À Cagnes-sur-Mer, les noms de prix ont une histoire : 2e épisode

10/01/2021 - Grand Destin
Tout en vous transmettant ses bons voeux pour cette nouvelle année 2021, notre historien de choc Xavier Bougon tenait également à vous offrir le second volet de sa saga "À Cagnes-sur-Mer, les noms de prix ont aussi une histoire". A consommer avec passion, et sans modération !

L'hippodrome de Cagnes-sur-Mer, à cheval sur la Méditerrannée

 

"À Cagnes sur Mer, les noms de prix ont une histoire" (suite)


La réunion de gala du meeting cagnois se déroulera ce dimanche 10 janvier. Elle correspond à la dernière journée de l’obstacle organisée par la Société des Courses de la Côte d’Azur. Au programme, les quatre plus belles épreuves du meeting dont les deux plus grandes courses réservées aux quatre ans, les Prix André Masséna et Christian de l’Hermite, l’une sur les haies et l’autre sur le steeple. Mais qui étaient donc ces deux illustres personnages ?

 

 

Les «vieux serviteurs» de la grande journée du meeting d’obstacle de Cagnes


Né en 1886, le vicomte Louis, Marie, Joseph, Christian de l’Hermite n’est autre que le co-fondateur de la Société des Courses de la Côte d’Azur. Il avait été Officier de Cavalerie, décoré de la Croix de Guerre 14-18 et de la Légion d’Honneur et avait épousé à Beaulieu sur Mer, en août 1924, Madeleine Gautier-Vignal, native de Nice et veuve (du comte Rodolphe de Foras) dès la première heure de la guerre 14-18.

La S.C.C.A. est née de la fusion des Sociétés des Courses de Cannes et de Nice le 12 décembre 1951 et Christian de l’Hermite en fût son premier Président. Il décèdera en décembre 1954 avant même la fin de son œuvre. André Masséna, Prince d’Essling, (arrière petit-fils du Maréchal d’Empire) lui succédera entouré des vice-présidents, Jean Fossati, William-Alexandre Ruinat et des commissaires, Roger Cravoisier-Papin, le comte Roger de Beauregard et Jacques Pinel de Granchamp.

 

André Massena (© Napoleon.org)

 

En octobre 1974, André Masséna décède à Paris et c’est le comte François de Blanchetti (à l’origine de la fondation de la nouvelle société et administrateur dès 1957) qui prendra sa succession jusqu’en 1987, année où André Rouzaud prend les commandes qu’il gardera jusqu’en 1999, année où il ne peut se représenter atteint par la limite d’âge. Depuis, François Forcioli-Conti préside aux destinées de la Société qui fêtera en fin d’année ses 70 ans d’existence.

Pour l’anecdote, Madeleine Gautier-Vignal (1884 -1971) était la sœur de Louis Gautier-Vignal (1888 - 1982) qu’une course plate honore, le 18 janvier. Leur père, le comte Albert Joseph, né à Nice, avait été un grand mécène du sport sur la Côte d’Azur. Il est le président-fondateur du Concours Hippique Militaire de Nice en 1920, il représentera la Principauté de Monaco au Comité International Olympique de 1908 à 1939 (année de son décès) et tient le rôle de vice-président de la Fédération Nationale d’Escrime (1908). À Beaulieu sur Mer, une rue honore la famille Gautier-Vignal.

Certains commissaires ou membres de la Société, née de la fusion des Sociétés de courses de Nice ou de Cannes, ne pouvaient être oubliés tels que Pierre Thomas (avant-guerre) (honoré le 5 janvier) ou Jean Fossati (avant et après-guerre) (honoré le 10 janvier), le Général Hervé de Sablon du Corail (décédé en 2000, honoré le 9 décembre), le Colonel Jean Gailly de Taurines (décédé en 1986, honoré le 9 décembre).

Notes:


- En 1929, le vicomte Christian de l'Hermite est commissaire sur l'hippodrome de Nice avec le vicomte Robert de Villeneuve-Bargemont et le comte Sampieri. En 1932, viendront les rejoindre, Jean Fossati, Eddy Edmond-Blanc, Pierre Thomas....

