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Savoken, vainqueur du Grand Prix de la Riviera, comme son oncle

14/02/2017 - Infos générales
La première Listed de l’année, le Grand Prix de la Riviera, est revenue à Savoken, un descendant d’une jument importée par le Haras du Quesnay, l’un de ses premiers achats de poulinières à Newmarket. Par Xavier BOUGON.
Savoken et Pierre-Charles Boudot remportent le Grand Prix de la Riviera 2017
 
 
Savoya (Anabaa) est la mère de Savoken (2011 Kentucky Dynamite), son second produit. Elle n’a pas couru et rejoint rapidement le haras où elle est saillie, la première année (2009) par Panis. Elle sera vendue par le Haras du Quesnay aux ventes d’élevage à Deauville pour 13.000€ à Jacques Rossi. C’est une sœur cadette de Silver Point (Commands), vainqueur, comme son neveu, du Grand Prix de la Riviera. Leur frère cadet, Silver Pond (Act One), va gagner, entre autres, le Grand Prix de Chantilly et le Prix Hocquart et se classer second du Grand Prix de Deauville (de Cirrus des Aigles) et troisième du Grand Prix de Saint-Cloud (de Sarafina).
 
Une petite-fille de Silvermine
Savoya et sa fratrie ont pour grand-mère une certaine Silvermine (Bellypha), gagnante de la Poule d’Essai des Pouliches, seconde du Prix Marcel Boussac (de Triptych) et du Prix de l’Opéra. A l‘instar d’Allez France en son temps, elle sera l’une des rares pouliches ayant osé affronter les mâles dans le Prix Lupin dans lequel elle terminera à la 4ème place. Silvermine donnera naissance à un fils de Blushing Groom, un certain Sillery, à une fille de General Holme, Sevilliana (d’où Sarrasin, Myasun, Matwan, Lacarolina), à une fille d’Alydar, Silverqueen (d’où Silva, Savoie, Silver Fame, la mère de Savoya).
 
 
Silvermine, la 4ème mère de Savoken
 
 
Silvermine, sœur de Saint Cyrien
Silvermine est une fille de Sèvres (Riverman) laquelle lui avait donné un frère black-type, Saint Cyrien (Luthier), l’un des rares chevaux élus à 2 ans «cheval de l’année» après ses succès dans le Grand Critérium et le Prix Saint-Roman.
Sèvres, fille d’une grande et belle jument Saratoga (Snob), sera la seule femelle conservée à l’élevage au Haras du Quesnay. Ses sœurs, Sabbatine (Dike) et Satilla (Targowice), seront vendues à réclamer et Sinaia (Habitat) vendue en Irlande. Sabbatine gagnera le Prix de l’Elevage pour Jean Sens et Satilla s’imposera au niveau Listed et se classera sur le podium des Prix Niel et Conseil de Paris pour l’entrainement de Jean-Claude Gobel. Quant à Sinaia, elle deviendra la grand-mère de Satco (Blakeney), vainqueur du Prix Berteux, 2ème et 3ème Prix du Cadran, Vicomtesse Vigier, entre autres.
 
 
Saint Cyrien, portant la casaque de Ghislaine Head, sera un étalon leader
 
 
Une arrière grand-mère en provenance d’Angleterre
La grand-mère de Sèvres, Sariegail d’origine anglaise, avait été achetée, pleine de Relic, par Alec Head pour son propre compte en décembre 1963 aux ventes Tattersalls à Newmarket. Elle est la fille d’un gagnant du Kentucky Derby exporté ensuite comme étalon en Irlande, Hill Gail. Elle avait été adjugée yearling 17.000 Guinées (un prix record à l’époque) à un acheteur néophyte, James-William Weston Evans qui l’entrainera lui-même.
Non placée à 2 et 3 ans, elle avait réussi à l’emporter à deux reprises à 4 ans à Manchester et Leicester, à chaque fois montée par Lester Piggott.
 
 
Sariegail, la 7ème mère de Savoken, comptait 19 sorties pour 2 succès
 
 
Payée 5.500 Guinées, Sariegail avait suscité l’intérêt des acheteurs parce qu’elle était demi-soeur de Sarcelle (1954 Amour Drake), championne de sa génération à 2 ans, l’âge auquel elle remporta trois succès dont les Imperial Produce St. et surtout, avec facilité, les Cheveley Park St. (Gr.1). Puis à 3 ans, malgré des travaux du matin encourageants, elle déçoit l’après-midi en course, à une exception près, une 3ème place dans les Coronation St. de Toro (Tudor Minstrel), pensionnaire d’Alec Head portant les couleurs de S.A. Aga Khan.
 
Une autre de ses demi-soeurs, Samaria (Migoli), donna de vagues promesses à deux ans qui se révèleront sans suite. Elle deviendra la mère de Sammy Davis (1960 Whistler) et de Super Sam (1962 Above Suspicion). Son éleveur, Mme A. Jane Levins Moore, les vendra yearlings à Newmarket.
Le premier s’imposera à 2 ans dans les Manchester Automn St. puis, à 3 ans, remporte, les sprints que sont les Palace House St. et les Diadem St. Le second fut un bon cheval de gros handicaps anglais. Il viendra s’imposer de 5 longueurs sur 2.000 mètres, non pas à Longchamp mais à Chantilly, dans le Prix de Chantilly (futur Prix Niel), déjà préparatoire au Prix de l’Arc de Triomphe. A 4 ans, il remporte deux belles victoires à Sandown (dont les Westbury St.) et se classe même 4ème des Eclipse St. de Pieces of Eight (entrainé par Vincent O’Brien pour la comtesse de la Valdène, ex Diana Guest et future Mme Allen Manning)
Les deux frères, Sammy Davis et Super Sam, prendront le chemin du haras comme étalon, tout d’abord en Angleterre puis au Japon.
 
Notes
- L’enchère record suscite, après l’adjudication, un brouhaha qui profite à l’acheteur du lot suivant qui va payer 650 Guinées un fils de Tudor Minstrel et de Matelda. Elevé par Jane Levins Moore, il s’appellera Tudor Melody.
 
- Sarie (1946 Nearco), la mère de Sariegail, Sarcelle et Samaria, avait été vendue, non nommée (rien de surprenant), en septembre de ses 2 ans à Ballsbridge (Dublin) par son éleveur (Mme M. Wyatt), 1.850 Guinées à A. Levins Moore. Elle n’avait encore jamais été montée, c’est cela la particularité.
 
- Cette même année 1963, Alec Head avait acheté en cours de saison, une certaine Biobelle (Cernobbio), qui avait gagné le Prix du Début l’année précédente pour l’entrainement de Robert Philidor. Après une fin de saison en obstacles à 3 ans ponctuée par deux succès à Enghien (dont la Grande Course de Haies, futur Prix du Général de Saint-Didier) pour les couleurs du Haras du Quesnay, elle deviendra la mère de Beaugency (Val de Loir), Bourbon (Le Fabuleux) et Barbra (Le Fabuleux), future mère de Beaune (Lyphard) et grand-mère de Bering (Arctic Tern). Pour l’anecdote, lors de sa seconde place (dead-heat) dans la Poule d’Essai des Pouliches, Beaune avait été aidée dans sa tâche par une compagne d’écurie, une certaine Sèvres.

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