Hector de Lageneste et Guillaume Macaire, la jeunesse et l'expérience réunies à Royan

12/01/2021 - Actualités
En ce début d’année 2021, l’actualité de l’obstacle français a été marquée par la récente association entre Hector de Lageneste et Guillaume Macaire. Deux professionnels qui ont déjà travaillé ensemble par le passé, et qui vont désormais faire cause commune, sur le centre d’entraînement de Royan, réunis sous la même bannière : « Macaire-Lageneste Racing ». Explications sur les raisons de cette association avec les deux intéressés. 

Guillaume Macaire et Hector de Lageneste, réunis aujourd'hui sous la même entité "Macaire-Lageneste Racing" (© APRH)

 

Ces vendredi 8 janvier et lundi 11 janvier 2021 seront à marquer d’une pierre blanche pour Guillaume Macaire et Hector de Lageneste. Si les deux entraîneurs ont chacun sellé leur premier gagnant en course depuis déjà belle lurette, Il Ridoto (Kapgarde) et A Babord (Balko) resteront néanmoins comme les deux premiers lauréats de leur nouvelle association, officialisée et effective depuis le 1er janvier de cette nouvelle année. En effet, les deux hommes, qui ont déjà travaillé ensemble par le passé, ont souhaité insuffler quelque chose de nouveau en réunissant, d’une part, l’expérience de l’un, à la jeunesse du second, avec chacun cette inaltérable envie de réussir et de glaner, ensemble, le plus de victoires possibles. Guillaume Macaire nous explique : « Beaucoup de choses ont changé aujourd’hui, et il est devenu compliqué, à mon sens, de faire les choses tout seul. Si l’on veut être performant, cela demande qu’on y consacre beaucoup plus de temps qu’auparavant. À l’époque, où il y avait beaucoup plus de courses PMH que maintenant, on était en mesure de faire les partants le jeudi, pour ensuite être tranquille jusqu’au dimanche voire jusqu’au lundi suivant. Aujourd’hui, il y a des courses tous les jours, il faut tout le temps être là, que ce soit sur la piste ou au bureau, tout observer, réussir à s’organiser pour envoyer les chevaux et les hommes aux quatre coins de la France, et être sûr que cela en vaille la peine. Tous ces paramètres font que cela nécessite d’être omniprésent, et que l’on ne peut plus consacrer de temps pour mettre en place de nouvelles choses. Voilà pourquoi il est important aujourd’hui de partager les tâches ».

 

Découvrez, ou redécouvrez en vidéo l'écurie royannaise de Guillaume Macaire

 

Partager les tâches, certes, mais pas avec n’importe qui. Car réussir à trouver son alter ego, tant dans la vie professionnelle que personnelle, s’avère parfois être un véritable parcours du combattant. Si certains privilégient l’option du cocon familial, quelques metteurs au point de l’Hexagone étant aujourd’hui associés avec leur conjoint (Pia & Joaqim Brandt, Patricia Butel & Jean-Luc Beaunez) ou l’un de leurs enfants (Philippe & Camille Peltier, Étienne & Grégoire Leenders, Didier & Pauline Prod’homme, Carlos & Yann Lerner, Alessandro & Giusepee Botti, Patrick & François Monfort jusqu’à récemment), très peu ont donné une nouvelle impulsion à leur carrière en formant un binôme avec un de leur ancien pilote ou assistant, à l’exception des manchois Philippe Chemin & Christophe Herpin. C’est pourtant l’option qu’a privilégiée Guillaume Macaire, voulant débuter une nouvelle aventure sur son centre d’entraînement de Royan avec quelqu’un connaissant déjà les lieux, l’état d’esprit qui y règne, et qui a contribué de lui-même à l’avancée, et la réussite, des projets de l’entreprise : Hector de Lageneste. « Cela fait deux ans que j’essaie de trouver quelqu’un mais que je ne trouve pas forcément la bonne personne. Hector connaît la maison et le travail qui y est effectué. Il sait comment ça se passe ici. Il connaît le bien fondé des décisions qui sont prises car il y a été confronté. Mais à cette époque-là, il n’avait pas d’expérience ni de recul sur ce qu’était le métier d’entraîneur. Il n’a peut-être vu les choses que sous un seul angle. En s’installant seul, à son propre compte, il a pu voir ce que c’était qu’être un peu plus dans le feu de l’action, et que le métier d’entraîneur est facile de loin mais loin d’être facile. Il l’a appris à ses dépens, car on apprend vraiment bien qu’à ses dépens de manière générale. C’est donc lui qui est revenu vers moi et non pas moi qui suis allé le rechercher. Et cela n’a que plus de valeur à mon sens ».