- Louis Bernus a été honoré le 7 décembre. Né en novembre 1944 à Marseille, Louis Bernus a été jockey d’obstacles puis premier garçon. Il est décédé fin mai 2017 suite à une ruade de son partenaire sur le centre d’entrainement de Calas. Il avait fait ses classes chez Albert Orcière puis a été une pièce maitresse pendant six années chez Keven Borgel.
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L’hippodrome du Var à Nice et de la Napoule à Cannes-Mandelieu


Avant la dernière guerre, il existait sur les bords de la Méditerranée, deux hippodromes importants qui offraient des meetings variés, Cannes et Nice. Hélas, la guerre et ses conséquences firent que ces deux scènes hippiques furent désaffectées, celui de Cannes-Mandelieu du fait d’importants dégâts pendant la seconde guerre mondiale et celui de Nice pour l'agrandissement de l'aéroport.

 

L'hippodrome du Var, à Nice (© Aupetitparieur.com)

 

La Société des Courses de Cannes


C’est dans la plaine de la Roubine, à La Bocca, que Riccardo Manca-Amat, duc de Vallombrosa (sarde d’origine) organise, le 11 avril 1867, le premier steeple-chase sur la Côte, qualifiée d’Azur à partir de 1887, mais avec seulement deux partants ! Ce ne sera guère mieux un an plus tard (25 mars 1868), quand un steeple et une course de haies n’attirent que trois et deux partants.

Une quinzaine d’années plus tard (1884), la ville de Cannes projette la construction d’un hippodrome sur l'Ile Sainte Marguerite (une des quatre iles de Lerins) et de son côté, la Principauté de Monaco veut en faire de même. Ces projets d’urbanisme resteront à l’état d’esquisses à l’exception du projet de l’hippodrome de la Napoule, situé à Mandelieu, au pied du Mont San Peyre, qui sera finalement construit à partir de 1900 sous l'égide de l'architecte de la ville, du Prince Serge Galitzine et André Capron, alors conseiller municipal de Cannes.

 

Le champ de courses de la Napoule, à Cannes-Mandelieu (© Passionriviera.com)

 

Mandelieu vibre au rythme de l’élégance, des fêtes mondaines et des courses de chevaux qui attirent des milliers de spectateurs. L’hippodrome est inauguré le 2 mars 1901 par son président, le prince Serge Galitzine accompagné de son compatriote, le Grand Duc Michel de Russie (oncle du tsar Nicolas II). Ce jour-là, les meilleurs pur-sang s’y affrontent dans les Prix de la Croisette, de l’Esterel ou de Monte-Carlo. Les compétitions sportives s'y succèdent occasionnant l'arrivée d'une telle foule de turfistes sur la commune que la prolongation de la ligne de tramway depuis Cannes jusqu'à Mandelieu sera vite réclamée (en 1903 sous le mandat du maire, Ludovic Guize et de son successeur, Laurent Gandolphe) et finalement obtenue en 1910. C’est un succès incroyable pendant plus de trente ans, à l’exception des années de guerre, période où l’hippodrome est réquisitionné pour en faire une piste d’atterrissage et d’entrainement pour les avions de combats.

Les courses reprennent à Mandelieu-La Napoule en 1921 sous la présidence d’Auguste Merle, prédécesseur de l’ex-député des Alpes-Maritimes, Pierre Jean François Arago. Le succès ne se démentira pas: 126 courses seront organisées durant la seule année 1930. C’est ainsi que la Société Sportive d’Encouragement (dont le siège était au 133 bis rue du Faubourg St-Honoré à Paris) prendra sous sa tutelle l’organisation des meetings avec comme commissaires le marquis Maurice de Nieuil (président de la Société Sportive), Henry Adam (fils d’Eugène et futur président de la «Sportive» à partir de 1945 succédant à Maurice de Nieuil), Jean Gazagnaire (médecin et maire de Cannes, honoré le 25 janvier).

