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Derby Sale

Les 1000 Guineas de Minding : de Vaguely Noble au trio magique de Coolmore

04/05/2016 - Grand Destin
Gagnant son 3ème Gr.1 pour sa rentrée, Minding a remporté les 1000 Guinées de Newmarket 2016 qui ont été marqués par les triplés de son père Galileo et de son entraineur Aidan O'Brien. Xavier Bougon revient avec moult anecdotes sur le destin de cette famille.

Coolmore et Aidan O'Brien signent le trio vainqueur des 1000 Guineas 2016 à Newmarket avec Minding (au centre), Ballydolye (à droite) et Alice Spring (à droite)
 
 
Trois filles de Galileo ont formé le trio gagnant de Newmarket dans le même ordre que celui des Moyglare Stud Stakes à 2 ans. Pour sa part, Galileo enlève ses premières Poules anglaises, version féminine. En tant que père de vainqueurs de classiques franco-anglo irlandais, son palmarès est éloquent. Il ne lui manque que la Poule d’Essai française à moins que cette année soit la bonne...
 
Minding, issue de la même famille que Vaguely Noble
 
Minding, par Galileo comme ses compagnes d’écurie, est issue d’une gagnante de groupe 1, Lillie Langtry, une fille de Danehill Dancer. Elle vient de faire siens trois groupes 1 consécutifs. A 2 ans, au Curragh, elle s’est imposée dans les Moyglare Stud Stakes devançant Ballydoyle qui l’avait précédée dans les Débutante St. A Newmarket dans les Fillies’ Mile, elle n’avait fait qu’une bouchée de ses adversaires (4 longueurs la séparent de sa première dauphine, une «Gosden»). Elle effectue donc sa rentrée directement dans les 1000 Guinées dans lesquelles elle domine les débats dans une action qui pourrait faire penser qu’elle «tient» sur plus long.
 
 
Ballydoyle, entrainée à Ballydoyle
 
Comme sa collègue, Ballydoyle effectuait sa rentrée dans les 1000 Guinées après avoir dominé le Prix Marcel Boussac lors de la dernière réunion de Longchamp. Elle n’est autre que la propre sœur de Misty For Me, également victorieuse à Longchamp le premier dimanche d’octobre ainsi que des 1000 Guinées irlandaises. Inédite sur la piste, leur mère, Butterfly Cove (Storm Cat), est une sœur de Fasliyev, vainqueur à Deauville du Prix Morny.
 
 
Alice au pays des merveilles
 
Alice Springs a la malchance de faire partie de la même génération que ses compagnes d’écurie qui l’ont devancé à chacune de leurs confrontations. Malgré tout, à 2 ans, en l’absence de ses consoeurs, elle avait fini au second rang de la Breeders’Cup Juvenile Fillies Turf disputée à Keeneland. Comme Minding, Alice a pour père de mère Danehill Dancer. Elevée par Lynch Bages (une entité de Paul Shanahan), elle avait été «achetée» yearling pour 550.000 Guinées. On met achetée entre guillemets car Paul Shanahan est un membre du conglomérat Coolmore.
 
 

Galileo, l'étalon magique.
 
 
Lillie Langtry, quelle beauté !
 
Lillie Langtry, la mère de Minding, est le troisième rejeton de sa mère. Elle est ainsi nommée pour rappeler la célèbre et si belle actrice britannique, maitresse du roi Edward VII et de quelques autres têtes couronnées, qui fut une athentique passionnée de courses, s'élevant même au rang de propriétaire classique au début du 20ème siècle.
La pouliche est née des amours avec Danehill Dancer (stationné à quelques encablures de Ballinahown Stud). Les deux premiers produits ne méritent pas que l’on s’y attarde. Sa naissance est à mettre au crédit de son éleveur Kevin B. Lynch après l’achat de sa mère Hoity Toity, laquelle est une fille du très convoité Darshaan.
Hoity Toity a été élevée par Gainsborough Stud, l'entité d'élevage du défun Cheikh Maktoum Al Maktoum. Elle n’avait pas encore débuté en décembre de ses 2 ans quand elle est vendue à Newmarket pour 15.000 Guinées à Corrin Stud (haras situé à Fermoy en Irlande), propriété de Sean O’Sullivan mandaté par son voisin terrien Ballinahown Stud, un petit haras, propriété de Kevin B. Lynch. Elle restera inédite.
 
