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Prix Rohan : après Cyrlight, Park Light, le nouveau black-type de la fratrie

08/03/2016 - Focus éleveurs
Après Cyrlight, dont la carrière s’est achevée en avril 2010, son frère Park Light s’est imposé en débutant dans la Listed, le Prix Rohan, réservée aux «vieux» inédits.

 

Frère du champion Cyrlight, Park Light a parfaitement réussi ses débuts sur les obstacles, avec Marc-Olivier Belley ©APRH

 

 

Park Light, petit-fils de Montjeu
 
L’élève du Mayennais, Patrick Boiteau, est un fils de Walk In The Park (Montjeu) qui officiait à l’époque en Normandie (au Haras du Val Raquet) au prix de 3.000 €. Puis il rejoint le Haras des Granges chez les Daguzan-Garros (où son prix de saillie n’est plus que de 1.500 € en 2015) et devait, cette année, refaire le chemin inverse pour rejoindre la Normandie et le Haras de la Huderie. Que nenni ! Il défraie l’actualité en ce tout début de saison de monte en rejoignant son île natale, l’Irlande, suscitant l'intérêt du team de Coolmore après les excellents résultats de sa progéniture dont ceux du Français Douvan, quadruple vainqueur de Gr.1 à Leopardstown et Punchestown. Rappelons que le fils de Montjeu portait les couleurs des associés du team lors de sa seconde place dans le Derby d’Epsom, celui de Motivator.
 
Park Light, un plus que tardif
 
Castré dès le mois de février de ses 2 ans, la carrière du frère de Cyrlight ne débute pas sous les meilleurs auspices. Il n’est déclaré à l’entrainement qu’en juin de ses 3 ans chez Yann Barberot où il passe l’été en bord de mer. En septembre, il est renvoyé dans ses foyers et ce n’est qu’en août de ses 4 ans qu’il intègre l’effectif de Bertrand Lefèvre à Senonnes.
 
Patrick Boiteau s’était associé à Carlos Pappi sur la propriété Park Light avant même que sa carrière ne débute. Cet Angevin, natif de Mar Del Plata en Argentine, avait déjà goûté aux joies et aux peines d’un fils de Poliglote, Val du Turf, à l’entrainement chez Etienne Leenders pour le plat et chez Arnaud Chaillé-Chaillé pour l’obstacle.
Park  Light débute en septembre à Fontainebleau dans un bumper réunissant 15 chevaux n’ayant obtenu aucune allocation en plat ou en obstacles, donc pas des foudres de guerre ! Il perd son statut de maiden en novembre au Mans puis récidive en mars et en mai de ses 5 ans à Nantes et au Lion d’Angers. A l’automne, il monte sur le podium d’une course à conditions labellisée «D» à Nantes (Prix du Bois Rouaud) et d’un handicap à Craon. Sa carrière sur le plat s’achève à Nantes le dernier jour d’octobre. Dressé sur les obstacles, il débute donc victorieusement dans le Prix Rohan, une listed de «vieux» dans laquelle il devance un black-type de plat, Montalbano, un 4 ans de chez Christophe Ferland (dont c’est le premier partant en obstacles depuis janvier 2012).
 
Note : Même si le Prix Rohan n’a pas révélé de nombreux champions, il reste l’exception avec un certain Questarabad qui y avait débuté à l’âge de 4 ans en 2008.

 

 

Park Light, casaque Boiteau, domine Montalbano, élève de Christophe Ferland, sur le plat ©APRH

 

 

Cyrlight, que de souvenirs
 
A l’époque, il y avait Cyrlight et les autres. Cela fait drôle de reparler du fils de Saint Cyrien qui a disparu des programmes depuis avril 2010 après une carrière exceptionnelle ponctuée par onze succès consécutifs à 3 et 4 ans sur le steeple (à l’exception des débuts sur les haies de Vichy). Ce n’est que le challenge sportif qui avait interrompu la série quand son entourage décide d’affronter la meilleure pouliche de l’époque sur les haies, Maia Eria dans le Prix Renaud du Vivier.
 