La dernière réunion de la Société des Courses de Cannes se déroule à Nice sur l’hippodrome du Var, le 14 février 1943. Au programme, le Grand Prix de la Côte d’Azur, une course plate sur 2.200 m. dotée de 500.000 Francs (dont 350.000 au gagnant), remportée par Zinteolt, une pouliche d’Alexandre Lieux, entrainée par Léon Gibert, déjà gagnante de la préparatoire, le Prix François Arago. L’autre temps fort, c’est la Société des Courses de Nice qui l’organise, le Grand Steeple-Chase de Provence.

La commune de Mandelieu sera libérée de l’occupation allemande en août 1944 mais hélas, la seconde guerre mondiale aura mis un terme à l’engouement pour cette belle aventure hippique. L’hippodrome subit d’importants dégâts et fermera ses portes (sans jamais les avoir rouvertes) à la fin des années 50 pour faire place aux « Cannes-Marina» et un quartier devenu résidentiel. À Cagnes, la construction de l'hippodrome de la Côte d'Azur débute au début des années 50.

Notes:

- Le Prince Serge Galitzine, Grand Ecuyer de l'Empereur, Grand Cordon de Saint-Anne, est également Président de la Société du Trotting du Littoral.

- Lors d'un steeple-chase militaire, le 9 mars 1902 (journée de clôture), le Lieutenant au 4ème Dragons de Chambéry, Georges d'Hennezel meurt des suites de sa chute à la première haie en selle sur la jument Gloriole. Lors d'une réunion de course fin janvier 1905, présidée par le Prince Serge Galitzine, le jockey Flint chute. Malgré les soins, il meurt à l'hôpital de Cannes.

André Capron, qui fût vice-président de la Société des Courses, est décédé en 1930. Il avait été élu Maire de Cannes et Député des Alpes-Maritimes.

- Eugène Adam n’est autre que le fondateur, en mai 1887, de la Société Sportive d’Encouragement, née sur les cendres de la Société des Champs de Courses Réunis, créée en cinq ans plus tôt (comprenant alors les hippodromes de La Marche, Le Vésinet, Enghien).

-Le Grand Duc Michel de Russie était le père d’Anastasia Michaelovna (1892 – 1977), mariée à l’industriel millionnaire, Sir Harold Wernher. Elle était connue sous le nom de Lady Zia Werhner (éleveur à Someries Stud à Newmarket, de Charlottown, Meld, Persian Gulf, Kalaglow...).

 

La Société des Courses de Nice

 

Il y a cinq ans que la ville de Nice est rattachée à la France et Napoléon III soutient déjà un projet d’hippodrome. Les hivernants anglais, férus de courses de chevaux avaient déjà organisé des manifestations hippiques dans le quartier de l’Arénas. Adolphe Dennetier, agent d’affaires, publiciste et fondateur (avec son frère, René) de certains hippodromes suburbains, souffle au maire (François Régis de Malausséna) et au préfet de l’époque, l’idée d’une souscription qui va permettre la construction d’un hippodrome. Le champ de courses est situé à l’embouchure du Var dans la plaine de la Californie (où se trouve également le champ d’aviation et dont le nom prend effet à la Belle Epoque). Adolphe se charge de l’aménagement des terrains (sur des marécages) et l’hippodrome du Var ouvre ses portes au bois du Var, rebaptisé, peu de temps après, Bois de Boulogne.

 

Devant les guichets de l'hippodrome du Var, à Nice (© Nissalabella.net)

 

La société des courses de Nice fut fondée en 1865 mais la première course n'eut lieu que le 4 février 1869. Le premier Grand Prix de Nice est remporté par la célèbre jument du baron Finot, Astrobale, qui, montée au poids de 76,5 kgs par Richard Count, procura à son propriétaire, une allocation de 13.000 F. et un objet d’art offert par l’Impératrice de Russie.

Neuf journées de courses avec en moyenne quatre courses par jour, l’obstacle en janvier, les trotteurs en février avec six réunions de six courses par jour dont le Grand Prix de la Ville (doté de 100.000 F.) et en mars deux réunions de courses plates.