Après Lillie Langtry, Hoity Toity donnera naissance, en 2010, à un mâle de Duke of Marmalade, Count of Limonade, qui, après avoir pris du gras en Irlande, est exporté en Australie. Hoity Toity est vendue à l’amiable à Bjorn Nielsen qui fait naître, en 2013, Danilovna, une fille de Dansili, gagnante de sa seule sortie à 2 ans. Le yearling 2015 est un foal de Sea The Stars.
 
Notes :
 
  • L’histoire de Hoity Toity ressemble un peu à celle de Leaping Water quand la famille Maktoum décide de la vendre en juillet de ses 3 ans, 3.200 Guinées. Elle deviendra la mère d’un certain St Nicholas Abbey.
     
  • Ballinahown Stud est petit haras voisin de celui de Sean O’Sullivan (Corrin Stud). Il a été construit sur des terres ayant appartenu à la famille de Kevin Lynch depuis le début du 20ème siècle. Son grand-père y avait stationné l’étalon Sherwood Starr (père de Rock Star, vainqueur de l’Irish Derby 1930).
Kevin Lynch a débuté dans les années 80 avec des poulinières d’obstacles puis avec trois juments de plat dont Hoity Toity et Maritana, deux juments de la famille Maktoum. Il avait acheté en 1998 une petite-fille de notre championne française, Monade, Maritana (Rahy), pour 12.000 Guinées, alors âgée de 3 ans. Au haras, elle va donner Close To You, dont il se sépare, yearling, pour 40.000 Guinées. Il figure au palmarès des Champagne St.
 
 

Lilly Langtry, montée par Mick Kinane, à Ascot.
 
 
 
Lillie Langtry, une gagnante des Coronation Stakes
 
Lillie Langtry est vendue, foal, par Kevin Lynch à Ashtown House Stud pour 70.000 Guinées qui la représentera sur le ring de Newmarket un an plus tard, en tant que yearling. Le courtier McKeever Bloodstock Ltd, mandaté, semble-t-il, par le team de Coolmore, signe le bon pour 230.000 Guinées.
 
Lillie Langtry fera partie du top 5 des meilleures pouliches de sa génération après ses victoires dans les Coronation St. (battant pour l’occasion la pouliche de François Rohaut, Evading Tempete) et les Matron St. (devant Spacious) A deux ans, elle avait enlevé les Debutante St. et un groupe 3 à Naas avant de terminer à la 3ème place des Moyglare Stud St.
 
Notes
Ashtown House Stud, haras irlandais, serait la propriété de Paul Shanahan qui le tient de son père, James (Jimmy). Ce dernier y élevait, dans les années 50, des chevaux d’obstacle.
 
 

Paul Shanahan (à droite), fait partie des plus fidèles lieutenants du big boss de Coolmore Stud, John Magnier (au centre), avec le vétérinaire Demi O'Byrne (à gauche).
 
 
Galileo, le seul amour de Lillie Langtry
 
Lillie Langtry ne connaîtra, à ce jour, que les amours de Galileo qui, à l’heure actuelle, ne lui a donné que des filles : en 2012, une pouliche nommée Kissed By Angels qui va s’imposer dans les préparatoires aux Guinées irlandaises avant d’être exportée au Japon. En 2013, c’est la naissance de la vedette du jour, Minding. Puis How, une deux ans, qui vient de débuter sous la monte de la fille d’Aidan O’Brien, Ana. Le foal 2015 est également une pouliche.
 
 
Hiwaayati, une troisième mère inédite
 
La 3ème mère de Minding, Hiwaayati (1989 Shadeed), élevée par Gainsborough Stud (Maktoum Al Maktoum), n’a pas couru. Elle donnera quatre vainqueurs avant d’être vendue en décembre 2003 à Tattersalls, 19.000 Guinées. L’une de ses deux filles, Sweet Emotion (Bering), donnera naissance à Winged Cupid (In The Wings), second du Racing Post Trophy.
 
La 4ème mère, élevée par la famille Holliday
 
La 4ème mère de Minding, Alathea (1975) a été élevée par Cleaboy Farm, haras de Brook Holliday, fils du Major Lionel Brook. Elle est une fille de Lorenzaccio qui, sous les couleurs de Charles A.B. St George, s’était permis de battre un certain Nijinsky lors de sa dernière sortie, les Champion St. 1970.
 
