Simca Mille, un bolide né du flair du Haras de la Perelle et des mythiques souches Aga Khan

20/06/2022 - Actualités
Brillant vainqueur du Prix du Lys (Gr.3), Smica Mille a fait briller la casaque du Haras de la Perelle. L’entité de l’allemand Jürgen Winter avait mis la main sur Sanjida, la grand-mère de Simca Mille, une multiple placée de groupes  issue de l’élevage du Prince Aga Khan, qui s’avérera devenir la sœur de la championne Sarafina. La Perelle va également faire le choix de croiser Swertia, la mère de Simca Mille avec le sous-coté Tamayuz.  

Simca Mille et Théo Bachelot terrassent l'opposition dans le Prix du Lys ©APRH

 
Toujours estimé par son entraîneur Stéphane Wattel, Simca Mille a débuté en fin d’année de 2 ans chez lui à Deauville dans le Prix de Saint-Désir, une course pour inédits qui se révèle être le meilleur maiden de l’année. Pour cause son vainqueur s’appelle Erevann, un poulain Aga Khan toujours invaincu, qui vient de remporter le Prix Paul de Moussac (Gr.3). Le 4e était Al Hakeem (Prix de Suresne L., 4e Prix du Jockey Club Gr.1), le 5e Tribalist est 3e de la Poule d’Essai Gr.1. De plus 11 des 15 chevaux au départ ont depuis remporté au moins une course. Ce jour là, Simca Mille avait peiné dans le terrain très lourd, et avait conclu au 8e rang. Par la suite, le fils de Tamayuz va enchainer 3 deuxièmes places, avant de remporter sa première course en avril dernier, dans un handicap en valeur 37,5 ! Ainsi, après s’être promené dans une Classe 2 à Angers, Simca Mille a fait forte impression dans le Prix de Lys (Gr.3), rejoignant au palmarès Montmartre, Flintshire ou encore Erupt.
 
 
   Une photo qui en appelle d'autre à l'avenir ©APRH
 

Ici la chanson culte des Chevaliers du Fiel qui a surement inspiré le nom du poulain
 
 
L’année 2022 marque plus que jamais un retour en grâce du Prince Aga Khan et de son élevage. Indémodables, les lignées d’exception façonnées depuis des décennies sont des sources inépuisables de champions. Simca Mille n’échappe pas à cette règle. Créé en 1995 par l’allemand Jürgen Winter, le Haras de la Perelle s’est très rapidement imposé comme l’un des tout meilleurs élevages hexagonaux, et ce avec une ligne directrice « un nombre limité de juments allié à des étalons reproducteurs exceptionnels. » C’est en suivant cette devise que la Perelle a mis la main en 2008 sur Sanjida, une fille de Polish Precedent issue de l’élevage Aga Khan. Sanjida avait réalisé un excellent début de carrière chez Alain de Royer Dupré pour le compte de la casaque verte épaulettes rouges, montant à plusieurs reprises sur le podium au niveau Listed et Groupe, sans pour autant s’imposer. Elle deviendra par la suite la leader de Zarkava dans le légendaire Arc de 2008.     
 
 
  Jürgen Winter le propriétaire du Haras de la Perelle ®APRH 
 
 
Après cette course, Sanjida est acquise à l’amiable par le Haras de la Perelle, et ira chez André Fabre pour trois courses, dont deux 2e places de Listed. Avec cet achat, le haras normand venait de réaliser un coup de maître puisque 3 ans plus tard sa sœur allait faire grand bruit, son nom : Sarafina. Cette fille de Refuse to Bend va remporter 3 Grs. 1 dont le Prix de Diane. Cependant, Sanjida se révèlera décevante au Haras, produisant des vainqueurs mais aucun black type, avant d’être vendue 320 000€ à Eliza Park, pour qui elle ne donnera pas non plus des miracles. Cependant, la Perelle va conserver à l’élevage une de ses filles Swertia, une triple gagnante sur la distance classique chez Alain de Royer Dupré. Pour sa première année au haras, elle sera envoyée en Angleterre rencontrer Tamayuz. Un choix payant puisque de cette union naîtra Simca Mille.  
 
 
Swertia, la mère de Simca Mille en course AFASEC avec en selle une certain Marie Vélon, alors apprentie chez Alain de Royer Dupré ©APRH
 
 
Pur miler, Tamayuz est un lauréat à 3 ans du Prix Jean Prat (Gr.1) ainsi que du Prix Jacques le Marois (Gr.1) pour la casaque de feu Cheikh Hamdan Al Maktoum et l’entraînement de Freddy Head. A 4 ans, ce fils de Nayef va se retirer pour devenir étalon, non pas à Shadwell mais à Derrinstown Stud au tarif de 15 000£. Tamayuz n’est pas l’étalon le plus médiatisé et au profil le plus clinquant en Europe, mais force est de constater que ses résultats sont plus que satisfaisants. Pour cause, il est tout de même le père de 4 lauréats individuels de Gr.1 et ce sur des distances très variées : Mustashry (Lokinge Stakes sur 1600 mètres), Blond Me (E.P. Taylor Stakes sur 2000m), G Force (Haydock Sprint Cup sur 1200m) et Précieuse (Poule d’Essai des Pouliches sur 1600m). A noter que cette dernière est issue du même croisement - Tamayuz mère Pivotal - que Simca Mille, qui tentera de devenir le cinquième lauréat au plus haut niveau de son père, lui qui devrait prendre part au Grand Prix de Paris le 14 juillet prochain.  
 
 
Tamayuz ©Stallion Guide

 

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