Le 19 janvier 1902, afin de créer un évènement désiré par le maire de Nice (Honoré Sauvan), il est créé un prix de 100.000 Francs au vainqueur. Seul le Grand Steeple-Chase de Paris est mieux rémunéré (120.000 F). En 1902, la Société acquiert des Domaines le terrain de l'hippodrome sur lequel elle édifie de nouvelles tribunes en 1909. Rapidement l'hippodrome du Var fut connu de toute l'Europe avec des allocations conséquentes ce qui suscitera même de la jalousie de la part d’Auteuil. La Société se permet le luxe de proposer au lauréat de son Grand Steeple 1927 et 1928 (Grand Prix de la Ville de Nice) une allocation (500.000 F.) supérieure à celle du Grand Steeple-Chase de Paris (400.000 F.)

 

Berjou et Nicolas Gauffenic, vainqueurs en 2020 du Grand Steeple-Chase de Nice

 

La Société des Courses de Nice hésita sur l’époque qu’elle devait adopter pour son meeting de plat, créé en 1898. D’abord fixé au printemps, il avait été, dès l’année suivante, scindé en deux: une partie en mars, une partie en novembre (avec le Grand Critérium de Nice et le Grand Prix dont les allocations sont offertes par la Société des Bains de Mer de Monaco, propriété de Camille Blanc). Il en sera ainsi jusqu’à la fin 1903. Après une année d’interruption, la reprise des courses plates, se fera avec un seul meeting de printemps.

A la fin de l’année 1923, le comte Gautier-Vignal succède, à la présidence de la Société des Courses de Nice, à Camille Blanc (demi-frère ainé d’Edmond) en place depuis 1897. À cette époque, le vice-président n’était autre qu’un certain Léon Rambaud (décédé en novembre 1928), ancien commissaire et futur membre de la Société des Steeple-Chases de France. L’un des commissaires se nomme Georges Trabaud.

La dernière réunion organisée par la Société des Courses de Nice se déroula sur l’hippodrome du Var le 14 février 1943. La Société des Courses de Cannes et de Nice organisent conjointement la dernière réunion le 14 février suivant. La course d’obstacle principale avait pour nom, Grand Steeple de Provence (3.500 m., 225.000 F. au gagnant) qui remplaçait le Grand Prix de la Ville de Nice. Il est gagné par Mathos, un élève de Daniel Courtois, piloté par Maxime Bonaventure. En août suivant, la région est occupée par les troupes italiennes puis allemandes. Le pont du Var, tout proche de l’hippodrome, sera bombardé à 21 reprises entre novembre 1943 et août 1944. À la libération, le champ de courses est «condamné» à céder sa place au projet de la construction de ce qui deviendra l’aéroport Nice-Côte d’Azur. Les réunions de courses émigrent provisoirement à Avignon.

Notes:

- Pour l’anecdote, le cours d’eau, le Paillon (qui a inspiré l’éleveur d’un certain Le Paillon, vainqueur la même année du Prix de l’Arc de Triomphe et de la Grande Course de Haies d’Auteuil) a été recouvert à la fin du 19ème siècle par ce qui allait devenir la place Masséna.

- Originaire de Douai, Adolphe Dennetier (ancien dessinateur à la rédaction du Journal des Haras) décède en février 1883 et son frère, René, en mai 1886 (administrateur de la Société des champs de courses réunis fondé en 1882 par Camille Blanc).

- L’apogée du tourisme d’hiver se situe entre 1880 et 1914. Selon un recensement, à partir de l’hiver 1880, l’effectif des hivernants passant au moins deux mois sur la Côte, est composé de 13.000 français, 6.000 anglais, 2.500 russes, 2.500 américains, 2.000 allemands ou autrichiens....C’est par le chemin de fer qu’arrive le gros des « troupes » qu’emprunte la Compagnie PLM (Paris-Lyon-Méditerranée) sur une ligne arrivée à Cagnes et Nice en 1864.

