L'Amérique et le Japon rêvent du Derby d'Epsom

03/03/2026 - Actualités
La semaine passée, la publication des engagements du Derby d’Epsom a officiellement lancé la course aux rêves. Et, comme souvent, la liste réserve son lot d’exotisme, avec ici des concurrents aux ambitions transcontinentales.

       La plus célèbre course du monde attire les convoitises

 
Parmi la centaine d'engagés dans le 247e Epsom Derby figure Greenwich Village, un pensionnaire du légendaire entraîneur américain Bob Baffert. Ce fils de Quality Road est issu de l’Australienne Houtzen (I Am Invincible), une jument de vitesse qui a fait toutes ses armes sur 1.000 et 1.200 mètres dans son pays natal avant de tenter l’aventure européenne. Sous la houlette de Martyn Meade, elle s’était notamment classée deuxième du King George Stakes (Gr.2) à Goodwood, seulement dominée par le phénomène Battaash. Sur le papier, le profil maternel évoque davantage la vitesse que la tenue. Pourtant, Greenwich Village a déjà montré qu'il avait de la tenue en Californie. Lauréat des Pasadena Stakes sur le mile de Santa Anita le 22 février, il a suffisamment impressionné pour recevoir une invitation de la part du Jockey Club. 
 
 
Greenwich Village sur le gazon de Santa Anita
 
 
Jamais un cheval entraîné au Japon n’a encore pris le départ du Derby d’Epsom. Cette année, ils pourraient être deux à tenter l’aventure : Choreo Sequence et Akkan. Élevé par Shadai Farm, Choreo Sequence est un fils de Saturnalia, lauréat du Satsuki Sho (2000 Guinées japonaises) et quatrième du Tokyo Yushun (Derby japonais). Sa mère, Noble Cullinan, est une fille du regretté Deep Impact, un pedigree qui respire le classicisme. Son entraîneur, Yuta Sato, ne cache pas son admiration pour l’épreuve. Si la décision finale n’est pas encore arrêtée, le propriétaire Hiroyuki Kawakatsu a souhaité engager ce poulain au très grand potentiel. D’autant plus, que sa troisième mère, Noble Stella (Monsun), est d’origine allemande a a brillé sur la distance classique.
 
 
Choroeo Sequence au rond de présentation
 
 
Akkan, lui, présente un profil plus aguerri. Fils de Hawkbill, un vainqueur des Eclipse Stakes et troisième de la Coronation Cup à Epsom sur le parcours du Derby, il possède déjà six sorties à son actif, dont deux succès sur 2.000 mètres à deux ans. Une expérience qui pourrait compter sur un parcours aussi exigeant qu’Epsom, où l’équilibre et la maturité font souvent la différence. À ce stade, tout reste hypothétique. Mais l’édition à venir du Derby pourrait marquer un tournant symbolique, celui d’une internationalisation toujours plus affirmée, où l’Amérique et le Japon enverraient certains de leurs meilleurs poulains dans les mythiques classiques du Vieux-Continent.

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