Australie-France : deux trajectoires économiques opposées
Australie et France : deux situations bien différentes
Sur la dernière décennie, le constat est implacable. En Australie, le volume des paris hippiques – qui est à la base de tout – a connu une croissance spectaculaire, passant d’environ 15 milliards de dollars australiens à près de 30 ces dernières années. Dans le même temps, les paris sportifs ont connu une progression fulgurante, sans pour autant assécher l’hippisme, qui reste un pilier central du pari australien. En France, la trajectoire est inverse. Les enjeux hippiques plafonnent désormais autour de 6 à 7 milliards d’euros annuels, avec une érosion continue sur la dernière décennie. Pour rappel, l’Australie compte deux fois et demie moins d’habitants que la France, et pourtant son volume de paris est deux fois et demie supérieur. Le PMU, pilier quasi exclusif du financement des courses, subit quant à lui de plein fouet la concurrence des paris sportifs, l’érosion de la fréquentation des points de vente et un modèle fiscal lourd qui limite mécaniquement l’attractivité des cotes et des produits proposés.

Le PMU a raté le virage du numérique
Les australiens savent attirer un public jeune et nombreux