 

Hector de Lageneste en tant que jockey, alors associé à Unioniste, entraîné par Guillaume Macaire (© APRH)

 

Bien qu’étant beaucoup plus intéressé par les motos à l’adolescence, Hector de Lageneste a développé à son tour une passion viscérale pour la plus belle conquête de l’Homme aux côtés de son ami de toujours, Patrice Détré. Une passion qui l’incita tout d'abord à troquer la veste de cuir pour celle de soie, s’illustrant en tant que jockey à pas moins de 70 reprises, en selle sur des pensionnaires d’Éric Vagne, Emmanuel Clayeux, Guy Cherel, et bien entendu Guillaume Macaire. L’entraîneur royannais lui a d’ailleurs permis d’obtenir la plus belle victoire de sa carrière, s’imposant dans l’important Prix Djarvis, à Auteuil, avec l’AQPS Unioniste, un pensionnaire défendant l’élevage et la casaque du Haras de Saint-Voir de son oncle, Nicolas de Lageneste. Le jeune trentenaire, aujourd’hui marié et père de deux enfants, se souvient : « J’ai effectivement monté en course pour Guillaume Macaire avant de devenir son assistant pendant quatre ans. C’est une personne avec qui j’aime beaucoup travailler et qui m’a énormément appris. Travailler dans une telle écurie, sur un tel centre d’entraînement, et avec un personnage jouissant d’une telle notoriété m’a forcément beaucoup apporté à l’époque et me motive encore plus aujourd’hui, à l’aube d’une nouvelle page de ma carrière. Aujourd’hui, le temps nous fait défaut en tant qu’entraîneurs. Il faut être présent partout à la fois, à n’importe quel moment du jour et de la nuit, et cela devient de plus en plus compliqué de tout gérer d’un seul bloc. Nous partons du constat que l’union fait la force et, qu’à terme, cela nous permettra d’être plus performants. Ensemble ».

 

Dans les coulisses de l'écurie paloise d'Hector de Lageneste

 

En poste jusqu’à la fin du meeting d’hiver palois, sur le domaine de Sers, à Pau, là où il a posé ses valises il y a cinq ans et façonné quelques bons éléments en obstacle comme Ecbatane (Prix Sytaj, Gr.3), et les spécialistes du cross palois, le vétéran Alpha Risk et son cadet Uniketat, Hector de Lageneste rejoindra Guillaume Macaire et son écurie de Royan, en Charente-Maritime, une fois le Grand Cross de Pau (L.) disputé, pour y emmener avec lui femme et enfants, une partie de son personnel et, bien entendu, les chevaux de ses propriétaires. Des clients de longue date mais également des nouveaux, arrivés plus tardivement dans l’univers des courses, dont les habits de lumière viendront désormais s’ajouter à ceux des propriétaires de Guillaume Macaire, qui ont tous bien compris les fondements de cette association. Ce dernier nous raconte : « Dès lors que mes propriétaires me font confiance, ils pensent que si je fais quelque chose, c’est qu’il y a un bien fondé derrière. Nous en avions déjà discuté en amont. Les gens qui ont un peu le même âge que moi, sont eux aussi du métier et traversent un peu la même situation, comme Benoît Gabeur (vétérinaire à la clinique de Meslay-du-Maine, ndlr) l’ont très bien compris ».

 

Guillaume Macaire, à Auteuil, aux côtés de l'un de ses fidèles propriétaires, Benoît Gabeur (© APRH)

 

