Le propriétaire Mike Repole déclare la guerre au système des courses américaines

21/01/2026 - Actualités
Figure clivante mais incontournable du turf américain, Mike Repole s’apprête à porter son combat devant les tribunaux. En visant les principales instances dirigeantes, le propriétaire new-yorkais entend provoquer une remise à plat profonde de la gouvernance des courses aux États-Unis.

    Mike Repole emploie la manière forte


Il y a quelques mois, dans un article nommé Etats-Unis : derrière les chiffres fous se cache une autre réalité, nous vous rélévions la situation paradoxalement délicate dans laquelle se trouvent les courses américaines. Propriétaire influant, le milliardaire Mike Repole est souvent monté au créneau pour dénoncer l’immobilisme de la filière face à ce déclin.  Ne voyant pas de réaction sensible, il a annoncé qu’il était en train de préparer une action judiciaire de grande envergure visant à réformer en profondeur la gouvernance du sport aux États-Unis. Repole a confirmé sur sa page X qu’il travaille depuis plusieurs mois avec des cabinets d’avocats pour lancer une procédure d’envergure, destinée à contraindre les institutions majeures du turf à plus de transparence et d’efficacité.
 
 
    Pour Repole, les courses américaines sont en grand danger
 
 
Au centre de sa dénonciation figurent les organisations dirigeantes du secteur : The Jockey Club, la Breeders’ Cup, la National Thoroughbred Racing Association et la Thoroughbred Owners and Breeders Association (TOBA). Ces entités ont, selon Repole, été notifiées légalement de l’imminence de la procédure et sommées de préserver tous les documents et communications en prévision de la bataille judiciaire. Repole ne cache pas l’ampleur de son défi. Dans ses déclarations, il critique un système qu’il considère comme un « club de vieux messieurs », marqué par une gouvernance trop fermée et un manque de connexion avec les enjeux contemporains de l’industrie. Il rappelle notamment qu’il a multiplié rencontres individuelles ou collectives avec des dirigeants sans qu’aucune réforme significative n’ait été engagée.
 
 
       La reconversion des chevaux de course sera l'un des sujets majeurs de réflexion
 
 
Le dossier inclut également une dimension éthique et sociale forte. Repole s’attaque à ce qu’il qualifie d’incapacité collective à résoudre des problématiques fondamentales, notamment le sort des chevaux après leur carrière : des milliers d’animaux se retrouvent sans placements, parfois envoyés vers des circuits douteux ou abattus par milliers au Mexique et à Porto-Rico, faute de solutions après-course efficaces.
 
Ce combat juridique, selon l’intéressé, n’est plus une option mais une nécessité si l’industrie veut survivre et prospérer. Il va jusqu’à déclarer qu’il n’a aucun plafond financier pour mener cette action, soulignant l’importance qu’il attribue à l’enjeu. Les réactions des instances ciblées ont été prudentes : certaines ont indiqué qu’elles ne commenteraient pas de litiges menaçants ou en cours, tandis que d’autres ont préféré rester silencieuses. Affaire à suivre !

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