 premières places du podium presqu'à chaque fois, souvent séparés par le plus mince écart. Ainsi, Tunis a remporté ses duels chronologiquement dans le Prix Stanley (Listed), Aguado (Gr.3), d'Indy (Gr.3), et Amadou (Gr.2). D'une régularité à toute épreuve, Tunis a disputé 11 courses de black-type à Auteuil, dont il n'a jamais terminé plus loin que 2e ! Il a notamment été le dauphin de Master Dino dans le Prix Cambacérès (Gr.1) et de Wildriver dans le Prix Alain du Breil (Gr.1)...devant Master Dino !

Avant de devenir étalon, un dernier match s'annonce donc sur l'hippodrome d'Auteuil. A cette occasion, le fils d'Estejo portera ue dernière fois les couleurs de Pierre Goral associé à la famille Allard et à Guillaume Macaire. C’est ensuite la SCAECC du Haras de Cercy qui en deviendra propriétaire, suite à un compromis trouvé entre les différentes parties. Le cheval est d'ailleurs en cours de syndication.

 

 

 

Son destin familial est tout à fait atypique. En effet, Tunis est né et a même commencé à courir en Pologne, qui est un grand pays de courses à la culture aussi ancienne que méconnue en Europe, ayant survécu de façon très méritoire à la période soviétique. il a été déniché sur place par Guillaume Macaire, toujours en recherche de nouvelles aventures, après qu'il ait gagné à Varsovie en plat sur 1600 m à 2 ans !

Depuis ses exploits français, le père de Tunis a été importé en France, à la Ferme de Jalogny dans la Saone-et-Loire. Doté, comme son fils, d'un modèle splendide, Estejo est un fils allemand de Johan Cruyff, guerrier des pistes en Italie où il a remporté 2 Gr.1 à Rome. il est entré au Haras en 2013 en Pologne et Tunis fait donc partie de sa 1e génération. Il a sailli 43 juments cette année. On connait très la souche maternelle d'Estejo à Auteuil, puisqu'il est l'oncle d'Esmondo, un lauréat allemand des Prix Cambacérès (Gr.1) et Renaud du Vivier (Gr.1). Ce fils de Sholokhov avait été acquis yearling à Baden-Baden en 2009 par...Guillaume Macaire !

 

Master Dino et Tunis lors de leur dernière lutte dans le Prix de Maisons-Laffitte (Gr.3), samedi dernier

 

La souche maternelle, d'origine française, est arrivée en Pologne dans les années 1930 ! Après une détour en Allemagne pendant la 2e guerre mondiale, pour les sinistres raisons que l'on sait, la famille est redevenue polonaise. Gagnante, la mère de Tunis nommée Tracja, est issu de Llandaff, un cheval qui a déjà fait parler de lui en France. En effet, ce Llandaff, merveilleusement bien né puisque fils de Lyphard et la crack Dahlia, avait commencé sa carrière d'étalon en Suisse, chez Sybille Elgloff, après avoir gagné le Jersey Derby (Gr.2) sur le gazon aux Etats-Unis. Bien que ne saillissant qu'une poignée de juments, il avait donné naissance à Vespone, lui qui offrit son 1e Gr.1 à Christophe-Patrice Lemaire dans le Prix Jean Prat (Gr.1) avant de doubler la mise dans le Grand Prix de Paris (Gr.1) puis de devenir étalon en France. Mais entre temps, Llandaff, né en 1990, était parti en Pologne, puis il est arrivé à 22 ans en 2012 à Napajedla Stud, le dernier Haras National de République Tchèque.

 

En Pologne, Trajca a gagné environ 13.000 zloty, soit à peu près 3000 euros. En France, en l'espace de seulement 1,5 ans de carrière, Tunis atteint déjà la somme mirifique de 542.000 € de gains, et avec l'allocation promise au Prix Renaud du Vivier, il pourra sans doute partir au haras en ayant passé la barre des 600.000... 

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