Car qu’on se le dise, les décisions prises ces dernières années par ce natif de Compiègne, lui permettant de tutoyer les sommets de l’obstacle français comme entraîneur depuis une vingtaine d’années maintenant, n’ont jamais été le fruit du hasard. La « méthode », ou le « système » Macaire comme il peut être défini aujourd’hui, ressemble à s’y méprendre au travail d’un architecte, qui a suivi scrupuleusement son plan à la lettre, année après année, pour construire son édifice, tout en y ajoutant de nouvelles « poutres » pour le remettre à niveau, afin d’éviter qu’il ne s’écroule mais aussi pour lui permettre de gagner en hauteur. Un système reposant sur le pré-entraînement et l’entraînement des chevaux en lui-même, mais également sur l’élevage, Guillaume Macaire ayant grandement contribué à l’essor des étalons d’obstacle dans l’Hexagone, s’affairant dès le milieu des années 1990 à exploiter en course des chevaux beaux, bien nés, et encore entiers dans l’optique de les faire entrer au haras ensuite. « D’une certaine manière, je n’ai pas été un précurseur en la matière, car avant que certains de mes pensionnaires n’entrent au haras, il y a eu des chevaux comme Pot d’Or et Le Pontet qui ont laissé de vraies belles traces. Maintenant, moi je l’ai fait car j’avais de bonnes raisons de « penser que », encore fallait-il que cela soit exact. Je me suis adapté aux circonstances. J’ai tout d’abord commencé par pousser les frontières de l’Allemagne. C’est quand même moi qui ai lancé un cheval comme Sholokhov. J’avais déjà été un peu là où les autres n’allaient pas. Au début, j’ai été seul, puis après on m’a suivi et je ne l’étais plus. J’ai donc poussé les frontières un peu plus loin, jusqu’en Pologne, ou en Ukraine plus récemment. De manière générale, je préfère « faire le boucher que le veau ». Je préfère acheter des chevaux pas chers que chers, car cela me laisse plus de marge pour travailler. Quand j’ai acheté des chevaux dans ces pays-là, comme Tunis par exemple, l’un des intérêts qu’ils avaient était l’attractivité du prix. Il n’y avait pas que ça, car ils correspondaient plus ou moins à ce que je recherchais. Mais leur rapport qualité-prix me permettait de ne pas tomber de haut si jamais tout venait à aller de travers. Je repousse les frontières pour aller plus loin, et faire des choses nouvelles de manière beaucoup plus tranquille, dans des contrées où je n’ai pas encore de concurrence. Lorsque vous êtes aux ventes, et que vous êtes tout seul à enchérir : le cheval ne fait pas d’argent. Mais si on est déjà quatre à le vouloir, son prix va forcément monter. Il vaut parfois mieux être là où les autres ne sont pas ».

 

Saint des Saints, excellent compétiteur sous la férule de Guillaume Macaire, devenu étalon à succès en obstacle... (© APRH)

 

Raillé dans un premier temps par les éternels « bien-pensants » de ce que sont l’art et la manière d’élever des chevaux de courses, les succès en piste puis au haras de chevaux comme Saint Preuil, Saint des Saints, Kapgarde, les frères Robin des Prés et Robin des Champs, ou encore Balko, ont eu tôt fait de faire taire les critiques, incitant même certains à prendre ce sillage, les étalons d’obstacle étant de plus en plus nombreux à entrer au haras chaque saison. Trop nombreux ? « Comme toujours, l’excès est nuisible en toute chose », nous dit Guillaume Macaire. « Quand cela devient trop excessif, cela ne sert plus à rien. Ce n’est pas bon. À force, cela a même tendance à devenir négatif. Maintenant, je vais plutôt le faire dans l’autre sens : si on est deux à passer dans une porte, cela peut aller, mais à vingt-cinq, ça commence à coincer. Il faut essayer de faire des choses que les autres ne font pas, car on a justement beaucoup plus de latitude pour les faire. Évidemment que lorsque l’on fait quelque chose et que cela marche, on va être copié. Le coup d’avance on ne l’a plus, et il faut donc systématiquement réinventer quelque chose ».

 

... à l'instar de Kapgarde (© APRH)

 

Réinventer quelque chose. Trois mots simples en apparence, et qui pourtant sont nécessaires dans un milieu fonctionnant par cycles, où l’arrivée d’un élément vient enlever à ces derniers leur caractère immuable et répétitif, et leur insuffler quelque chose de totalement nouveau. Comme cette association avec Hector de Lageneste. Guillaume Macaire nous dit : « Les courses, ce sont des cycles de vingt ans. C’est vingt ans pour arriver en haut, et après on redescend. Lorsque l’on fait partie d’un système, il est nécessaire de se remettre en cause. Quand on est jockey, c’est tout de même la logique des choses. Monter en course, ce n’est pas un métier de « vieux » et il y a bien entendu une question de possibilités physiques : quand cela fait déjà 25 ans que l’on pratique, quoiqu’on en dise, on est déjà beaucoup moins vivace. Le corps a ses limites, mais le cerveau, lui, peut travailler plus longtemps. Il y a donc un moment où il faut aussi penser à « changer de colonne ». C’est également valable pour les chevaux : la production d’une poulinière peut quand même s’inscrire sur une période de 15 ans, si ce n’est plus. Entre le premier et le dernier poulain, les erreurs que l’on a faites, et que l’on n’aurait pas dû faire, ont eu le temps d’être corrigées. Tout cela rentre en ligne de compte. Ce ne sont que des cycles de vingt ans en moyenne : il faut en terminer un pour en redémarrer un autre. Il est donc important de « réupdater » le système, avec du sang neuf, tant du côté des chevaux que des Hommes. Le pire dans ce milieu est de camper sur ses positions au risque d’appartenir au passé ».