Alathea est vendue yearling, 23.000 Guinées à CAB St George. A l’entrainement chez Maurice Zilber, elle fait ses premiers pas dans le Prix de Chaillot avec en selle, Lester Piggott. Longtemps au commandement, elle termine cinquième d’une certaine Apachee. Envoyée aussitôt outre-manche chez Henry Cecil, elle parait trois fois en piste sans résultat notoire.
 
Pour son éleveur, Mme Galina Tkatch de Briones, Alathea deviendra la mèrede Keyala (Key To the Kingdom) puis de Lead On Time (Nureyev). Ce dernier, vendu yearling en 1984 1.400.000 Guinées à Maktoum Al Maktoum, remportera le Prix Maurice de Gheest et le Critérium de Maisons-Laffitte pour l’entrainement anglais d’Olivier Douïeb. Il fera ensuite la monte en France en ayant une carrière honnête.
 
Conquis par son achat, Maktoum achète également la mère deux ans plus tard (décembre 1985). Elle donnera naissance à Great Commotion (Nureyev). Vainqueur des Cork and Orrery St. (futur Golden Jubilee), il devra se contenter de la seconde place des Irish 2000 Guinées (de Shaadi) et de la July Cup (de Royal Academy). Resté entier, il rejoindra le haras en donnant beaucoup de vainqueurs.
 
 
 
rbchesne
RB CHESNE
great_commotion
lead on time
GREAT COMMOTION
LEAD ON TIME
 
 
La 5ème mère de Minding, Vive la Reine, propre sœur de Vaguely Noble
 
Elevée par Cleaboy Farm, Vive la Reine est la propre sœur de Vaguely Noble. A l’entrainement chez Charles Bartholomew, Vive la Reine porte les couleurs de Lionel-Brook Holliday lors de ses débuts à 2 ans dans le Prix de la Faisanderie dans lequel elle termine à une courte tête de la lauréate. Durant l’hiver, elle change d’air et prend la direction de la cour de Charley Milbank. Gagnante de son maiden sur 2.400 mètres à Saint-Cloud lors de sa rentrée (Prix La Sega), elle est jugée suffisamment douée pour participer au Prix Saint-Alary, celui de Prodice. Elle ne reparaitra en piste qu’en octobre dans le Prix de Saint-Cyr. A la fin de l’année, Vive La Reine prend la direction du haras.
 
Saillie par Breton, elle donne naissance à Burnished Gold, vendue yearling à S.A. Aga Khan. Elle deviendra la grand-mère, par Bayazida, d’un «champion hurdle», Paddy’s Return.
 
Après les naissances de Burnished Gold et d’Alathea, intervient celle de R B. Chesne (Brigadier Gerard). Pour Charles St George, il est titulaire des Washington Singer St. et des Champagne St. puis fonctionnera comme étalon en France en réalisant une bonne carrière. Vive La Reine est vendue en décembre 1977, pleine de Vitiges pour 53.000 Guinées à un certain John Magnier.
 
 

Vaguely Noble
 
 
Vaguely Noble surclasse Sir Ivor dans l’un des plus fameux Arc de Triomphe.
 
Vive La Reine est, par Vienna et Noble Lassie (Lancashire Oaks), la propre sœur de Vaguely Noble.
 
Né en Irlande en 1965, Vaguely Noble est un poulain très tardif et «long à se faire». En pension chez Walter Wharton, il débute fin août de ses 2 ans à Newcastle, finissant second d’un maiden, les Sandgate St. (dont le vainqueur avait déjà 4 sorties à son actif) puis terminera à la même place lors de sa sortie suivante à Doncaster dans les Feversham St. (à une demi-longueur d’un inédit portant les couleurs de Gerry Oldham, Saraceno, futur 4ème des Dewhurst St.). Rien à redire, mais rien d’exceptionnel non plus.
 
Puis en octobre, il ouvre son palmarès, en terrain très lourd, dans les Sandwich St., épreuve qui a déjà révélé de bons talents (1400 m. à Ascot). Monté par William James Williamson, il devance son suivant de 12 longueurs. Cette performance lui donne le droit de courir l'Observer Gold Cup (le futur Futurity St. puis Racing Post Trophy) moins de 15 jours plus tard. Ses deux cents derniers mètres sont impressionnants. Il devance son second, Doon, de 7 longueurs (écart qui aurait pu être de 10 ou 12).
 