 

Cagnes-sur-Mer

Après la Libération, les représentants des Collectivités locales lancèrent les premiers jalons pour créer une entente entre les deux grandes villes, Nice et Cagnes. La Société des Courses de la Côte d'Azur était née. Eugène Lizero (né à Cannes en 1907) est choisi pour être le principal architecte de l’hippodrome, lui qui avait déjà été à l’origine de certains sites parisiens. De 1948 à 1952, malgré les efforts des dirigeants, si l'on parvint à établir l'emplacement du nouvel hippodrome, il fut impossible d’établir des tribunes et des boxes. On se contenta donc de construire une piste de trot et d'y donner 5 réunions de jour en 1952, 8 nocturnes en 1953 et 13 en 1954. Après ce dernier meeting, on ferma les portes pour entreprendre les grands travaux prévus depuis des années et qui devaient permettre d'édifier des constructions modernes. Il rouvre ses portes en septembre 1952 avec des installations provisoires et des trotteurs qui débutent « les hostilités» ; 30 courses sont programmées lors du premier meeting.

 

À Cagnes-sur-Mer, on court au galop, mais aussi au trot, de jour comme de nuit (©Sportmag.fr)

 

Après une inauguration des tribunes le samedi 22 décembre 1956, le premier meeting d’obstacles débute le lendemain dimanche. Sir Warrior (entrainement de Marcel Plaine), dans le Prix d’Ouverture, devient le premier gagnant. La réunion est mixte, obstacle et trot mais tout n’est pas terminé, les écuries de l’hippodrome ne comptent qu’une centaine de boxes ; les trotteurs logent à Mandelieu et les pur-sang sont hébergés à la Cité Hippique.

Le 22 janvier suivant, la première édition de la Grande Course de Haies de Nice (Prix du Casino d’Enghien) donne lieu à un trio gagnant du mansonnien, Antoine Monnat avec comme vainqueur, Képi Blanc, le premier de ses quatre succès consécutifs dans cette épreuve.

Le 27 janvier, le vainqueur du premier Grand Prix de la Ville de Nice, version cagnoise, (il n’avait pas été disputé depuis 1939) n’est autre que Bergerette, une élève de Mme Georges Courtois, la mère de Daniel, vainqueur de la dernière belle épreuve sur l’hippodrome du Var à Nice en 1943.

Le dimanche 10 février se déroulent les premières courses plates, précédées de trois courses à obstacles et suivies de deux courses de trot, celles-ci se déroulant en dernier ; cette spécialité ont pour scène une piste éclairée. Le 3 mars se dispute le premier Grand Prix du Conseil Général des Alpes-Maritimes (sur 2.800 m.) remporté par Le Bourgeois, un pensionnaire d’Henri Gleizes, monté par Maurice Larraun. On fêtera cette année la 60ème édition.

C’est presque sans transition que les courses d’obstacles quittent la région parisienne pour y être transférées sur la Riviera pour le second meeting du 22 décembre 1957 au 7 février 1958 (78 courses). Deux ans plus tard, le 26 janvier 1960, l’occasion est trop belle pour faire disputer à Cagnes, le premier tiercé décentralisé. C’est en effet la célébration du Centenaire du rattachement de Nice à la France. L’épreuve choisie, la Grande Course de Haies (Prix du Casino d’Enghien), ne réunit que 14 partants parmi lesquels, un certain Képi Blanc, vainqueur des trois dernières éditions. Il l’emporte pour la 4ème fois dans les annales du turf. Le 5 mars 1961, se déroule la première course officielle PMU pour cavalière, le Prix des Amazones, gagné par Mlle Janine Lefèvre (fille de René, le comédien et future épouse de Robert Winkfield).

Le meeting de plat prendra la suite le 18 janvier prochain avec en ouverture le nom d’un «vieux serviteur», le Prix Louis Gautier-Vignal. Au programme également le Prix Freddy Palmer, décédé en mars 2020 à 98 ans. Il avait quitté Gouvieux à 75 ans pour Nice.


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