 

Guillaume Macaire, au milieu de ses protégés sur les pistes de Royan 

 

Connaître ce qui a été fait avant pour anticiper l’avenir, Guillaume Macaire le martèle depuis des années, lui qui regrette tant que le « Sport des Rois », à la base purement institutionnel, ne soit devenu aujourd’hui une industrie à part entière, avec pourtant un noble animal au centre de celle-ci qui ne parvient plus à attirer la jeunesse, contrairement à une époque passée, pas si lointaine que cela à l’échelle de l’Humanité. « Aujourd’hui, le cheval dérange : cela dérange que l’on travaille avec cet animal, qu’on le fasse courir, même qu’on continue à le manger d’ailleurs. Mais il y a un siècle, le cheval était un animal du quotidien, que les gens connaissaient et côtoyaient. À l’époque, ils n’avaient pas du tout le même rapport avec lui car il occupait une grande partie de leur existence. Il était au centre de tout. Autre temps, autres mœurs. Hormis au travers du sport équestre, des courses hippiques, et de quelques expressions similaires employées ici et là dans le sport automobile notamment - écuries, paddocks, etc. - le cheval aurait aujourd’hui totalement disparu de la circulation et on ne le verrait plus qu’empaillér dans des musées ! D’une manière générale, on ne peut aimer que ce que l’on connaît. Il faut être mis en contact avec quelque chose pour pouvoir l’apprécier. Par exemple, lorsque vous êtes au volant de votre voiture et que vous écoutez une chanson. C’est la toute première fois que vous l’écoutez. Elle vous plaît mais vous ne l’adorez pas encore. Ce n’est qu’au bout de la dixième écoute que vous ne pouvez plus vous en passer et que vous la cherchez inlassablement sur toutes les chaînes de radio pour pouvoir l’écouter encore et encore. On ne peut pas aimer ce que l’on ne connaît pas, mais seulement ce que l’on a apprivoisé. C’est d’ailleurs ce que nous dit Antoine de Saint-Exupéry dans « Le Petit Prince ». Aujourd’hui, le faire-savoir a pris le pas sur le savoir-faire. L’information peut être extrêmement pernicieuse, quand on est au bord du procédé subliminal, car on peut influer les gens, par capillarité les imbiber, et les rendre réfractaires à telle ou telle chose qu’ils ne connaissent pourtant même pas ».

 

Guillaume Macaire et Hector de Lageneste, réunis autour de My Fair Lady suite à une victoire à Enghien (© APRH)

 

À l’aube d’une toute nouvelle aventure, débutée par plusieurs accessits et donc deux premières victoires en ce début janvier, sur l’hippodrome du Pont-Long, que faut-il donc souhaiter à Guillaume Macaire et Hector de Lageneste pour le futur de leur association ? « Le meilleur évidemment, car c’est bien pour cela qu’on se lève aux aurores tous les matins. Mais le meilleur, c’est aussi vibrer pour que la vie soit un plaisir. Le plaisir n’est pas quelque chose de quantitatif: C’est de savourer l’instant. Parfois, j’ai plus de plaisir à gagner une petite course, qui peut pourtant sembler insignifiante aux yeux de certains, que d’en gagner une autre que je ne dois pas perdre et où l’on m’attend au tournant, mais ça, c'est plus en ma qualité d'entraîneur. J’y serais plus sensible car cela m’aura permis de passer une bonne journée, vu que tous les éléments auront été réunis pour que se produise ce que Pierre Pilarski appelle ce « rendez-vous avec la vie ». Tout est relatif et certainement pas quantitatif. Chacun à son niveau, le plaisir, c’est ce qu’on y met personnellement. Vous savez, lorsque j’ai gagné ma première course au trot comme entraîneur, sur le moment, j’étais plus content que si j’avais gagné un Groupe à Auteuil. Car c’était tout nouveau, une sorte de renaissance, pas quelque chose qui était une habitude. Il faut sortir de la routine pour réactiver les choses. Voilà pourquoi je fais cette association avec Hector de Lageneste : pour sortir de la routine, afin de provoquer des choses pour que, de ces dernières, naissent justement quelque chose de totalement nouveau ».


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