Ses suivants se distingueront ensuite : Riboccare (C.W. Engelhard), Lorenzaccio (CAB St George, second du Prix Morny), Connaught (second du Derby de Sir Ivor l’année suivante pour H.J. Joel), entre autres.
 
Au terme de la saison, dans le Free Handicap (la version anglaise de l’Optional), les handicapeurs le placeront une livre en dessous du top-weight, l’invaincu Petingo (Gimcrack St et Middle Park St.). Vaguely Noble possède donc tous les critères pour en faire l’un des favoris du prochain Derby, sauf qu’il n’y est pas engagé !
 
Notes :
Noble Lassie est la demi-sœur de Promised Lady, la future mère du champion allemand, Lombard.
 
 

A 3 ans, Vaguely Noble change d'entourage. Il arrive chez Etienne Pollet (à droite), après que le milliardaire texan Nelson Bunker Hunt, battu aux enchères par le chirurgien californien Robert Franklyn (lunettes noires), ait convaincu son compatriote de lui en vendre la moitié.
 
 
Changement de casaque pour Vaguely Noble
 
Vaguely Noble a été élevé par le Major Lionel Holliday qui avait déjà remporté, en tant que propriétaire-éleveur, l’Observer Gold Cup en 1963 avec Pushful. Mais cette fois, Vaguely Noble porte les couleurs de Lionel Brook Holliday (né en 1928), le fils de son éleveur (né en 1881, décédé en décembre 1965, l’année de la naissance de son protégé).
 
La dispersion des effectifs du défunt a lieu à Newmarket et Vaguely Noble passe donc en vente lors de la session de décembre 1967. Sa vente risque d’être affectée par son absence d’engagement dans le classique d’Epsom puisque le fils de l’éleveur n’avait pas trouvé opportun de souscrire sa candidature. Et pourtant, les enchères vont monter jusqu’au tarif record pour un 2 ans en Europe, de 136. 000 Guinées. On se demande quel prix «il aurait fait» s’il avait été pourvu d’engagements.
 
Les enchères avaient débuté à 80.000 Guinées, soit, même s’il est délicat de comparer les époques, plus du double du record de Newmarket datant de février 1900 pour le lauréat de la Triple couronne anglaise, Flying Fox, acheté par Edmond Blanc pour 37.500 Gns (soit 984.000 F.) face à l’underbidder qu’était le Prince de Galles.
 
L'acheteur, Albert Yank, l’emporte pour le compte des époux Franklyn, le Dr. Robert A. (chirurgien plastique à Los Angeles) et Wilma, après une courte bagarre de surenchères l’ayant opposé à Godolphin Darley (A. Neuhut) agissant pour le milliardaire texan, Nelson Bunker Hunt, qui s’était arrêté à 135.000 Gns. Robert Franklyn l’envoie en Irlande chez Paddy Prendergast.
 
Ayant des regrets, N.B. Hunt réussi à convaincre le nouveau propriétaire, non seulement de lui en céder la moitié mais aussi d’envoyer Vaguely Noble en France chez Etienne Pollet à Chantilly.
 
Faute d’avoir été engagé dans le Prix du Jockey Club (à l’époque, les engagements des classiques français sont clos en décembre suivant leur année de naissance ; les engagements supplémentaires n’interviendront que 20 ans plus tard), son programme passe par le Prix de Guiche puis par le Prix du Lys (le Jockey Club du « pauvre » couru le même jour que celui des «riches»), deux épreuves qu’il gagnera facilement (3 et 8 longueurs) monté par Jean Deforge. Il échoue ensuite dans le Grand Prix de Saint-Cloud finissant derrière deux 4 ans dont Hopeful Venture (sous les couleurs de S.M. la Reine d’Angleterre).
 
 

Vaguely Noble s'envole dans le Prix de l'Arc de Triomphe 1968 face à Sir Ivor.
 
 
Monté par l’Australien Bill Williamson (Deforge étant retenu par son contrat avec le baron Guy de Rothschild), il fait une rentrée victorieuse dans le Prix de Chantilly (le futur Prix Niel) avant le sacre du Prix de l’Arc de Triomphe devançant le champion de Vincent O’Brien et de Lester Piggott, Sir Ivor (2000 Guinées et Derby), devant Carmarthen, Roselière (Diane et Vermeille) et La Lagune (Oaks). Cette victoire le consacre cheval de l’année avec un rating de 140, l’un des plus élevés de l’histoire des courses (le top étant Frankel, plus de 40 ans plus tard).
 
