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Longines World's Best Racehorse 2018 : Mais où sont les Frenchies ?

25/01/2019 - Focus divers
La cérémonie couronnant le meilleur cheval mondial s’est tenu le 23 janvier à Londres, et a vu un deadheat entre Cracksman et Winx. Au-delà de l’évènement, il est difficile de ne pas remarquer la faible présence de chevaux entraînés en France dans le classement. Assiste-t-on à la fin d’une époque ? Est-ce seulement un coup de mou occasionnel pour le galop français ? Nous allons tenter de répondre à ces questions !
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Winx
 
A peine lancé dans 2019, c’était l’heure du bilan 2018 en ce 23 janvier. Cracksman et Winx ont partagé le titre de meilleur cheval de trois ans et plus de l’année. Les deux se sont vu décerner par la FIAH (Fédération internationale des autorités hippiques de courses au galop) un rating de 130. Winx a encore cette année éclaboussée de sa classe l’Australie, en enlevant son 4ème Cox Plate, l’Arc australien. Cracksman a quant à lui briller pour la 2ème fois consécutive dans les Champions Stakes, en écrasant l’opposition par plus de 8 longueurs. Il n’était pas facile de départager les deux champions, et il y a donc eu un status-quo entre les deux hémisphères. Plus que le haut du classement, on peut s’interroger sur certaines places controversées. Par exemple, Enable est 8e ex-aequo avec Crystal Ocean, qu’elle a pourtant battu haut la main lors de sa rentrée dans les SeptemberStakes. Son meilleur rating, 125 elle l’a obtenu dans la Breeders Cup Turf, tandis que Crystal Ocean l’a eu lors de sa deuxième place derrière Poet’s Word dans les King Georges. Une autre star de 2018, Alpha Centauri a obtenu un rating de 124, alors qu’elle a gagné 4 Groupes I cette saison. Il est donc parfois difficile de comprendre un tel classement, qui se base sur une seule performance et pas sur l’ensemble de la saison du cheval concerné.
 
 
 
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Cracksman
 
 
Bien au-delà de ces considérations, un constat est frappant : les Frenchies sont bien faiblement représentés dans le classement. Le premier, c’est Cloth of Stars, avec une 14ème place ex-aequo, pour un rating de 123 qu’il a acquis lors de sa troisième place dans l’Arc de Triomphe. Il est d’ailleurs mieux noté que Sea of Class (rating 122), alors que la pouliche de William Haggas l’a devancé dans l’Arc…on vous le disait, c’est dur à comprendre. Les autres français du classement, ce sont des chevaux comme Waldgeist (rating 122), Recoletos (rating 121), et plus loin encore Vazirabad et Wind Chimes (rating 118 pour les deux). On le remarque, ce sont des chevaux d’âge.
 
D’où vient le « problème » français ? Au vu de ce classement, et de celui des meilleures courses du monde, on arrive à en pointer un. Les classiques français sont en dessous de leur niveau d’antan.Par exemple, à part Almanzor, peut-on citer un vrai crack international, gagnant du prix du Jockey-Club ces cinq dernières années ? C’est bien simple, le classique français n’apparaît pas dans les meilleures courses du monde, tandis que le Derby d’Epsom est dans le top 10. On peut toujours dire que les handicapeurs internationaux nous boycottent, mais le constat est facile à faire, les 3 ans français ne nous ont pas fait rêver cette année. Premièrement, il est de plus en plus dur pour eux de gagner chez eux. Pour preuve, le prix de Diane était enlevé par Laurens en 2018. Deuxièmement, les français qui ont traversé les frontières n’ont pas été à la hauteur. On peut illustrer ce propos avec la triste performance de Study of Man, le gagnant 2018 du Jockey-Club 2018, qui s’est cassé les dents dans les Irish Champion Stakes, face à deux des meilleurs 3 ans anglais, Roaring Lion et Saxon Warrior. Ces deux-là sont d’ailleurs présents dans le classement, à des places assez hautes, puisque le premier cité est 4ème ex-aequo avec un rating de 127 !
 
 

Cloth of Stars
 
 
Pour finir d’illustrer le propos, la meilleure course du monde, le prix de l’Arc de Triomphe échappe maintenant depuis 2014 aux compétiteurs français, quand Trêve s’imposait pour la seconde fois dans l’épreuve Reine. La championne de Criquette Head est d’ailleurs le dernier cheval français à avoir été couronné meilleur compétiteur au monde, c’était en 2013.
Face à ce constat, que dire de plus ? Est-ce que les Français sont tout simplement moins bons qu’avant ? Ce n’est peut-être pas si simple que cela. Le problème ne vient certainement pas de l’élevage, ni de l’entraînement, puisque l’on est quand même capable de défier droit dans les yeux les compétiteurs étrangers lors de grands évènements, comme un Almanzor a pu le faire dans les Champions Stakes édition 2016, ou Talismanic lors de la Breeders Cup Turf 2017. Le fait est qu’il est de plus en plus dur de voir en nos espoirs locaux des futures Trêve ou encore Zarkava, capable après une saison classique, de battre les meilleurs chevaux mondiaux, tout âge confondu. D’ailleurs, la tendance n’est pas à l’amélioration, puisqu’il est très difficile pour nos 2 ans de gagner les bonnes courses françaises face aux armadas venues d’Outre-Manche. Peu de courses de Groupes ont été remportées par des deux ans français en 2018, bien que Lily’sCandle et Wonderment aient sauvé l’honneur en fin de saison. Pour finir, le meilleur 2 ans européen, c’est TooDarn Hot, un pensionnaire de John Gosden, ayant obtenu un rating de 126, comme un certain Frankel au même âge.
 
Où se situe l’avenir de nos frenchies ? Il est bien trop tôt pour le dire. Ce n’est d’ailleurs peut-être qu’un mauvais cycle, destiné à prendre fin d’ici peu. On peut aussi mettre en cause le système de notation, qui à parfois tendance à surnoter des chevaux étrangers. Ce classement du meilleur cheval mondial reflète-t-il vraiment l’ordre mondial actuel des courses de plat ? Rien n’est moins sûr, mais il faut tout de même continuer à espérer que le galop hexagonal est sur la voie pour retrouver sa gloire passée. Entraîneurs français, à vous de jouer !