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Laurens au firmament dans le Diane

17/06/2018 - Evénements
Attendue au tournant après son succès dans le Saint-Alary il y a 3 semaines, Laurens est devenue la nouvelle princesse française en remportant le Prix de Diane Longines. La fille de Siyouni élevée dans l’Aisne par Melchior-François Mathet est un sujet de sa Majesté et a donc fait retentir « God Save The Queen » en terres cantiliennes pour le très francophile Karl Burke. Revivez l’après course comme si vous y étiez.
 
 
 
4 ans après le succès de The Grey Gatsby et son entraîneur Kevin Ryan dans le Prix du Jockey-Club, un autre cheval entraîné dans le Yorkshire a gagné son classique. La victoire de Laurens dans le Prix de Diane 2018 restera dans les mémoires pour plusieurs raisons. La première d’entre elle vient justement du nom de son entraîneur. Karl Burke a signé sa première victoire classique. L’homme entraîne à Spigot Lodge épaulé au quotidien par sa femme Elaine à côté de Leyburn dans le Yorkshire du Nord depuis 1991. La France tient une place particulière dans le palmarès de l’entraîneur. En effet, Lord Shanakill lui a offert en 2009 son premier Gr.1 dans le Prix Jean Prat. Suivront ensuite Odeliz, gagnante du Prix Romanet ainsi que d’un autre Gr.1 en Italie puis le jumelé des élèves de Karl Burke dans le Prix Morny 2017, l’un de ses meilleurs souvenirs de course. Ce jour là Unfortunately avait devancé Havana Grey. Puis est arrivée Laurens.
 
 
La lad de Laurens et son jockey Patrick Joseph McDonald accueillent leur championne PHOTOS APRH
 
 
« Si je suis honnête avec vous, j’ai sans doute sous estimé ce jour particulier de ce Prix Diane, de ce qu’il pouvait représenter dans le calendrier français avec cette superbe ambiance et la foule au rendez-vous, a souligné Karl Burke après le succès de Laurens. Evidemment c’est important pour moi de gagner mon premier classique pendant un jour si particulier pour les courses en France et je suis honoré de l’avoir fait. Je voyais la pouliche en bonne position et PJ McDonald l’a très bien montée. On la voyait relaxée dans un bon rythme. Quand elle a pris l’avantage je pensais qu’elle irait au bout. C’est une lutteuse de grand talent. »
 
 
Le Yorkshire est un pays d'entraineurs : Kevin Ryan, Mark Johnston, Richard Fahey et Karl Burke (à gauche) y sont installés
 
 
Le propriétaire de Laurens John Dance n’est pas allé chercher la pouliche en France. C’est elle qui est venue en Angleterre quand son éleveur Melchior-François Mathet a décidé de présenter la fille de Siyouni sur le ring de Goffs Uk à Doncaster pour la Premier Sale. Tout jeune investisseur qui achetait là ses premiers pur-sang, John Dance n’avait pas hésité à débourser £220.000 pour acheter Laurens, ce qui faisait d’elle l’un des trois tops prices de la vacation. Anna Sundstrom de Coulonces Sales l’avait présentée et ce fut également une première pour la jeune femme. Aucun haras français n’avait jusqu’à lors présenté de yearlings lors de cette vente s’adressant à deux poulains précoces. Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître.
 
 

  
Fils du grand entraîneur François Mathet, Melchior-François Mathet a placé ses poulinières dans le haras de son père, celui de Bourgfontaine à Villers Cotterets dans l’Aisne, qui a été repris par son frère Hubert.. Preuve en est qu’une fois de plus, les pur-sang peuvent être élevés ailleurs que dans les grandes régions traditionnelles d’élevage en France. Rencontré après course, l’éleveur était sur une autre planète « Je n’ai pas grand-chose à dire, a-t-il dit de suite. Je vis un sentiment qui n’est absolument pas descriptible maintenant à chaud. C’est quelque chose que tout éleveur rêve de faire, nous y sommes arrivés sans grands moyens. Il faut féliciter les Haras du Prince Aga Khan d’avoir conservé Siyouni. Et puis il y a eu beaucoup de travail, de la recherche et de la chance pour pouvoir élever une pouliche comme celle là. Pour vous donner un exemple, on a au haras sa propre sœur qui s’est malheureusement esquintée foal mais qui n’avait pas la qualité de celle là. Ce qui est merveilleux c’est pour son entraîneur, son propriétaire et jockey. »
 
3 ans après Star Of Seville, dernière concurrente anglaise à avoir gagné le Diane pour John Gosden, ou encore 12 ans après Confidential Lady entraînée par Sir Mark Prescott, Laurens a donc fait retentir l’hymne anglais sur l’hippodrome des Princes de Condé. Gagnante en débutant à Doncaster en juillet de ses 2 ans puis 2ème de Polydream dans le Prix du Calvados, Laurens avait remporté un Gr.2 à Doncaster puis le Fillies’ Mile, son premier Gr.1 à Newmarket en octobre. En mai dernier pour sa rentrée, elle avait pris une bonne 2ème place dans les 1000 Guinées derrière Billesdon Brook. Gagnante du Prix Saint-Alary où elle a très longtemps été à la lutte avec With You (qui a fini 5ème dans le Diane), cette pouliche au physique plutôt imposant a été amenée progressivement par son entourage pour le Prix de Diane qui était son objectif annoncé depuis son Fillies’ Mile.
 
 
 
 
Laurens offre également un deuxième classique à son père Siyouni après le succès d’Ervedya dans la Poule d’Essai des Pouliches. Le top étalon français que le monde entier s’arrache réalise une superbe année 2018 puisqu’il est déjà le père de 17 chevaux de Stakes à la mi-juin. Quant à la mère de Laurens, Recambe, elle fut gagnante pour Robert Collet à deux reprises à Compiègne et Clairefontaine à 3 ans en 2008. Cette fille de Cape Cross et petite-fille de Kahyasi descend d’une souche du Prince Aga Khan qui a donné ensuite Kinnaird et plus récemment Ivawood et Berkshire. Sachez également que les familles maternelles des Aga Khan Studs étaient représentées dans les pedigrees de quatre des 13 concurrentes au Diane 2018.
 
 
REVOIR LA VENTE DE LAURENS YEARLING
 
 
GALERIE APRH
 
La supplémentée Homérique finit fort 3ème mais une autre pouliche a réalisé une dernière ligne droite de toute beauté, la Godolphin Musis Amica (absente sur la photo), décollée dans la ligne d'en face
 
 
 
Karl Burke félicité par Robert Nataf
 
 

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