Tour d'horizon de l'élevage de Patrick Roulois

12/10/2021 - Focus Elevage
Ancien jockey d’obstacle devenu éleveur par la suite, Patrick Roulois connaît depuis plus de 20 ans une réussite impressionnante avec ses chevaux nés en Mayenne, non loin de Saint-Pierre-la-Cour.  Patrick nous a ouvert ses portes, et fait découvrir son cru 2021. 

 

Ayant commencé comme apprenti à Maisons-Laffitte chez Arthur Bates, Patrick Roulois s'est lancé dans une carrière de jockey. Après une honorable carrière en obstacle (une centaine de victoires dans cette discipline) dans l'ouest de la France, il est resté à St Pierre la Cour en Mayenne, là où il avait conclu sa carrière chez Philippe Cormier-Martin, à l'époque d'Archy Bald. Toujours passionné de chevaux, il s'est lancé dans les années 2000 dans l'élevage. Sa première poulinière a été une jument AQPS nommée Goldoulyssa (Cadoudal), fille de l'excellente Ulysse Morinière (Mabaiki), issue de l'élevage d'Armand Humeau, qui lui donnera tant de lauréats dont United Park (13 victoires en obstacle) qui fut vendue aux époux Amos, lors du show AQPS du Lion d'Angers en 2010. Goldoulyssa a aussi donné la classique Phylea (Vaguely Pleasant), lauréate du Prix Bango à Maisons-Laffitte. Lors de ses 10 premières années en tant qu'éleveur, Patrick a réussi à sortir 25 gagnants avec seulement 2 poulinières.

 
 
Dortmund Park (Great Pretender), un petit fils de Goldoulyssa, que Patrick avait vendu à Richard-Henry Hobson en début d’année de 2 ans, avait impressionné en début de carrière pour l’entraînement de Fabrice Foucher. 3 longueurs sanctionnaient sa supériorité lors de ses débuts victorieux au Lion d’Angers, et deux mois plus tard le poulain au physique hors norme crevait l’écran à Nantes dans le Grand Prix des AQPS, laissant ses rivaux à 7 longueurs. Dortmund Park sera ensuite présenté sur le ring de la vente d’été d’Arqana, où Margaret O’Toole remporta les enchères, faisant tomber le marteau à 230 000€. Le poulain s’envola alors pour l’Irlande rejoindre les boxes de Gordon Elliott, pour lequel il remporta l’important Champion Novice Hurdle (Gr.1) lors du meeting de Punchestown.
 
Dortmund Park représentait la célèbre casaque de la Giggistown Stud ©Racing Post
 
Goldoulyssa (Cadoudal), avec qui Patrick débuta sa carrière d’éleveur était une poulinière remarquable, étant la mère de Qena (Le Balafré), gagnante en plat, qui a donné le très bon Dortmund Park, Glasgow Park (Martaline), vendu 90.000 € à Pierre Pilarski en juillet 2018 à l'âge de 2 ans, et gagnant en 2021. Et surtout Farafra (Martaline), qui n’a couru qu’en plat durant sa belle carrière, conclue en fin d’année 2020. La jument faisait partie des meilleurs AQPS de France, s’adjugeant le Prix Chloris (Gr.2), concluant également 2e d’un Prix Jacques de Vienne (Gr.1). Farafra est la dernière femelle de cette très belle lignée, Qena étant morte en 2017 au moment poulinage, avec son poulain malheureusement. Patrick avait conservé précieusement Farafra, qu’il avait louée pour sa carrière de course à Etienne Leenders et Antoine-Audouin Maggiar. Farafra est actuelement pleine de Great Pretender
 
Farafra et Théo Bachelot lors de leur victoire dans le Prix Chloris ©APRH
 
 
Cette pouliche est une fille de Seahenge et de Mélodienne (Kitten's Joy), une jument d'origine américaine élevée par les frères Wertheimer. On retrouve dans la familles de bons éléments ayant brillés outre-Atlantique, comme Medolina (Aragorn), Tweedside Stakes (L.), ou encore Kid is Frosty, New York Stallion Series (L.).
 
Place maintenant à ce mâle par Sageburg, qui est le deuxième produit de Lavalloise (Kingsalsa), 3 fois victorieuse en haie. Sa mère Coup de Colère (Pistolet Bleu)  à déjà produit 4 vainqueurs.
 

 


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