L’Arc de Triomphe sera sa dernière sortie et il entre au haras l’année suivante à Gainesway Farm (John-Ryan Gaines) qui débourse $ 1.250.000 (déjà avant l’Arc, il aurait pris une option dans la co-propriété à hauteur de 25%). Syndiqué pour le prix record de $ 5.M, (2 milliards et demi de nos anciens francs) il devient l’étalon le plus cher au monde.
 
 

Vaguely Noble fut en son temps l'étalon le plus cher du monde.
 
 
Vaguely Noble et Jane Birkin
 
La 4ème mère de Vaguely Noble, Brulette, avait remporté les Oaks 1931 après s’être imposée dans le Prix Pénélope. A l’entrainement chez Frank Carter à Chantilly, elle avait fini seconde de sa compagne d’entrainement, Pearl Cap, dans le Prix Vermeille puis avait terminé au pied du podium (juste derrière Prince Rose) du Prix de l’Arc de Triomphe de cette même Pearl Cap.
 
A 4 ans, elle avait fait sien le Prix du Cadran pour le frère (le Major Harry Lawrence Birkin) de son éleveur, le Lieutenant-Colonel Charles-Wilfred Birkin (décédé en avril 1932). Elle était née au Haras de Mortefontaine (propriété d’Edward Esmond dans l’Oise) et n’était autre que la sœur cadette de Hotweed (Prix du Jockey Club, Grand Prix de Paris 1929 et second de Motrico dans le Prix de l’Arc de Triomphe 1930). Brulette est également la 5ème mère d’All Along et d’innombrables autres stakes-winners.
 
Pour l’anecdote, Harry Lawrence n’est autre que le grand-père de Jane Mallory Birkin, l’actrice et chanteuse.
 
 
Notes :
 
  • Vienna (père de Vaguely Noble), propriété de Sir Winston Churchill, fait la monte en Angleterre jusqu’en 1967, puis prend la direction de la France (au Haras de Messelan, situé près de Méru, propriété d’Edouard et Pierre Gugenheim en Seine et Oise, devenue Val d’Oise), l’année du triomphe de son fils avant de rejoindre le Japon. Il sera incapable de reproduire ne serait-ce que l’ombre de Vaguely Noble, ce qui fait dire à certains que le champion n’est pas le fils de son père.
  • En France, Brook Holliday s’est imposé dans le Prix Vermeille 1970 avec Highest Hopes, la protégée de Dick Hern, aux dépens de Miss Dan après s’être classée seconde du Prix de Diane. Pour l’anecdote, Brook achète en 1958 un haras à Newmarket, Sandwich Stud, qu’il revendra en 1986 à la famille Thompson qui le rebaptisera, Cheveley Park Stud.
     
  • Le père de Brook Holliday avait été tête de liste des propriétaires en Angleterre en 1956, 1961 et 1962 et tête de liste des éleveurs en 1954, 1956 et 1962. Il avait gagné les Oaks 1951 avec Neasham Belle, le St Leger 1962 avec Hethersett, les 1000 Guinées 1965 (quelques mois avant son décès) avec Night Off. De plus, il avait élevé le père (Hethersett) et la mère (la célèbre Windmill Girl) de Blakeney. Hethersett descend de Lost Soul (achetée yearling, pour 1.800 Guinées) et Windmill Girl descend de Springtime (demi-sœur de Blue Peter) achetée lors d’une vente privée à son éleveur, le renommé Lord Roseberry. Ces deux achats seront les piliers de leur élevage.

    Il avait été patron d’une entreprise de teintures et textiles à Huddersfield, près de Manchester (fondée par son grand-père, Read, en 1803). Major en France lors de la 1ère guerre mondiale, il est très vite rappelé (1915) car il est l’un des rares britanniques à savoir manipuler l’acide picrique, vital pour la production d’explosifs. 
  • Walter Wharton, entraineur de Vaguely Noble, avait débuté en 1950 près de Wetherby (Yorkshire). Il devient l’entraineur particulier du Major Lionel Holliday qui lui avait offert le poste à partir de 1964 à Newmarket. Lionel Holliday, d’un caractère effroyable, avait limogé pas moins de 13 entraineurs différents, certains même avait préféré jeter l’éponge et démissionner malgré les superbes résultats !