On ne pouvait rêver plus belle affiche pour le dernier Groupe 1 de l’année à Auteuil : la reine de sa promotion sur les haies contre le triple vainqueur des Prix Congress (à 3 ans), Ferdinand Dufaure et Maurice Gillois, gagné 15 jours avant. Au départ, il y avait également Mésange Royale, la gagnante du Prix Alain du Breil (qui avait devancé Ma Royale et Maia Eria) qui tentait le doublé. Les deux protagonistes sont loin devant, reléguant leurs rivaux à des rôles de simples figurants. Le match avait bien lieu mais Cyrlight doit s’incliner face à la pouliche qui lui avait mis un uppercut dans le dernier tournant (20 longueurs à l’arrivée). Maia Eria quitte la scène alors que Cyrlight reprend sa marche en avant. A la fin de sa carrière, son palmarès est crédité de 20 victoires.
Cyrlight est un fils de Saint Cyrien, l’un des premiers "vieux" étalons du Quesnay, qui retrouvait une nouvelle vie alors qu’il était considéré comme un « has been ».
 
Note : Sans ce challenge sportif, Cyrlight aurait au moins égalé le record de 12 victoires consécutives en France détenues par Santo Pietro depuis 1964.

 

 

Il reste encore du chemin à parcourir pour le petit frère de Cyrlight (photo lors du Grand Steeple-Chase de Paris, 2009) ©APRH

 

 

Karmyn Flight, dix ans avant Yellow Light
 
Cyrlight était une nouvelle réussite à mettre à l’actif de l’élevage Boiteau (Patrick et sa mère, Pierrette, née Hallopé), ancré en Mayenne, près de Bierné, au haras dit de la Pierre aux Fées, un nom prémonitoire signifiant peut-être, qui sait, que les fées se sont penchées sur leur berceau. Une quinzaine d’années plus tôt, les Mayennais avaient acheté leur première poulinière à Deauville aux ventes d’élevage 1984. Pleine de Johnny O’Day, Karmyn Flight (Pure Flight) est payée 30.000 F. et deviendra la mère de Sunday Flight (mère ensuite de Sunny Flight, de Golden Flight) et d’une certaine Karly Flight.
 
Quant à Yellow Light (Lightning), la mère de Park Light et Cyrlight, elle a perdu son statut de maiden en plat à Argentan à 3 ans, un point c’est tout. Son propriétaire de l’époque veut s’en débarrasser à l’issue d’un réclamer en avril 1993 ; elle atterrit en Mayenne. Elle mettra au monde son premier foal par En Calcat qui ne verra même pas une piste d’entrainement. Le second foal, une pouliche par Mansonnien est déclarée élevée par une société dirigée par "les" Boiteau. Avant l’arrivée de Cyrlight, elle met au monde Roscoff (Start Mast, un ancien élève Daubin) qui va s’approprier le Prix James Hennessy 2001 (Listed depuis la création, en 2003, des Patterns d’obstacle).
 
Mais après la naissance de Cyrlight et surtout après "ses perfs", tout se complique. Un imbroglio judiciaire vient, en principe, de s’achever en février dernier (soit une décennie plus tard). Avant de prendre sa retraite, elle avait mis au monde en 2011 un fils de Califet, Newlight. Elle est, à ma connaissance, encore en vie à 27 ans, dans des herbages angevins.
 
Toute la famille maternelle vient du Haras des Sablonnets. Yellow Light, y a été conçue juste avant la reprise en main du haras en 1990 par son actuel dirigeant, Antoine de Talhouët-Roy. Elle est née du croisement de Lightning, étalon alors maison, ancien "Rothschild", et Maria Star, une fille de Pharly assez bonne pour gagner une course plate au Lion d'Angers. Elle a produit quelques chevaux courageux, mais sans don particulier.