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Valtor, de Senonnes au Grand National de Liverpool

23/12/2018 - Focus divers
 " ils m'ont sans doute entendu parler de mon idée d'aller courir le Grand National de Liverpool. Les anglais m'ont alors acheté Valtor cet automne. " Eric Leray a vu avec plaisir la victoire de son vieux Valtor, 9 ans, pour sa 1ère tentative Outre-Manche hier 22 décembre sur un steeple sur la longue distance de 3 miles (4800 m) à Ascot pour son nouvel entourage.

 

Des centaines de jeunes chevaux d'obstacle, depuis leurs premiers jusqu'à 3 et parfois 4 ans, sont exportés tous les ans de la France vers l'Angleterre ou l'irlande. A 9 ans, Valtor est donc une exception rarissime. Mais il a été acquis par David Powell en raison de son profil atypique. Doté d'un fond à toute épreuve, il a déjà réussi une formidable carrière en France (480.000 € de gains), avec 4 victoires à Auteuil. Il a tout d'abord remporté les Prix Ferdinant Riant pour les AQPS, puis le Prix Andréa. 2016 a été son apothéose avec le gros quinté Prix Jean Victor pour le fameux Prix Montgomery (Gr.3). Cette année, Valtor s'est encore battu comme un beau diable avec des accessits dans le Grand Prix de Pau (Gr.3), le Prix Troytown (Gr;3) et Prix William Head (Listed), mais il reste en dessous des champions, ayant concu 6ème du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr.1). Alors il est parti en quête d'un nouveau champ des possibles après sa 7ème place dans le Prix Héros XII.

 


Valtor lors de sa victoire dans le Prix Montgomery (Gr.3) en 2016. Photo APRH

 

Défendant désormais la casaque d'Isaac Souede associé à Simon Munir, il s'est balladé dans le Garrard Silver Chase Handicap Chase, une Listed, proposé à la cote magnifique de 33/1 bien que présenté par l'entraîneur très classique Nicky Henderson. Il est d'ores et déjà engagé dans le Grand National de Liverpool d'avril 2019 à Aintree. Valtor continue de faire la fierté d'Eric Leray, non seulement parce qu'il l'a entraîné pendant des années, mais aussi parce qu'il l'a élevé lui-même et plus encore car c'est un fils de son chouchou, Nidor.

 


Eric Leray à Pau, son hippodrome fétiche.

 

Valtor fait partie de la 2ème génération de cet étalon tout à fait remarquable bien que jamais considéré à sa juste valeur. On dit de lui qu'il produit tardif. C'est sans doute vrai mais ce n'est pas un tort, car l'essentiel est bel et bien qu'il produit bon. Bien qu'il ait sailli seulement une vingtaine de juments par an (parfois moins), Nidor présente un très bon palmarès d'étalon, avec des vainqueurs dans toutes les disciplines et des chevaux qui durent, avec Valtor mais aussi Corazones, Videpoche, Utah de la Coquais, Casino des Bois, Bomari, Bibox et de nombreux autres, sans oublier bien sûr Un Joyeux qui a été son 1er porte-drapeau sous l'entraînement de Laurent Viel, voisin et ami d'Eric Leray.

 


Nidor au Haras de la Haute Chaussée.

 

C'était son rêve : faire un étalon. C'est pourquoi Eric Leray, donc un poète dans l'âme, a mis un terme précoce à la carrière de Nidor, alors qu'il était en pleine possession de ses moyens après un succès en steeple-chase à Auteuil malgré le fait que son jockey Cyrille Gombeau avait pratiquement perdu sa selle. Objectivement, c'était un gros sacrifice financier pour l'entraîneur propriétaire, mais ce dernier a eu la joie d'accomplir son rêve. Après une saison dans l'Allier, Nidor est revenu à la maison, au Haras de la Haute Chaussée, dans la ferme d'Eric Leray à Congrier à 2 pas de Senonnes. Il est l'un des 2 seuls étalons AQPS en France, et même dans le monde, avec son cadet Voiladenuo qui est d'ailleurs son cousin éloigné.

 

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Valtor s'envole pour sa 1ère tentative anglaise sur les fences d'Ascot.

 

Eric Leray a fabriqué Valtor, son père Nidor mais aussi sa mère Jossca, une fille de l'obscure gris Badolato, qui fit courtement la monte au Haras du Grand Chesnaie où ses genoux renversés ont fait fuire les éleveurs. Jossca. " C'était à l'époque de mes débuts", explique Eric Leray. " Je n'avais pas d'argent alors j'avais échangé des saillies de Badolato contre des débourrages à Daniel Fournier, qui était propriétaire du Grand Chesnaie. J'ai eu 2 produits de Badolato : Itador, le frère de Nidor, qui a été très bon cheval aussi, et Jossca, qui m'a offert la 1ère victoire de ma carrière dans un quinté à Pau." Jossca a très mal commencé au haras, avec ses 3 premiers produits nuls. Mais après Valtor, son 4ème produit, elle a aussi donné Argentier qui a fait un festival à Pau avec 3 victoires consécutives pendant le meeting précédent avant de remporter le Prix Hubert d'Aillères (Listed) à Auteuil. Eric Leray a conservé une soeur de Valtor, nommé Yaquetoi (Puit d'Or), resté inédit. Les choses ont mal commencé au haras, car elle a perdu ses 2 premiers foals. Un 3ème est né cette année, toujours vivant par Kandidate, et nommé...Pain Bénit


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