Aujourd'hui : Lexington
The October Sale
Aujourd'hui : Deauville
Vente de Yearlings d'Octobre
Demain : Doncaster
Autumn HIT & Yearling Sale
Newmarket - du 29/10/2018 au 01/11/2018
Autumn Horses in Training Sale
Newmarket - du 01/11/2018 au 02/11/2018
October Yearling Sale Book 4
Maisons-Laffitte - le 02/11/2018
Vente 100% obstacle
Lexington - le 04/11/2018
The November Sale
Kill - du 05/11/2018 au 06/11/2018
Autumn Yearling Sale 2018
Fairyhouse - du 07/11/2018 au 08/11/2018
Flat Foal & Breeding Stock Sale
Kill - le 07/11/2018
HIT Sale 2018

Yorton Farm : David Futter vous présente l'asile anglais de Blue Brésil

24/11/2016 - Découvertes
Récent acheteur de Clovis du Berlais, qui va y rejoindre Blue Brésil et Gentlewave, David Futter a crée le plus grand haras d'obstacle en Angleterre, Yorton Farm. Il vous présente un domaine de près de 300 hectares avec près de 2 hectares rien qu'en bâtiment !

 
 
David Futter est un homme à part dans le paysage des courses en Europe. Chez ce fringant quarantenaire, il y a du Alain Chopard, avec des cheveux blonds et une carrure de rugbyman en plus, dans son côté self made man hyper volontaire, toujours en quête d'un nouveau chantier. Leur réussite commune les amènent d'ailleurs tous les deux à aller encore plus loin, et surtout, à partager les fruits de leur succès avec des amis, des partenaires, la famille, des nouveaux venus dans les courses. Tout le monde à qui ils peuvent insuffler leur passion.

La grande différence entre Chopard et Futter, c'est la discipline, car l'anglais est focalisé sur les obstacles. Cela peut sembler une chose étrange tant l'élevage de chevaux d'obstacle est très réduit en Angleterre. Mais parti du plus bas de l'échelle possible, le bâtisseur a tout de suite compris qu'il n'avait de chance de percer que là où son défaut de prestige familial ne le condamnerait pas aux plus basses tâches. En effet, le plat, au pays de la Reine, reste une histoire d'aristocrates.
 
 

Blue Bresil dans un environnement...so british
 

Vous avez dit british...?
 
 
 
A la frontière de l'Angleterre avec le nord du Pays de Galles, dans une région rurale et cossue de bon aloi à 2 h à l'est de Manchester et Liverpool, David Futter est né d'une famille d'ouvrier de base, comme cela se faisait dans un pays qui était encore industrialisée, mais plus pour longtemps. Dans sa jeunesse, il a connu les années Tatcher, nécessaire mais douloureuse thérapie de choc, une sorte de...remède de cheval dans une nation qui avait englouti le pain blanc d'un état providence ultra généreux au sortir de la guerre, gangrenée par les syndicats, et submergée par l'immigration économique, y compris blanche et bien née, qui venait se servir dans un coffre vidée en moins de 3 décennies. Il est bon de rappeler cette période pour mieux comprendre l'état d'esprit des anglais d'aujourd'hui, qui savent combien la mal fut profond et le soin pénible, ce qui explique en bonne partie le vote du brexit de la part d'une Angleterre profonde qui craint de retomber dans une telle situation, plus encore que d'être privée de thé à 5 heures.
 
Le jeune David semblait promis à un avenir d'ouvrier menacé par le chômage et le déclassement dans un pays où tout coûte une fortune. Mais, pour une raison qu'il ignore lui-même, il aimait les chevaux. Pas tdu tout à l'aise à l'école, il préférait trainer ses basques dans les écuries de chasse à courre pour filer le coup de main. Dans le monde du cheval, quiconque veut bien travailler trouve sa place. El il a commencé à faire le lad, et aussi des transports pour mettre du beurre dans le pooridge. En quête de finance, il est devenu dentiste équin: un métier qui demande du talent, un bon sens du cheval et du courage plus qu'une formation fastidieuse. Ses revenus ont augmenté et il a pu, avec sa femme Teresa, une irlandaise sans doute encore plus mordue de cheval que lui, accomplir son rêve de créer son 1e haras avec ses 1e étalons récupérés en 2e ou 3e main à droite à gauche.
 
 

David Futter
 

Lester et Teresa Futter avec Blue Bresil
 

L'ensemble des bâtiments, dont ici le corps principal, couvre 2 hectares...
 
 
Enfin est venue la proposition de James Potter, riche patron d'une entreprise de traitement de déchets, qui lui propose d'installer Yorton Farm dans une immense propriété qu'il venait d'acquérir en 2012 à côté de chez lui à Leighton, une ancienne ferme modèle du 18e siècle avec un potentiel de dingue mais tout à refaire dedans. Par chance, ses deux fils n'aiment pas beaucoup l'école. L'aîné, Lester, excellent cavalier, dresseur hors pair, est déjà l'étalonnier de la maison...à 18 ans. Le cadet, Ryley, n'a pas le même contact physique avec les chevaux, mais il est hyper doué de ses mains, déjà capable de tout construire et réparer à seulement 16 ans, et il parle avec l'aisance de celui qui dirigera un haras dans l'avenir. 
 
Futter n'a pas voté oui au Brexit. Evidemment, c'est un pro européen très ouvert sur les pays voisins, et surtout la France qu'il adore. Depuis qu'il a sorti la tête de l'eau, il vient de France très souvent, notamment aux concours de modèles et allures de Decize et du Lion d'Angers, au aux divers Salons d'Etalons. Car depuis longtemps, il a misé sur les étalons français, dont il sait que la précocité de l'exploitation des produits est une chance inouïe pour lui, s'il fait les bons paris en les important en Angleterre en 4e ou 5e saison. L'affaire a bien fonctionné pour son 1e essai avec Sulamani, puis avec Malinas. Il a insisté avec Gentlewave, puis frappé un grand coup en achetant Blue Brésil à l'automne 2015. On savait bien que ce cheval avait tout pour bien produire. Mais Futter l'a acheté au meilleur moment, soutenu financièrement par James Potter et l'ami de ce dernier, Dy Walters, un richissime gallois exploitant de mines de charbon après avoir débuté comme apprenti mineur et vendeur de déchets de carbone. Depuis, Blue Brésil enchaîne les succès à Auteuil. Resté en France, il serait aujourd'hui proposé à au moins 5000 €, et serait plein à craquer. En Angleterre, il a sailli 142 juments pour sa 1e saison en 2016, à seulement 3000 €...C'est valable.
 
 

 

 
Au terme d'un printemps 2016 extraordinaire, au cours duquel un fils de Sulamani a gagné le Grand National de Liverpool, et pendant lequel il a accueilli près de 300 juments en même temps, Yorton Farm continue d'investir dans les étalons français. Il vient ainsi d'acquérir Clovis du Berlais, issu d'une des meilleurs d'origines d'obstacle en France, en tant que petit-fils de Chica Bonita, et qui plus est fils de King's Theatre, un champion étalon de l'obstacle Outre-Manche qui est mort.
 
David Futter, qui a déjà accueilli des juments françaises en 2016, dont une soeur d'Adriana des Mottes, espère voir affluer des poulinières venues de l'hexagone en 2017. Il a bien des raisons d'y croire, d'autant plus qu'il va mettre en place des systèmes de transports avec son voisin David Sherlock pour faciliter la logistique des éleveurs français. 
 

Pether's Moon.
 

 

 















 


 

On en parle dans l'article


Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article


(pour valider votre commentaire sur votre boite mail)