Le Mans, vraiment fou de Cagnes sur Mer pour David Windrif

10/01/2022 - Actualités
Le dimanche cagnois de David Windrif, Christian Trecco et Gerome Salussolia a d'abord été un peu triste avec le forfait de Berjou dans le Grand Steeple, mais s'est terminé en apothéose avec le triomphe du valeureux Le Mans dans la Grande Course de Haies. A l'orée de ses 9 ans, ce guerrier remporte un premier succès black type ô combien mérité, lui qui est vraiment fou de Cagnes sur Mer.   

A 9 ans, Le Mans remporte la Grande Course de Haies de Cagnes et son plus beau titre en carrière ! (photo André Viguier)

 

Grand amateur et spécialiste du meeting de Cagnes Sur Mer, David Windrif a fait un bel exercice 2021/2022 sur la Côte d'Azur, mais l'écurie a connu un coup dur lors de la grande réunion avec le forfait de sa star Berjou dans le Grand Steeple. Le double tenant du titre n'a rien de grave, mais a dû décliner la lutte pour rentrer dans l'histoire. On imagine un peu de déception du côté de son entraîneur, mais aussi de ses co-propriétaires Christian Trecco et Gerome Salussolia. Bien heureusement, l'autre star actuelle mais aussi cheval de coeur de l'écurie, Le Mans, leur a offert un grand moment tant attendu sous le  soleil Cagnois. 

 

L'entourage de Le Mans avec leur petit champion lors de son avant-dernière victoire (aprh)

 

Régulièrement associés désormais, les 3 hommes opèrent majoritairement dans la voie des réclamers, filière dans laquelle a été déniché Berjou en plat avant de se révéler en obstacle. La casaque Trecco, orange à pois noirs, est elle-même présente chez David Windrif depuis de nombreuses années, et a connu de grandes gloires à Auteuil avec Portal's Toy, gagnant de la Barka (Gr.2) et sur le podium de la Grande Course de Haies d'Auteuil à 2 reprises, ou encore l'excellent Padisha Soy, 2e d'un Grand Steeple. A l'orée de ses 9 ans, Le Mans est aussi un cheval de coeur, qui a pour le coup effectué toute sa carrière sous la casaque Trecco chez David Windrif. Après des débuts en plat à 3 ans, il a poursuivi une remarquable carrière, rentrant 38 fois dans l'argent en 51 courses, et accumulant 7 podiums dans des courses black types, à Cagnes bien sûr, mais aussi au niveau groupe à Auteuil et Compiègne. 

 

David Windrif et Nicolas Gauffenic, un tandem de choc sur la Côte d'Azur (aprh)

 

A l'aise partout, Le Mans l'est surtout sur la côte d'Azur, où il a remporté 7 de ses 8 victoires en carrière. Transformé au soleil, comme cela peut arriver à beaucoup de chevaux préparés pour le meeting, il avait pourtant "échoué" sur la 3e place du podium à 2 reprises ces dernières années. Mais Le Mans est arrivé plus fort que jamais cette saison, et a enchaîné 2 succès déconcertants de facilité dans les préparatoires, avant de s'envoler pareillement dans la Grande Course de Haies sous la selle de Nicolas Gauffenic. A 9 ans, il remporte une première listed méritée qui vient couronner une très belle carrière pour ses co-propriétaires, qui comptent dans leurs rangs le Haras d'Auteuil, qui en est co-éleveur avec Teddy Windrif, le fils de l'entraîneur. 

 

Teddy Windrif (à gauche), fils de David, et co-éleveur de Le Mans (aprh)

 

Ainsi, si Le Mans n'est pas issu des réclamers, ce fut le cas de sa mère The Race. Cette nièce du gagnant de Gr.1 à Auteuil Douze Douze (Prix Maurice Gillois 2000 pour Guillaume Macaire) élevée par Benoit Gabeur et Jocelyne Ventrou avait débuté victorieusement chez Guillaume Macaire sous les couleurs Papot, avant d'être réclamé à Dieppe pour un peu plus de 12 000 € par Christian Trecco et associés. Confiée à David Windrif, elle était devenue une sympathique jument de handicap, allant même jusqu'à conclure 2e de listed à Auteuil en battant un certain Big Buck's, devenu ensuite une légende outre-Manche. Elle avait fini par gagner une course pour son nouvel entourage... à Cagnes Sur Mer évidemment ! The Race a eu cette année un mâle de Masked Marvel, et a déjà produit 2 black types avec Le Mans et Rollinginthedeep (Walk in The Park). Le croisement avec le sang de Montjeu est tout indiqué sur cette famille. 

 

 

Le Mans met en effet à l'honneur son père Le Fou, qui ne l'était pas du tout par ailleurs, dont il est l'un des meilleurs produits. Frère de Montjeu par Polish Precedent, Le Fou avait réalisé de grandes choses en course sans toutefois gagner une épreuve black type. Il avait toutefois battu des chevaux de la trempe de Westerner, Pride, Sulamani, Martaline ou encore Great Pretender. L'émergence de Montjeu parmi les meilleurs étalons européens l'a fait rentrer étalon en France au Hoguenet puis au Grand Chesnaie. Le Mans est issu de sa dernière génération française avant son départ en Irlande en 2013 à Arctic Tack Stud, où il devait remplacer un propre frère de Montjeu vendu à Coolmore, à savoir Gold Well. Après 4 saisons là-bas, Le Fou est revenu en France en 2017 au Haras de Sivola, mais est mort l'année suivante. Sa dernière génération très confidentielle née en 2018 n'a eu qu'un seul partant à ce jour, I Love You Sivola, qui a d'ailleurs débuté par une belle 2e place en haies... à Cagnes ! Décidément, ils aiment tous la Côte d'Azur par ici, et cela leur va si bien ! 

 

 

Le Fou, demi-frère de Montjeu et père de Le Mans 

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